‹ Contribution à l'étude du traitement des prolapsus du rectum (indications opératoires)Chapitre 7 sur 23 · CHAPITRE Il · texte numérisé non relu

CHAPITRE Il

BE tament [Te prolapsus du rectum est assez £ simple chez l'enfant ; à cet âge, en effot, cette affection ee est qu ‘accidentelle, aiguë, si Von peut s'exprimer ainsi, et n’a pas encore de tendance à la récidive; de . plus, elle ne porte le plus souvent que sur la Lualee seule, et sa gravité est partant beaucoup moindre : évi- : ter avec soin la constipation, ne pas laisser l'enfant -séjourner longtemps à à la garde-robe et lui interdire les efforts violents et prolongés de défécation, tels sont les, z moyens les plus simples et en même temps les plus efficaces à lui opposer.

Mais à un âge plus, avancé, lorsqu'on a éisé s'établir un état chronique, que l'intestin s’est accoutumé à faire issue en totalité au moindre effort, le prolapsus devient upe affection essentiellement récidivante, et les moyens nc ‘imaginés pour le combattre ne se comptent plus. se Laissant de côté le traitement palliatif qui reste le éce die souvent, pour ne pas dire toujours, inefficace, nous ne nous occuperons ici que du traitement curatif; encore ne ferons-nous que donner un résumé rapide des princi- | paux procédés, renvoyant pour les détails de technique opératoire à à l'ouvrage de Lyot (L), très complet à cet sure

' 4. Lyot. Th. de parts, 1890,

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On peut diviser les procédés chirurgicaux en deux classes : ceux qui s'adressent à la portion d’intestin prolabée et ceux qui visent le rectum et ses moyens de fixité. à

Parmi les premiers, les uns, raies de feu, cautérisation par les acides, abrasion de la muqueuse (Hey), se proposent de déterminer la formation d’adhérences profondes capable d'empêcher l'issue des parties en dehors de l’anus ; les autres ont pour but de supprimer tout ou partie du prolapsus : ce sont, pour ne citer que les principaux, ceux de Mikulicz et de M. Paul Segond.

Mikulicz, après avoir traversé l'intestin pour le maintenir au dehors par deux anses de fil placées à 1 ou ? centimètres de l’anus, incise couche par couche la moi-

‘tié antérieure du prolapsus jusqu’à la séreuse ; celle-ci est largement ouverte et,aprèsavoir constaté que le culde-sac péritonéal antérieur ne contient pas d’hedrocèle, on suture ensemble les deux feuillets du péritoine : on sectionne ensuite, toujours couche par couche, le cylindre interne, que l’on réunit à la soie au cylindre externe. Même technique et mêmes précautions pour la moitié postérieure du prolapsus que l’on réduit, l'opération terminée, après l'avoir saupoudré d’iodoforme.

Le procédé du D'P. Segond est beaucoup plus simple et plus rapide : il consiste à diviser le cylindre prolabé en deux valves, l’une antérieure, l’autre postérieure, en plaçant de chaque côté deux longues pinces voisines et

- parallèles qui aboutissent au voisinage de l'anus et entre lesquelles on sectionne à sec la tumeur avec les ciseaux.

Puis on saisit tour à tour, transversalement cette fois,

“chaque lambeau à sa base, dans une autre pince, et l’on sectionne en plaçant un point de suture après chaque coup de ciseaux.

Les procédés qui s'adressent au rectum et à ses moyens de fixité sont nombreux, et il est indispensable, pour la clarté de l’énumération, d'en distinguer deux sortes : 1° Procédés ayant pour but de rétrécix lanus et

la partie inférieure du rectum.

2 Procédés de fixation (Reetopexie, Colopexie, Recio-coccypexie).

À. — Dupuytren : excision avec les ciseaux d’un certain nombre des plis rayonnés qui entourent l’anus de facon à former autant de petites plaies elliptiques qui, par suite de la rétraction cicatricielle, déterminent le rétrécissement de l’anus.

B. — Roux et Robert. — Deux incisions profondes, partant des côtés de l’anus, à 1 centimètre environ de l’orifice, vont se rejoindre dans la direction du coccyx en forme de V renversé. Le sphincter mis à nu est excisé à sa partie postérieure, et on affronte par des points de suture les deux lèvres de la solution de continuité.

C. — Recto-périnéorraphie. — Cette opération consiste à rétrécir à la fois l’anus et l’ampoule rectale en enlevant sur la paroi postérieure (Procédé de Duret), ou antérieure ‘procédé de Schwartz) du rectum un lambeau muqueux triangulaire dontla base comprend une partie

du sphincter, et à réunir les bords du triangle par des sutures superficielles et profondes (1) :

D. -- Lange (de New-York): le coccyx étant réséqué, le

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