‹ Contribution à l'étude du traitement des plaies de guerreChapitre 7 sur 71 · IL. — Flore microbienne · texte numérisé non relu

IL. — Flore microbienne

Toutes les plaies dans lesquelles on a fait des examens bacté riologiques étaient pluri-microbiennes.

L'étude de 61 plaies, déjà traitées, a donné :

a) Avant tout des streptocoques (streptocoque hémolytique) : ce microbe s’est montré le plus fréquent des germes de ces plaies de guerre. On l’a trouvé présent, en eflet, dans 58 % des cas. En 1917, il n'existait que dans 19 % des plaies récentes.

b) Perfringens : dans 17 % des cas, contre 40 % dans les plaies fraîches.

Or, comme nous l’avons dit, ces examens avant été faits sur des plaies déjà traitées, cela prouve que lorsqu'on fait une excision soigneuse, les anaérobies disparaissent.

c) Staphylocoques : on le trouve dans 83 % des cas.

Ce qu'il est important de savoir, c'est que pendant un certain nombre d'heures les plaies sont ensemencées, mais non encore infectées, c'est donc dire qu'un traitement chirurgical bien conduit peut les stériliser.

Les germes sont là, présents dans la plaie, et prêts à se développer ; il est capital de rechercher les causes qui favorisent leur pullulation.

Dans la Grande Guerre, nos connaissances sur l'infection des plaies de guerre ont évolué de façon progressive.

a) Tout d'abord, on a recherché les bactéries spécifiques de la gangrène gazeuse, Sans en avoir pu, d'ailleurs, montrer la spécificité.

b) Puis on à vu qu'on pouvait juguler l'infection aiguë (Carrel) en laisant un lavage continu avec un liquide (Dakin) nuisible à la pullulation microbienne et compatible avec le bourgeonnement cellulaire.

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c) On a acquis ensuite (H. Tessier) la notion de l'importance londamentale du streptocoque dans une plaie de guerre.

d) Enfin, le diagnostic bactérien de l'infection des plaies récentes perdit de son intérêt le jour où les chirurgiens démontrèrent que l'infection peut être évitée en « épluchant » complètement les plaies musculaires et osseuses.

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