FAUT-IL EMPLOYER LES MÉDICATIONS BIOLOGIQUES
Les urologues en semblent peu satisfaits. Ils ont donné entre les mains de certains auteurs des accidents parfois très graves (Larget et Lamare, Misrachi). Des accidents ont été signalés après l’usage de bactériophage, de lysat, de stockvaccin, préparés pourtant, paraît-il, dans d'excellentes conditions de sécurité (Journal d'urologie, mars 1931).
Les vaccins buccaux semblent préférables. Ils ont donné à Le Lorier de très beaux résultats sans le moindre accident. Trillat a rapporté des résultats du même ordre. La coliba-
me
cillurie persistait cependant le plus souvent après guérison clinique.
Quant au sérum de Vincent, ses indications dans ces formes peuvent être discutées. Il semble surtout indiqué dans les formes plus graves d’allure septicémique. D'autre part, Vincent lui-même conseille de lui adjoindre un traitement local par lavages du bassinet.
Cleisz dit : « Nous serions presque tenté de croire que les prescriptions diététiques et hygiéniques, la médication antiseptique et la médication vaccinale (par voie buccale) suf-
fisent à résumer toute la thérapeutique des formes moyennes
de pyélonéphrites. »
Il est cependant de ces formes dites moyennes et dans lesquelles les traitements purement médicaux, pourtant administrés avec toutes la rigueur et les précautions possibles, n’ont pas amené la sédation des accidents subjectifs ni généraux. Dans ces cas, il ne faut pas persister à appliquer un traitement visiblement insuffisant, et même si, au point
de vue immédiat, on peut se passer d’un traitement urolo-
gique, il n'est peut-être pas indifférent pour la malade et le fœtus de laisser la température se maintenir en plateau plus ou moins longtemps, alors qu'il existe des moyens inoffensifs d'amener la sédation des symptômes. Les uroloeues ne cessent d'insister sur les résultats éloignés souvent désastreux des pyélonéphrites gravidiques, résultats dus le plus souvent à des accidents colibacillaires négligés au cours de grossesses antérieures. La stase pyélique septique est le plus souvent à l’origine de ces pyélonéphrites qui ne rétrocèdent pas immédiatement par le traitement médical. La première condition thérapeutique va être, évidemment, la suppression de cette stase. Deux procédés peuvent être utilisés : la distension vésicale et le cathétérisme urétéral.
La distension vésicale semble indiquée en premier lieu. Lepoutre utilise et recommande cette méthode simple, dont il dit avoir obtenu d'excellents résultats. La méthode serait indiquée lorsque le rein est augmenté de volume (ce qui est
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