‹ Contribution à l'étude du Traitement des Ruptures MusculairesChapitre 19 sur 28 · OBSERVATION XIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XIII

(Publiée par M. DELORME dans le Bulletin de la Société

de Chirurgie, 1897)

Ruplure ancienne du moyen adducteur lraitée avec Succès pas la suture

La rupture datait de 1893. Elle était totale et répondait aux insertions inférieures du muscle, Tuméfaction permanente du volume d'une orange. Au-dessus d'elle on ne retrouvait pas de dépression transversale, mais une corde fibreuses du volume du petit doigt qui se prolongeait Jusqu'au fémur.

Opération. — Par une longue incision plutôt inférieure

qu'interne pour évitér tout froissement de la cicatrice pen-

QE

dant les exercices d'équitation, j'ai mis à découvert la tuméfacthion musculaire et la corde fibreuse qui s'insérait plus près de sa face postérieure que de son centre. Je dégageai avec des ciseaux les fibres musculaires qui,

‘après s'être recourbées en demi-cerclé, s'inséraient sur

cette corde, et par de nombreuses sutures de soie disposées en étages je les fixai sur la corde et à la gangue fibreuse très résistante qui l’entourait, les sutures les plus profondes étant assujetties moins bas que les moyennes, les moyennes moins bas que les superficielles, et ces dernières aussi près que possible des insertions fémorales. ,

Cela fait l'aponévrose fut suturée. Après l'opéralion, la

tuméfaction avait disparu. Réunion, par première intention.

Pansement immobilisant et compressif pendant un mois. Résultat. — Deux mois et demi après la cicatrice

linéaire non adhérente n'est pas soulevée iau repos. Elle

l'est pendant la contraction du muscle. Au niveau du tiers

Page 1