‹ Contribution à l'étude du traitement des septicémies gangréneuses: par les injections sous-cutanées d'eau oxygénéeChapitre 7 sur 18 · CRE · texte numérisé non relu

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Enfin, tout autour de cette large plaie, j'injeete dans le tissu cellulaire dix seringues de Pravaz d’eau oxygénée, c’est-à-dire le double de la veilie. Pansement humide.

À la contre-visite du soir, l’interne refait les lavages et les

mêmes injeétions d’eau oxygénée.

Le 4 février, amélioration notable. La température est tombée

38°, les vomissements ont cessé ; le mal semible arrêté dans sa marche envahissante, mais l’odeur gangréneuse de la plaie persiste. Même traitement que la veille, moins la cautérisation au thermo.

Le 5 février, l’état est encore assez bôn ; température 385 ; pourtant, je trouve encore quelques points crépitants que je pour suis et débride au thermocautère ; mêmes lavages aa sublimé et à l’eau oxygénée, terminés par dix centimètres cubes-en injection sous-cutanée autour du foyer. Purgatif salin: Même pansement et mêmes injections le soir. | k

Lé 6 février, l’aélioration s’accentue, l'infection est arrêtée, l’état général devient meilleur ; on commencé à voir une plaie rosée sous la chute des eschares. Ayant appris entre temps que le blessé avait été diabétique, une analyse d’urine plus complète nous donne ‘: suere, 38 gr. 85 ; albumine, 0 gr. 25. Traitement antipyrine, extrait thébaïque. | ve

Le 9 février, la sapticémie me paraissant hors de cause, Je cesse les injections sous-cutanées d’eau oxygénée, mais la plaie est toujours lavée matin-et soir avec cet antiseptique.

Le 14 février, je trouve que là tem pérature vespérale de la veille est remontée à 39°. Cette élévation thermique est causée par de la rétention dans des elapiers inter-musculaires, ceux-ci sont drainés et lavés à l’eau oxygénée. Les urines ne contiennent plus que 16 gr. 66 de sucre et plus d’albumine. La quantité d’urine émise dans les 24 heures a oscillé entre deux litres 'et deux litres et demi.

Le 15 février, la sphacèleest en grande partie éliminé, la plaie a un aspect bien rosé, elle n’a plus d’odeur. Le blessé est parfaitement guéri de sa septicémie, \nais non du vaste débridement que je lui ai fait et comme il est diabétique, il faudra du temps pour réparer cette brèche.

J'ai revu le blessé un an après, il ne se ressentait en rien de son accident et marchait aussi bien qu'avant.

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