AMPUTATIONS DE L'AVANT-BRAS
A) Désarticulation radio-carpienne. — Intervention qui sera rarement de mise, car elle nécessite un lambeau palmaire important, ce qui est rare dans les blessures de guerre. La cicatrisation est difficile et longue ; le lambeau sera fait de peau, donc peu solide.
B) Amputation de l'avant-bras. — Bien meilleure intervention, c'est elle qu'il faut pratiquer dans les lésions nécessitant l’ablation de la main.
Il y aura intérêt à rechercher un moignon long, c’est-à-dire à laire l’amputation assez basse, à l'union du tiers moyen et du tiers inférieur, pour avoir un bras de levier suffisant.
L'amputation sera mauvaise au tiers supérieur, car le segment restant ne pourra mobiliser l'appareil et le coude ne servira à rien.
Cependant, si on fait une amputation à ce niveau, il faudra essayer de garder l'insertion du tendon bicipital sur la tubérosité radiale.
L'’amputation ne sera pas une circulaire pure, mais à deux lambeaux, un antérieur, un postérieur, égaux, ou mieux, lantérieur plus long. IT faudra novocaïniser le neri médian avant sa section, qui sera haute.
Comme dans toutes les amputations de guerre, il y aura intérêt à ne pas suturer d'emblée, mais à préparer les fils d’affrontement et ne les serrer qu'ultérieurement.