TECHNIQUE GENERALE DU TRAITEMENT DES PLAIES DE GUERRE
Le traitement de la plaie de guerre va être dicté et guidé PAF :
— L'anatomie pathologique ;
— La bactériologie :
— L'importance de la désintégration cellulaire dans ces vastes plaies contuses.
L — Anatomie pathologique
A) L’orifice d'entrée : Il est petit en général, parfois même plus petit que le projectile (plaies par balles) et à bords peu déchiquetés.
B) Lésions aponévrotiques : Klles sont souvent peu marquées, mais 1l est capital de les débrider pour voir dans la profondeur. De plus, laponévrose est tendue et va par ses vibrations provoquer des décollements à distance (Jeanneney).
C) La chambre d'attrition est le siège du maximum des lésions. Les dégâts musculaires sont toujours très importants, même avec une porte d'entrée minime.
Les muscles sont dilacérés, déchirés, formant une bouillie noiïrâtre. Dans ce magma musculaire on trouve des hématomes importants et des corps étrangers souvent multiples : éclats de projectiles, graviers, fragments de vêtements et de boutons.
Les lésions sont toujours intenses, car le projectile tourne sur lui-même, arrache avec ses arêtes vives et irrégulières tous les tissus formant un cône d’attrition dont les parois sont dévitahsées à distance, fait qu'il est capital de savoir.
Enfin, au fond de la chambre d’attribtion on trouve le ou les projectiles, si la plaie n’a pas été translixiante.
ut
D) Orifice de sortie : I est infiniment plus important que celui d'entrée, formant une large perte de substance cutanée (sauf pour les plaies par balles), à bords déchiquetés, irréguliers, avec hémorragie souvent importante.
E) Suivant les cas, il y a des lésions osseuses (les fractures étant le plus souvent esquilleuses, avec perte de substance osseuse. On note même de véritables effets explosifs au niveau de los).