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ere qui viennent justifier par leur résultat le choix de la méthode.
M. Delorme ne se montre généralement pas très partisan de ce mode de traitement. Il considère comme inutile l’excision des masses cicatricielles et croit préférable d’avoir recours à la suture qui tend à rétablir les insertions physiologiques des muscles. Il n’est pas toujours indiqué d'intervenir chirurgicalement, dit-il, ou, dans tous les cas, de pousser jusqu’au bout l'intervention. Il vaut mieux s'en tenir au traitement palliatif quand les douleurs et la gêne ne sont pas excessives. Tandis que M. Le Dentu n'hésite pas à abraser entièrement ces masses fibreuses, reliquat de lhématome, M. Delorme croit plus utile de les respecter quelquefois, lorsque leur disparition nécessite les sacrifices d'une large portion, ou de la totalité des muscles qui les renferme.
Ce procédé spécial de réfection des insertions musculaires, imaginé par M. Delorme, n'a été jusqu'ici employé que par lui-même. Il à donné d'assez bons résultats pour mériter d'être mentionné d’une facon spéciale.
Nous n’indiquerons pas sa technique opératoire, car elle est très nettement décrite dans les observalions que nous rapportons ici.
OBSERVATION XI (Builetin de la Société de Chirurgie)
A..., Soldat au 27° dragons, incorporé nouvellement, en sautant sur la croupe de son cheval, les cuisses fortement écartées, éprouva une douleur à la face interne de chaque
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cuisse et surtout à gauche. Cette douleur, sur le moment assez vive, cessa bientôt pour ne faire place qu'à une sensation de gêne et de lassitude qui n'empêcha pasle malade de continuer ses exercices violents de cavalier. Accidentellement, en mettant son pantalon, il s'aperçut de la présence d'une tuméfaction de la cuisse gauche. Sur le trajet du moyen adducteur, commençant à deux travers de doigt au-dessous de l’arcade crurale, existe une tuméfaction régulièrement globuleuse à 8 centimètres environ. Cette tumeur, mobile dans le sens transversal seulement, est rénitente et pâteuse quand la cuisse malade est rapprochée de la cuisse saine. Limites un peu indécises. Cette saillie est plus nette et plus dure, le membre étant dans l’abduction ; encore plus nette dans adduction volontaire. Ses dimensions sont de 8 centimètres dans tous les sens.
Elle présente une consistance plutôt supérieure à celle d'un muscle contracté. Elle ne change pas de place pendant la contraction du moyen adducteur.
A la palpation : pas d'intervalle dépressible au-dessus d'elle, pas de gouttière.
Le muscle à pendant le repos ou l'effort une consistance molle où dure, semblable à la consistance de la tuméfaction. Elle est irréductible. Par la palpation de la surface, on ne sent pas d’anneau aponévretique à rebord saillant. La tumeur n'est pas douloureuse spontanément. Elle ne l'est qu'à la pression. Le malade accuse un certain degré d'impotence äu membre gauche.
M. Delorme propose au malade une intervention destinée à le débarrasser de sa tumeur quelque peu gênante.
Une incision de 12 centimètres longitudinalement fit voir un tissu cellulaire intact, une aponévrose absolument saine, ni rompue, niéraillée, ni même affaiblie.
L'aponévrose sectionnée, il incise le muscle longitudinalement, à 3, puis 4, puis 5 centimètres de profondeur et il est surpris de trouver le muscle absolument sain. Pas la plus petite trace d'hémorrhagie ancienne, pas la plus petite
Solution de continuité, pas de myosite ‘caractérisée par un changement de coloration ou de consistance du muscle. On ne trouvait pas la raison matérielle de la tuméfaction du muscle, des modifications de ses fibres, quand prolongeant plus profondément l'incision jusqu'aux attaches tendineuses, on distingua et on sentit des masses dures et épaisses de plusieurs centimètres correspondant à toute la longueur de la tumeur, masses dures, fibreuses, fournies vraisemblablement par des caillots concrets, par des produits fibreux et osseux provenant de la réparation de la rupture musculaire.
Comme pour abraser ses masses il eut fallu enlever la presque totalité des insertions du moyen adducteur, au détriment de son fonctionnement ultérieur, l'opération fut terminée là, et les muscles et les aponévroses furent réunis par des points de suture.
Réunion par première intention ; le malade est aujourd’'hui ce qu'il était avant l'opération.
M. Delorme publie cette observation comme preuve évidente qu'il n’est pas indiqué d'intervenir dans tous les cas.
Dans ce cas particulier, Michaux, croit qu'il y aurait eu avantage de pousser plus loin l'opération et de débarrasser le malade de ces masses fibreuses gènantes, même au prix du sacrifice d'une partie du moyen adducteur.
OBSERVATION XII (Publiée par M. DELORME dans le Bulletin de la Société de Chirurgie 1894)
Rupture du moyen adducteur. — Mode particulier de sutures. — Succès immédiat. — Insuccès définitif Dans un exercice de voltige le malade se rompit totale-
ment le moyen adducteur gauche.
La fausse hernie représente une masse globuleuse du volume d'un œuf, occupant le tiers supérieur de ce muscle, molle au repos, dure pendant la contraction. Ni au repos, ni pendant la contraction, on ne constatait de sillon transversal. Lorsque le muscle se contractait, sa partie supérieure seule faisait saillie. Il s'agissait donc d'une rupture totale aux attaches inférieures.
Au cours de l'opération, je constatai que le muscle, recouvert d'une aponévrose intacte, était renflé à son extrémité terminale en forme de tête d’oignon. Là ses fibres s'inséraient sur une sorte de tendon cylindrique médian, de volume de la moitié du petit doigt. Les externes se fixaient directement, les internes en se recourbant. Je songeai d'abord à dégager cette masse fibreuse et à m'en servir pour attirer le muscle en bas, et après l'avoir raccourcie à la fixer au niveau des insertions inférieures de l’'adducteur. La traction exercée sur cette corde n'amenant aucun résultat, je m'adressai à la suture directe, je dégageai les fibres, au ras du tendon médian que j'excisai ; puis le muscle ayant repris une forme aplatie, je passai à travers ses faisceaux postérieurs ou profonds uneligne de fils de soie et en anse, assez rapprochés. A travers les faisceaux moyens et inférieurs une deuxième et une troisième série d'anses.
Ces anses de fils furent placés aussi bas que possible et par élages.
Les postérieurs moins bas que les moyens et les moyens moins bas que les inférieurs. Après sa fixation le muscle avait repris les deux tiers de isa longueur, et toute tuméfaction avait disparu. Suture de l'aponévrose.
Le résultat immédiat paraît très satisfaisant. Malheureusement, malgré les précautions prises, la plaie suppura en un point. Quelques fils se séparèrent. Deux mois après l'opération, le résultat s'était maintenu.
Deux mois après encore, la tuméfaction a reparu en