‹ Contribution à l'étude du traitement des prolapsus du rectum (indications opératoires)Chapitre 14 sur 23 · Mikulicz. Arch, fur klin. chirurg · texte numérisé non relu

Mikulicz. Arch, fur klin. chirurg

Eu présence de cette do d’ailleurs a assez rare, es oi relativement facile, 1 RASE de Mi-

{- ue par . . du rectum à au Sen d’un de procédés ( décrits plus haui : on augmenterait ainsi dans une notable proportion les chances de guérison définitive. | Les procédés qui ont pour but de rétrécir l'anus et la partie inférieure du rectum (Roux et Robert, Duret,

Se Schwartz, Lange), ne nous paraissent mériter qu'une -médiogre. ne car ils sont basés sur une connais-

nt. cependant tre Le guérisons dont une (1) S était encore maintenue 28 mois après l'opération.

I ne faut donc pas rejeter entièrement et de par de pr s l'anaplastie ano-périnéale et ano-rectale, pas plus que Ja rectorraphie suivant la méthode de Lange, mais È onne devra tenter ces opérations que pour des prolap-

KT

ke: a na + des sc. médic. de Lille, 21 janvier 1887.

RER, LR sus muqueux ou des prolapsu: complets de petit volu me, réservant la préféience pour les autres cas aux procédés de fixation, établis sur des données beaucoup plus rationnelles. |

La vectopexie postéro-inférieure de M. Verneuil offre l'avantage d’être simple et d’une exécution- facile et rapide; elle a aussi de mérite d’être chronologiquement la première méthode qui tienne compte de l'action fixatrice du groupe intra-pelvien et s'efforce d’y suppléer. Mais on peut lui opposer deux très sérieuses objections :

1° Outre que le rétrécissement que l’on fait subir au calibre du rectum estinsignifiant, le point d’appui donné aux fils fixateurs est loin d'offrir toute la résistance nécessaire : la peau du périnée qui est déjà le plus souvent flasque chez les malades atteints de prolapsus, se jaisse facilement distendre par les efforts expulsifs que subit le rectum et finit à la longue par céder entièrement.

% On ne peut agir sur l'intestin que dans une étendue de 6 centimètres (espace qui sépare l’anus de la pointe du coccyx), et, dans des cas de prolapsus atteignant une longueur supérieure à ce chiffre, rien n’empêcherait que le rectum s’invaginät au-dessus de la partie fixée et vint de nouveau faire saillie en dehors de l'anus.

La rectopexie postéro-inférieure n'offre donc pas, malgré un cas de guérison relative (1) se maintenant encore un an après l'opération, de : sérieuses chan-

1. Th. de Lyot. Obs. XXIV.

Re : — 43 — ces de succès ; on devra lui préférer l'opération de M. Gérard-Marchant, la reclo-coccy-pexie, qui à sur elle

l'avantage:

119 De donner au rectum un point d'appui solide, fixe, non extensible, le coccyx.

- & De le diminuer dans le sens longitudinal à l’aide de

plicatures transversales et d'agir sur lui dans une étendue égale et même supérieure à 12 centimètres, ce qui

de prévenir la production du petit prolapsus muqueux __ que lon voit le plus souvent persister à la suite des | autres procédés opératoires. | | |

Est- -ce à dire. pour cela que la recto-coccy-pexie soit absolument à à l’abri de toute critique ? Non, et on peut

nous allons examiner successivement. :

ds — Æ 1° Le prolapsus étant constitué par toutes es tuni- ‘ques du rectum, on ne conçoit pas bien tout d'abord comment une opération qui ne porte que. sur la paroi postérieure du rectum peut s'opposer à la chute de la totalité

de l'intestin. ; 2° L’intestin n'étant fixé que par sa tunique cellu = Jleuseet musculeuse, pourquoi la muqueuse ne continue-

SE PRE t-elle pas à prolaber? £ os Le première objection est sérieuse, et nous ne som- PU. Joe pas surpris de voir l’opéré de M. Reynier (Obs. IT) ee présenter un petit prolapsus antérieur post-opératoire. On peut penser cependant qu'un intestin pincé par un

assure la guérison du plus grand nombre des prolapsus.

3° Enfin, par le rétrécissement de l’anus en bourse,

faire à cette opération les objections suivantes que

EN Hs point de sa circonférence ne présente pas de tendance à prolaber.

Toutefois il est un moyen de remédier dans une certaine mesure à ce vice de suspension: lorsque le rectum est découvert, il est facile de placer les fils destinés à la plicature et à ja suspension du rectum, non plus sur la paroi postérieure, mais sur les parties latérales, ce qui assure une suspension bien plus efficace.

Si ces deux fils transverso-latéraux ne suffisaient pas, rien n'empêche de fixer encore le rectum par un fil médian postérieur.

A la deuxième objection on peut répondre quela recto-

coceypexie vise les prolapsus totaux et non pas le pro-

lapsus de la muqueuse, Or, dans le prolapsus total toutes les tuniques prolabées se présentent en même temps, et lorsqu'une ou deux d’entre ellessont fixées, la troisième n’a aucune tendance à faire issue. '

Ce raisonnement nous semble logique, et nous le sou tiendrions avec conviction si nous avions des notions plus précises sur l'anatomie pathologique de ces prolapsus rectaux. D'ailleurs il est un point de l’opération qui vise absolument le prolapsus muqueux, c’est le rétrécissement en bourse de l’orifice anal.

La seule objection sérieuse à élever contre cette opération est sa jeunesse; tiendra-t-elle toutes ses promesses immédiates, et dans une affection essentiellement récidivante, n'y aura-t-il pas à craindre que ce procédé comme ses devanciers, n’expose à quelque mécompte 9 L'avenir seul pourra répondre à ces questions.

| Reste Fa procédé de M. Jeannel, la colopexie avec anus iliaque. RENE VEN à Cette. opération est assurément très rationnelle et compte à son actif une guérison qui paraît définitive.

Mais outre sa gravité considérable et le danger au-

| Que expose la laparotomie, elle nécessite une double et

quelquefois triple intervention ; de plus, le traitement exige au moins plusieurs mois, et, en cas d’insuccès dans

S la fermeture de l'anus iliaque, elle nefait quesubstituer

àune infirmité dégotante une autre plus odieuse encore. ; Nous savons bien que M. Jeannel propose de s’en tenir à la colopexie simple, sans anus artificiel, mais il nous semble que € ’est au moins autant en détournant le cours des matières et en évitant ainsi au rectum les tiraillements et les violences qu ’en fixant le colon à la

à paroi que M. Jeannel a pu guérir sa malade.

“Pource motif la colopexie simple ne peut pas, à notre avis, remplacer la colopexie avec anus iliaque, et la ten-

tative infructueuse faite par M. Veraeuil ne fait que

corroborer notre opinion à cet égard. S

Nous conclurons donc avec J. A. Gauthier que To

pération de M. Jeannelne constitue qu’un pis aller qu’on ne doit accepter qu'après avoir épuisé toutes les autres

ressources chirurgicales, et qu’elle n’est indiquée que contre les prolapsus extrêmes, où V’S iliaque et Le côlon

font hernie à travers l'anus, dans les cas de recto-colite

ulcéreuse rebelle, où la suppression du passage des selles

est une condition première de guérison.

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