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Elle est d'une extrême simplicité. On peut dire que la suture des parties rupturées la résume presque toute entière. Quand la rupture se complique d’un hématome, il faut vider le foyer hémorrhagique. Une fois la cavité hématique débarrassée de ses caillots, les bouts musculaires seront amenés au contact et suturés.
On à beaucoup discuté sur la solidité des sutures au niveau des muscles. Nous avons vu que Sallefranque les déclarait impossibles à cause même de la friabilité de ce tissu.
Les faits ont depuis lors prouvé le contraire, et les observations ne sauraient être comptées, dans lesquelles on rapporte l'efficacité de sutures pratiquées sur le tissu musculaire.
Pour assurer leur solidité les sutures seront faites transversales en anse ou menées suivant un trajet sinueux dans l'épaisseur du musele, comme le conseille Lejars. Il est recommandé de prendre une épaisseur suffisante de tissu pour éviter la déchirure.
A propos de la suture des muscles rompus, une question peut se poser. Faut-il intervenir rapidement après l'accident? Est-il préférable d'attendre et de faire des sutures tardives ainsi que le recommande Lejars.
Ici encore une règle de conduite absolue ne nous parait pas applicable. Il es6 évidemment des cas où il y a avantage à intervenir rapidement.
Les indications d'une opération précoce se tirent du degré de la rupture, de l'abondance de l'hémorrhagie, du muscle lui-même.
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Le plus souvent, il nous semble qu’on puisse attendre sans crainte pour le bon fonctionnement ultérieur du muscle atteint.
En résumé, pour le traitement des ruptures musculaires partielles, il faut employer les moyens palliatifs (massage, électricité, bandage compressif ouaté, etc.), dans les cas les plus bénins.
Le plus souvent, il faut avoir recours au traitement chirurgical, constitué surtout par la suture, et par l'ouverture des foyer hémorrhagiques. Quant à la suture, elle peut être pratiquée précoce ou tardive suivant que sont réalisées ou non des conditions que nous avons déjà signalées.
Nous rapportons iciune observation recueillie dans le service de M. le professeur Folet, de Lille, destinée à montrer combien il est souvent préjudiciable de ne pas instituer un traitement actif dans certains cas de ruptures musculaires partielles.