‹ Contribution À L'Étude Du Traitement Des Pyélonéphrites GravidiquesChapitre 14 sur 25 · UP TP OP APE AT PT OT NP PT · texte numérisé non relu

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L'essentiel est donc d'isoler soigneusement au cours de la grossesse pyurie et albuminurie, pour ne pas traiter l’infection urinaire par un régime déchloruré.

Dans ces formes légères, où tout se réduit à la présence dans l'urine de quelques colibacilles et de quelques leucocytes, «il ne peut être question de traiter par des moyens énergiques des malades ne présentant aucune réaction générale appréciable, mais il ne peut y avoir que profit à empécher parfois l’aggravation, sans transition appréciable, de ces petites suppurations en luttant contre la stase intestinale, la fatigue et le refroidissement » (Misrachi).

Quant à entreprendre un traitement plus actif, on peut se demander si la chose présente un bien grand avantage. La plupart des auteurs prescrivent uroformine et autres antiseptiques, vaccins, sérums et bactériophages. Le plus souvènt, les femmes gardent le seul symptôme qu’elles présentaient auparavant : la colibacillurie. De plus, dans ces formes « qui n'en valent pas la peine », il n’est peut-être pas indifférent d'utiliser les médications biologiques, dont l’innocuité ne s’est pas toujours montrée certaine (Misrachi).

Les antiseptiques urinaires présentent du moins l’avantage de ne pas aggraver, à doses modérées. Leur action ne peut être que favorable : on pourra prescrire l’uroformine, le collargol (Marion et Kummer), le bleu de méthylène (en cas de douleurs lombaires surtout), etc. PSE

Par contre, les pyuries postgravidiques légères seront heu-

reusement influencées par un traitement hydrominéral (la

Preste, Evian, Capvern, Contrexéville). C'est l’eau de la Preste qui semble la plus indiquée. On pourra ensuite, selon l’avis d’Heitz-Boyer, faire une cure complémentaire à Evian ou à Vittel.

Ainsi que le préconisent Chevassu (Encyclopédie d’urologie), il faudrait même, dans ces formes complaisantes, abandonnées à elles-mêmes, suivre les malades afin de découvrir quelques rechutes discrètes pouvant causer des lésions irrémédiables, mais, ajoute-t-il : « C’est la possibilité de négli-

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