Lyot, loc. cit
figure ainsi que la suivante ont tac été publiées dans ! -
Ces fils étant ainsi placés, on fait faire à chacune de leurs extrémités un second trajet sous la peau pour aller enfin sortir, ainsi que le montre la figure, de chaque côté du triangle excisé, en: dehors et en haut (les traits pointillés indiquent le trajet sous-cutané des fils).
Cela fait, on n’a plus qu’à nouer deux à deux, à droite d’abord, puis à gauche de l’incision, les extrémités des fils qui forment ainsi des anses en U, dont la striction, en même temps qu'elle -rétrécit le rectum, l’attire en haut et le fixe au sillon interfessier.
B.— Colopexie. — Cette opération pratiquée par M. Jeannel (de Toulouse) diffère entièrement de la précédente ; elle consiste essentiellement à attirer le côlon en haut et - à Le fixer solidement à la paroi abdominale.
. Pour cela, après avoir pratiqué dans la fosse iliaque gauche l’incision de Littré, M. Jeannel attira à lui le gros intestin de facon non seulement à réduire le prolapsus, mais encore à entraîner en haut l'anus qui devint infundibuliforme. Le côlon fut fixé à la plaie et, comme l'affection était compliquée de rectite avec ulcération de la muqueuse, on pratiqua dans une deuxième séance un anus artificiel.
Dix mois plus tard, la rectite et les ulcérations ayant disparu, on fit la cure de l'anus iliaque et la guérison fut désormais complète.
Mais il n’est pas toujours indispensable de pratiquer un anus contre nature, et M. Jeannel pense que l’on pourrait dans bien des cas se contenter de fixer Le cèlon à la plaie à la condition de provoquer à ce niveau la formation d’adhérences très résistantes. Cependant une
fr. ST
tentative de ce gcare faite par le professeur Verneuil va donné qu’une amélioration légère, résultat insuffi-
sant pour justifier une pareille intervention.