‹ Contribution à l'étude du traitement des pleurésies purulentes aiguës à streptocoques chez l'enfant par les bouillons-vaccinsChapitre 10 sur 20 · PU · texte numérisé non relu

PU

polynucléaires. Streptocoques- extra-Cellulaires moins nombreux. » <

Lea. ; la D dure est à 38°; l'amélioration persiste et va croissant.

Le 18 mars : la ponction évacuatrice ramène 225 cc. de liquide purulent ; on injecte dans la plèvre 40 cc. de bouillon-vaccin. À noter au Cours de cette injection, et prur la première fois, un petit incident opératoire survenu chez la malade, essentiellement caractérisé par une dyspnée assez vive avec cyanose qu'aecompagnent des secousses

£ pénibles de toux; ces symptômes persistent quelque temps après l'injection (1 heure environ), puis disparaissent sans laisser de traces. :

À l'examen du pus : « Les polynucléaires sont en bon état ; le noyau est bien coloré. Très nombreux streptocoques phagocytés. Quelques chaïînettes isolées moins nombreuses qu'à l'examen précédent. » “+

Le 19 mars : la température 37°5, ne ue — plus 38° dans la soirée. L'enfant reprend de la vie et continue à s’alimenter. La submatité s’atténue de jour en ‘jour. EX Le 20 : ponction évacuatrice de 300 cc. injection intrapleurale de 80 cc. de bouillon- vaccin.

Même aspect dans l'examen du pus.

Le 22 mars : ponction évacuatrice de 150 cc.

Injectien intra-pleurale de 80 ce. de bouillon: vaccin. . À l'examen du pus : « Très nombreux polynucléaires en bon état. Quelques macrophages, Chaînettes de streptocoques courtes, plus rares. La majorité des microbes (chaînettes courtes et diplocoques) est phagocytée par jes polynucléaires. »

Le 25 mars : ponction évacuatrice de 175 cc.

Injection intra-pleuraie de 80 ce, de bouillon-vaccin.

ee

Même aspect du pus à l'examen,

A cette date, la température fait un De crochet à 39°, suivi rapidement de nouvelles oscillations. Il s’agit d'un gros abcès de la cuisse droite, consécutif aux injections d'huile camphrée que l’on a fait chaque jour à la malade depuis le 11 mars Cet abcès est incisé le 27 et laisse échapper une assez grande quantité de pus ; la température ce soir-là atteint 40°: dès la veille. l’état général s'était sérieusement altéré, redonnant l'impression d’une intoxication nouvelle ; mais dès le 28 au matin, tout est à peu près rentré dans l’ordre et la PAPERS Tretombée au-dessous de 38°.

L'abcès renfermait quelques gouttelettes d'huile camphrée : il s'agissait d'un gros abcès à staphylocoques.

Le 27 mars, malgré l’incision de l’abcès, dn pratique une nouvelle ponctiin évacuatrice, ramenant 159 ce. de liquide purulent, mais de plus en plus fluide. On injecte dans la plèvre 40 ce. de bouillon-vaccin.

Le lendemain, la température est à 37°5. Il semble dès lors que le meilleur résultat ait été atteint; l'état général est devenu bon ; la reprise des forces est i:aportante ; le pus a une tendance marquée vers la stérilisation. Toutefois, cette reproduction. de liquide menace de se prolonger et fatigue malgré tout l'enfant. Le ‘aoment semble opportun pour recourir à une intervention chirurgicale qui va se faire désormais dans les meilleures conditions possibles, et dont le résultat ne pourra qu'accélérer la guérison.

. Celle-ci est pratiquée (D' Gérard-Marchant) dans le service de chirurgie (service du professeur Ombredanne), le S1 mars :

€ Enfant assis. Une ponction exploratrice montre la

présence du pus au niveau du Ÿ espace. On pratique alors une anesthésie locale à la novocaïne.

« Incision sur la 10° côte. longue de 5 à 6 centimètres, dont le milieu répond à la ligne axillaire postérieure. On dénude le bord supérieur de la côte, au niveau duquel on

incise la plèvre. Il s'écoule une ce de pus qu’on peut

évaluer à la valeur d'un gros verre à à pied.

« Dans l'incision ainsi faite, on introduit une lame de caoutchouc un peu plus large que,la plaie et sur laquelle on pratique des encoches latérales embrassant les extrémités de la plaie. :

« On fixe alors par deux Crins la me à la lèvre supérieure de l’incision.

« Pansement à plat.

« Dans les jours suivants :

Chute de la température. L’écoulement de pus assez abondant pendant les premières journées diminue rapidement. En même temps, l'état général s'améliore.

Vers le $& jour : chute des crins qui fixaient la lame de caoutchouc. Le drainage est donc supprimé.

Le 12 avril : la malade sort. La plaie bourgeonne ; ir n'y a presque plus d'écoulement, purulent. »

Durant une quinzaine de jours, l'enfant a été conduite régulièrement, mais à intervalles de plus en plus espacés à la consultation du service pour y faire faire Son pansement. La marche vers la cicatrisation complète s’est effectuée sans le moindre incident ni la moindre complication.

: Au début de mai, et sur les conseils donnés à sa famille, la petite malade est partie dans le Midi pour achever de se rétablir. La cicatrisation pouvait alors être con-

sidérée comme à peu près complète. Aucun écoulement

Page 1