‹ Contribution à l'étude du Traitement des Ruptures MusculairesChapitre 16 sur 28 · RESTE · texte numérisé non relu

RESTE

Le résultat est aussi bon qu'on peut le désirer. L'opéré ne souffre pas et marche sans fatigue. Dans la position du repos, on ne constate aucune déformation du membre et on ne soupçonne pas la perte d’une partie du moyen adducteur. Dans le rapprochement de la cuisse, on ne voit ni méplat, ni tuméfaction. De la lésion antérieure, il ne reste que la cicatrice. »

M. Delorme, en examinant l’opéré de M. Mignon, trouve son incision trop petite. Elle a 8 centimètres environ. À son avis, pour mettre bien à découvert et la masse musculaire globuleuse, dont le centre doit être, à coups de ciseaux, débarassé d’un tissu fibreux qui s’y fixe « à la facon du chevelu d'un poireau », et les fibres tendineuses irrégulières, qui correspondent aux insertions anciennes inférieures el à la transformation fibreuse du segment musculaire inférieur, il faut pratiquer une incision partant de la racine de la cuisse et arrivant à sa partie moyenne ou la dépassant. Toutefois, M. Delorme n'ose pas affirmer que c’est pour avoir été trop parcimonieux que M. Mignon n’a pas réussi à appliquer son procédé.

M. Kirmisson ne croit pas qu'une incision plus étendue eùt permis de mieux abaisser le muscle.

OBSERVATION X (Inédite)

(Due à l’obligeance de M. le médecin-major RUOTTE)

Rupture incomplète du moyen «dducteur, traitée par l'excision de la masse exubérante Mayère, jeune soldat au 7° cuirassiers :

Père mort de bronchite, mère bien portante. Trois frères ‘et deux sœurs bien portantes.

ET

Antécédents personnels : scarlatine à six ans.

Le 2 février 1900, le malade faisait des exercices à cheval et dans un mouvement d'abduction de la cuisse, avec flexion de la jambe, il perçut tout à coup un craquement léger à la partie supérieure et interne de la cuisse droite et une légère douleur, bien limitée, au même point. Mais il n'y atlacha aucune importance et continua ses exercices de cavalier pendant cinq à six jours. Pendant ce temps, la douleur devenait de plus en plus vive, et le malade avait de la peine à se tenir à cheval. Dès le soir même de F'accident, il sentit à la partie supéro-interne de la cuisse, une petite saillie de la grosseur d'une noix environ, douloureuse à la pression et pendant la marche. Il n'y avait pas de traces d’ecchymose. La peau a toujours conservé sa coloration normale. Les jours suivants, cette tumeur à augmenté de volume. La douleur était vive, mais diminuait très sensiblement au repos et quand les cuisses étaient rapprochées l'une de autre.

Le 7 février, le malade se présente à la visite. Il est dispensé de service jusqu'au 14 février.

La douleur diminue, mais la tumeur ne diminue pas de volume. Toutefois il persistait toujours une sensation d’engourdissement du membre. La marche est toujours pénible et réveille de la douleur.

Etat actuel, 7 mars 1900 :

A l'inspection du membre inférieur droit, «on constate à la partie interne de la cuisse une saillie longitudinale commençant à un centimètre environ au-dessous de l'arcade crurale, et se prolongeant le long du bord interne de la cuisse sur une étendue de six centimètres, suivant une direction-oblique en bas et en dedans. Elle se continue avec les parties voisines, sans bords nettement tranchés. Pas d'ecchymose sur la peau. Pas de battements au niveau de cette tumeur. Le reste de la cuisse ne présente aucune déformation anormale.

Quand on commande au malade de placer la cuisse dans

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