‹ Contribution À L'Étude Du Traitement Des Pyélonéphrites GravidiquesChapitre 20 sur 25 · IL A · texte numérisé non relu

IL A

Ha: La, mis

be -

Cathétérisme à demeure des uretères avec lavages des bassinets le 25 janvier. Disparition de la pyurie, et, quand la malade sort, le 3 mars 1933, ses urines ne contiennent plus de pus, mais gardent quelques colibacilles.

O8s. 162. — M.., 31 ans, enceinte de trois mois.

Rentre pour cystite à colibacilles ayant débuté un mois auparavant. Ni le traitement médical, ni le traitement par ‘injections vésicales ne font disparaître la pyurie. Lavages du bassinet pendant quelques jours. À son départ, ni pus, ni cylindre, ni colibacille dans les urines.

Os. 173. — L... (Marguerite), 22 ans. -

Soignée pour pyélonéphrite gravidique à domicile, puis à l’hôpital Saint-André, par des moyens médicaux. Les douleurs persistent, ainsi que la pyurie. Les lavages du bassinet font disparaître ces symptômes en quelques jours. |

O8s. 176. — Mme C..., 22 ans, enceinte de sept mois.

Traitée à la Maternité pour pyélonéphrite fébrile : frissons, température à 40 degrés, sueurs, pyurie, douleur lombaire.

Urolormine intraveineuse et régime hydrique. La température s’abaisse de 1 à 2 degrés, les douleurs diminuent et les urines s’éclaircissent.

Une nouvelle crise ne cède plus à cette médication. La malade est transéatée dans le service de M. le Professeur. Duvérgey, le 7 juin 1933.

Le cathétérisme de l’uretère droit met en évidence une rétention de 80 cm3 d’urines troubles. Nombreux lavages du bassinet par une sonde à demeure. |

La malade sort le 8 juillet, ne gardant que quelques colibacilles

dans ses urines.

Ogs. 229. — D... (Odette), 20 ans, enceinte de cinq mois.

Pyélonéphrite gravidique avec accès fébriles répétés, guérie cliniquement par une sonde à demeure et des lavages du bassinet, Pas d'analyse d’urine à la sortie.

nn

Os. 288. — V... (Monette), 17 ans, enceinte de cinq mois.

Pyélonéphrile à colibacilles ayant été traitée sans succès par un traitement médical. Lavages du bassinet, Evacuation d’une rétention de 40 em3 dans le bassinet droit.

Guérison. Disparition des colibacilles des urines.

Nous ne voudrions pas multiplier les observations où l’action du cathétérisme s’est montrée le remède ultime et curateur après avoir vu échouer toute la gamme des moyens médicaux. La plupart du temps, son action s'exerce dès la mise en place de la sonde, et l’on assiste rapidement à une chute de la température, avec disparition des douleurs et même des symptômes vésicaux. Son essai dans certains cas a la valeur d’une expérience, où l’on voit plusieurs cathétérismes isolés amenant momentanément la sédation de toute la symptomatologie douloureuse et infectieuse, et la reprise de ces signes après le retrait de la sonde. Le cathétérisme à demeure vient enfin amener une guérison durable.

Sans doute après la guérison clinique existe-t-il souvent, comme après tout autre traitement, une colibacillurie persistante. Mais, outre que cette colibacillurie n’est pas constante, elle n'infirme en rien, quand elle existe, la valeur de ce traitement. La persistance de symptôme peut tenir à la stase intestinale, à une déficience rénale parenchymateuse ou à une infection vésicale, contre laquelle il faudra diriger son action. ;

Le Professeur Duvergey a précisé au Congrès de l’Association française d’urologie l'importance de cette thérapeutque : « Le cathétérisme urétéral, les lavages du bassinet avec la solution de nitrate d'argent, donnent des résultats splendides, à condition d’être poursuivis jusqu’à l’accouchement et même après celui-ci. Le traitement médical et hydrominéral aidera les femmes à se débarrasser de leurs colibacilles rénaux, La sonde urétérale est donc vraiment héroïque

Adee

et permet de sauver dans tous les cas la mère et l'enfant, sans recourir à la moindre intervention. »

On arrive ainsi dans les cas les plus rebelles à se rapprocher du terme de la gestation, et à éviter un avortement spontané ou provoqué.

Formes graves.

« Ces formes présentent non seulement des variations thermiques considérables, mais aussi une atteinte profonde de l’état général, avec un tableau clinique septicémique et une accélération marquée du pouls. »

Dans ces formes, le problème thérapeutique devient particulièrement angoissant. Le traitement médical est, dans la majorité des cas, insuilisant. Le cathélérisme urétéral luimême peut être inopérant, l'affection ayant dépassé le cadre de la simple rétention pyélique. Il va falloir, dans cette éventualité heureusement rare, envisager un traitement chirurgical ou obstétrical.

Le traitement des formes graves devra cependant toujours commencer par la thérapeutique médicale. Nous n'avons rien à ajouter à la diététique que nous avons prescrite dans les formes moyennes. Elle s'impose ici particulièrement sévère. Les antiseptiques urinaires et les vaccins buccaux seront administrés. « Mais ici, plus volontiers qu'à la vaccination, on aura recours à la sérothérapie. Le sérum de Vincent apportant une dose considérable d'anticorps, trouve dans ces formes graves une indication formelle. » (Cleisz.) Nous ne saurions trop insister sur la spécificité de ce sérum et la nécessité d’un diagnostic bactériologique exact.

Quant aux méthodes de choc, Philippart et de Graeve pensent que leur action dans la colibacillose est nulle, malgré quelques observations encourageantes (Villemin).

La thérapeutique médicale, pour être indispensable, n’en est pas moins totalement insuffisante dans la plupart des cas. Vincent lui-même ne recommande-t-il pas l’usage des lavages du bassinet en association avec son sérum ?

Page 1