‹ Contribution À L'Étude Du Traitement Des Pyélonéphrites GravidiquesChapitre 17 sur 25 · ER: A · texte numérisé non relu

ER: A

difficile à mettre en évidence dans ces formes moyennes) et lorsque les urines se font plus rares et troubles avec augmentation de la température, en un mot lorsqu'il existe les signes cliniques d’un début de rétention. A la suite de cette technique, on peut voir la sédation de la douleur, une décharge d’urines purulentes, tandis que la température revient à la normale. La seule contre-indication à la méthode serait la cystite vraie, qui est une éventualité assez rare; le plus souvent, les phénomènes vésicaux n'étant que d'ordre cystalgique sans participation vésicale. La méthode est couramment employée (Brindeau, Cathala, Ecalle, Lantuejoul, Metzger, Vaudescal). Blanchot pense comme Pasteau que le cathétérisme urétéral ne donne pas de meileurs résultats que cette méthode appliquée correctement dès le début de l’affection et de nombreux urologues l’emploient aussi couramment (Astraldi, Lepoutre, Martin-Laval). Ces derniers cependant déclarent qu'elle ne doit pas être prolongée trop longtemps quand elle se montre insuffisante.

Cleisz, au contraire, ne se montre pas partisan de la thérapeutique vésicale, car, dit-il, « dans les cas où on pourrait être tenté de l’employer, on peut aussi bien opter pour l’abstention ou faire plus... Lorsqu'il s'agit de cas qui, sans rentrer dans la catégorie des formes graves, sont néanmoins sérieux et paraissent réagir médiocrement à la thérapeutique médicale pure, on ne s’attardera pas à faire des distensions vésicales. On fera plus el on fera mieux en cathétérisant les urelères ».

« Il n’y a rien à espérer actuellement, en dehors du cathétérisme urétéral et de la diminution de la stase intestinale, comme mode de traitement actuel des crises de pyélite gravidique », pense Misrachi.

Maurice Chevassu dit lui-même : « Je crois que tous les urologues sont actuellement d'accord sur l'indication thérapeutique essentielle des accidents de rétention au cours des pyélonéphrites gravidiques; cette indication, c’est le drainage du bassinet; le moyen de la réaliser, c’est le cathé. térisme urétéral. »

NT tes

« L'efficacité du cathétérisme n’est pas discutable dans les cas où il est indiqué. André le considère comme le traitement de choix des pyélonéphrites et Astraldi nous dit l’utiliser dès le troisième jour si la distension vésicale n’a pas agi. » (De Beaufond.)

Le cathétérisme présente un double avantage (Misrachi) : il précise le diagnostic, permet l’urographie à froid, « car il n’est pas indifférent de méconnaître que la ténacité d'une pyélonéphrite est due à une sténose inflammatoire, à un rein ectopique, à une compression péri-urétérale ».

Il permet d'éviter de faibles erreurs de diagnostic, de méconnaître la tuberculose (D° Dupont, Bull. de la Soc. de gyn., 1931), une lithiase infectée (Misrachi). «’Il peut-être précieux en présence de quelques syndromes abdominaux aigus à une période où l’évolution de la gestation et des symptômes anormaux viennent mettre en échec nos métho- : des d'examens classiques. »

Mais son grand avantage est surtout sa valeur thérapeutique : « Contrastant avec l’infidélité et les risques des autres essais thérapeutiques, presque toutes les pyélites gravidiques, même très sérieuses, sont remarquablement améliorées par le cathétérisme urétéral. »

Il est de plus d'une -innocuité parfaite, nous dit Marion.

Page 1