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Pendant les premiers jours qui suivent l'intervention, tant que l'infection n'est pas manifestement arrêtée, on applique sur les tissus malades des pansements humides au sublimé ou à l'eau boriquée.
Tel est le procédé le plus habituellement employé. Certains chirurgiens l’emploient avec quelques variantes. Forssell /Mord. med. Arkew) estime que les incisions pratiquées dans le traitement classique sont trop étroites et donnent par suite, dans certains cas, de déplorables résultats. D’après lui, dès qu’on soupçoune une synovite suppurée, on doit fendre la gaine d’un bout à l’autre, et quand la suppuration envahit les gaines du poignet, il faut pousser l'incision jusque-là, sans respecter le ligamentradio-carpien dont la conservation importe peu à la statique de la main, et qui constitue par contre la principale cause de la mauvaise issue de ces suppurations.
Klapp, au contraire, emploie des incisions se rapprochant des incisions employées dans la méthode classique mais s’en différenciant en ce qu'elles sont interrompues par de faibles intervalles, de façon à ménager la nutrition des tissus et des tendons.
Enfin, depuis quelques années, on parle beaucoup d'une nouvelle méthode préconisée par Bier, et qui donnerait d'excellents résultats dans un certain nombre de maladies, entre autres dans le panaris et les
synovites suppurées qui lui sont consécutives. Nous
allons l’exposersuccinctement.
La méthode de Bier consiste principalement à provoquer, au niveau du foyer malade, une hyperhémie veineuse. Pour permettre cette hyperhémie salutaire, il suffit de mettre obstacle au cours du sang dans les veines. Aux membres supérieurs, rien de plus facile ; à une certaine distance, au-dessus du foyer malade, au niveau de la partie moyenne de l’avant-bras, sl s’agit de la main, on enroule une bande de caoutchouc, qu’on maintient par la pression des mors d’une pince hémostatique. Cette bande doit être assez serrée pour empêcher, en partie, le retour du sang veineux, et assez lâche pour ne pas mettre obstacle au cours du sang dans les artères. Les douleurs disparaissent généralement rapidement ; le membre se tuméfie et est envahi par un œdème énorme qui devient « rouge feu » si la bande à été convenablement appliquée. Cette bande, dans le traitement des phlegmons tendineux, est laissée en place, si possible, vingt à vingtdeux heures consécutives.
D’après Bier, cette bande, appliquée dès le début de l’inflimmation, peut la faire avorter. Lorsqu'une collection purulente est déjà formée, il pratique des incisions, courtes, de deux à trois centimètres, vide le foyer par aspiration et applique la bande élastique, qui suffit à remplacer avantageusement le drainage permanent.