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ger impunément, au point de vue obstétrical, ces pyélites, dont les symptômes évidents cèdent à l’accouchement, qui fait méconnaître les types cliniques rares qui menaceront l'existence au cours du cycle gravidique, dont quelques cas mortels sont publiés tous les ans. »
Formes moyennes.
(Formes fébriles passagères.)
Ces cas sont caractérisés, nous l'avons déjà dit, par une ou plusieurs crises avec élévation thermique notable, mais sans réaction générale grave. Ces formes attirent inévitablement l'attention bien que, dans certains cas atypiques, elles soient d’un diagnostic délicat.
Les prescriptions seront nécessairement plus sévères que dans la forme précédente. Le régime alimentaire sera uniquement ou presque uniquement hydrique, du moins pendant. le temps où la fièvre sera élevée. Casper et Rowsing conseillent de 5 à 8 litres de boisson dans Ja journée. Lépoutre conseille deux litres seulement, et cette mesure semble raisonnable, car il est au moins inutile d'imposer au rein un travail supplémentaire au cours d'une telle affection. Albarran préconisait l’eau, Couvelaire préfère l’eau lactosée, qu'il faut parfumer avec quelque extrait de fruits en raison de sa fadeur. C'est un excellent diurétique. Les tisanes, le bouillon de légumes, l’eau de riz, les décoctions de céréales, peuvent être administrés. Le sérum glucosé isotonique en goutte à goutte rectal trouve une indication dans certaines : formes aiguës (Lepoutre).
Pour la conduite du traitement actif, la plupart des auteurs se rangent au conseil de Wolfromm, publié dans un récent article.
« La pyélonéphrite gravidique doit, si elle ne tourne pas court en quelques jours sous l’action du traitement de la pyélonéphrite aiguë (antiseptiques et médicaments biologi-
ET Ce:
ques), commander assez rapidement le drainage des bassinels par la sonde urétérale à demeure, qui devra parfois se prolonger pendant des semaines el des mois. »
Il ne nous semble pas cependant qu'il faille d'emblée renoncer aux avantages possibles de la thérapeutique purement médicale et des « petits moyens ». Leur valeur, pour être discutée, ne nous semble pas moins certaine, et en particulier nous avons souvent remarqué, en parcourant de nombreuses observations à la Maternité, l'amélioration plus ou moins nette et parfois la guérison clinique radicale de pyélonéphrites, presque immédiatement après l'instauration d’un traitement par l’uroformine ou la septicémine. Faut-il parler ici d'une simple coïncidence, l’expérience ayant enseiené depuis longtemps déjà que la pyélonéphrite gravidique s’amendait souvent par la simple expectative ? La chose est possible. Cependant, l'éventualité précédente nous a semblé trop fréquente pour être mise sur le compte du hasard.
Ainsi semble-t-il indiqué de commencer le traitement de toute pyélonéphrite gravidique fébrile par l'administration d’antiseptiques urinaires. La plupart des auteurs prescrivent de l’uroformine per os ou en injections intraveineuses (pure ou sous forme de septicémine). Nous sommes persuadé que l'on agit ainsi favorablement sur le processus infectieux, et nous sommes sûr au moins à ces doses de ne pas léser le rein.