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cou-de-pied, nous voyons Albert de Vienne et von Winiwarter exécuter l’arthrodèse ou arthrokléisis. Mais Wolff en combat l'emploi exagéré, dit-il, tandis que Hahn préfère l’immobilisation par les appareils.
Conner, Kappeler, Gross, de Nancy, Piéchaud, adoptent la résection comme unique moyen de prévenir toute récidive et de lutter efficacement contre le mal. Bogdanik de même; il extirpe l’astragale, siège le plus fréquent des lésions, après section préalable Ju calcanéum. Ce procédé lui permet d'exécuter plus rapidement l'opération, Après astragalectomie, les deux fragments de calcanéum indemne sont suturés. |
Langenbeck nous fait connaître son procédé de résection. Il pratique deux incisions sur les malléoles, aux endroits où ces dernières ne sont pas masquées par des tendons. On peut enlever ainsi les extrémités articulaires, sans produire de lésions notables et en conservant le périoste.
Pour Müûnch, la résection même est trop souvent eaaule chez l’adulte, et l’on doit recourir à l’amputation.
En France, Ollier préconise la résection tibio-tarsienneaprès enlèvement de l’astragale et conserve le plus possible la mortaise tibiale. Mais à côté de cette résection, Ollier admet un autre procédé : la tunnellisation osseuse, c’est-à-dire la cautérisation profonde des os, après ablation des séquestres à cielouvert. Et cela, surtout dans le jeune âge, car alors, on se trouve en présence d’une grande téndance aux réparations spontanées.
Schwartz, Berger et Chaput adoptent l'opération de Wladi- mirof-Mickuliez, avec incision latérale conique, car elle rentre dans le groupe des opérations conservatrices et, avec elle, l'absence de raccourcissement et de raideur est à peu près certaine. Le résultat en est bon, au point de vue fonctionnel. Segond n’aime pas ces opérations partielles. Il leur préfère
EP T TOR l'amputation. Chauvel, Pengrueber, pensent de même. Felizet opère toujours l'ablation des os atteints.
Voilà pour les partisans d’ ARéTAMONS Revenons maintenant aux immobilisateurs et autres.
Whitmann, Phelps et Shaffer traitent par l’immobilisation avec l'appareil de Thomas (Thomas Splint), jointe à la traction. | |
Wendelstadt, comme Le Fort, ont recours aux injections de chaux où de sulfate de zine. Pour Guérin, « l'immobilisation en bonne position est un excellent moyen de guérison », mais rejette l'extension Continue, « car elle est pénible ; elle exerce de plus, sur les capsules articulaires, des tractions » qu'ilcroit plutôt nuisibles.
Pour Duplay, la première précaution qui s'impose en présence d’une ostéo-arthrite du tarse, e’est l’immobilisation au moyen d'attelles plâtrées, unie à une compression avec l'ouate.
Si un abcès se formeil faut l’inciser ou le ponctionner, puis injecter de l’iodoforme. Reclus, comme Duplay, se montre favorable à ce traitement immobilisateur. On peut y joindre avec avantage la révulsion ou la compression.
En cas d'échec, on doit recourir à la résection chez les Jeunes; mais, par contre, à l’amputation chez les individus au-delà de 30 ans en général pour les raisons émises plus haut.
Lannelongue prescrit pour le pied, dès le début ou le moindre soupçon, le repos et l’immobilité absolue. Mais si le mal n'était pas arrêté, il ne faudrait pas tarder à pratiquer des injections. 3
En résumé : avis très partagés.
Contre-indications de l’immobilisation : étendue des lésions, âge du malade. En ces cas, recourir à la résection où à l’amputation. Pour Ollier (in Traité des résections, t. I), la résec-
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on trouve quelques contre-indicalions dans cette région d'abord difficulté d’un diagnostic exact, puis tendance à la diffusion des lésions. Aussi, mieux vaut, selon lui, amputer totalement le cou-de-pied.
Revenons au genou.
Sonnenburg reconnaît les avantages de l’immobilisation au -début. Il faut toujours faire un essai de ce moyen et l’on ne doit recourir à d’autres procédés plus radicaux que si on obtient un imsuccès.
En Suisse, nous voyons le professeur Roux, de Lausanne, renoncer depuis longtemps à l’immobilisation, dans l’arthrite tuberculeuse, et lui préférer les injections ou les opérations sanglantes.
Pour lui, seules à peu près, les arthrites d'origine traumatique ou rhumatismale auraient fourni des guérisons uniquement par l’immobilisation.
Le témoignage des chirurgiens allemands ne nous est pas encore suffisant, en cette consulte internationale.
Allons puiser dans les ouvrages et périodiques anglo-saxons l'enseignement de leurs maîtres. Allons aussi au-delà de l'Océan consulter les chirurgiens américains qui semblent, à nos yeux, incarner l'audace et le sang-froid... sauf dans le traitement des tumeurs blanches, comme nous le verrons bientôt.
Ici, Lister, Owen et TRANS peu confiants en l’immobine ont recours, sans retard, aux résections et à l’arthrectomie surtout.
Là, Howard-Marsh préconise l’opération — mais sanglante, quelle qu’elle soit, suivant la lésion présente et le’ but désiré.
Cheyne de même. Au début déjà !
Ici encore, C. Lockwod, in The Lancet, se déclare favorable à l’immobilisation chez les en’ants, à ces méthodes con:
Me 5 CH servatrices qui ont su résister à tant d’assauts parfois injustifiés, à travers les âges, les pays et les Ecoles.
- Là, V. Gibney, de New- York, adopte ces trois vieilles méthodes: expectation, immobilisation et appareil à extension. Il s’en félicite, car les échecs lui sont rares ; 1l prescrit Surtout l'immobilisation ou le repos. Rte :
Même indication chez Lowett, chez Ketsch, tous deux de: Boston.
Faut-il de plus citer Thomas, cet inventeur de l'appareil qui porte son nom ? Par contre, Roswell Park rejette le repos et aussi les injections. Il ne veut que résection ou arthrectomies décrites sous le nom d’érasion par de Forest-Willard et Wright. |
Érasion ? c’est-à-dire l’ablation des tissus malades.
Nous devrions encore citer bien des noms.
Le temps et la place ne nous le permettent pas. Aussi abrégeons cet No en pays anglais.
O. Taylor dit n'avoir jamais eu de revers dans cette pratique suivie de l’immobilisation. Phelps la préfère aussi et s'efforce de réduire au minimum et produire une pression continue dans l’intérieur des articulations immobilisées. Caril craint que les pressions ne produisent une destruction de la tête des os et de la cavité entre lesquelles s’exerce la dite pression.
Lui-même et Fréd. Eve relatent plusieurs guérisons le plus souvent amenées par l’immobilisation et cette diminution de pression intra-articulaire. A.-B. Judson adopte aussi l’immobilisation simple, mais avec conservation des mouvements dans les tumeurs blanches du cou-de-pied surtout. Il se vante de plusieurs succès par ce procédé-là. Sheffer ne conseille l’immobilisation qu'à cette condition : elle doit être bien pratiquée et dirigée par le médecin lui-même. Sinon, il vaut mieux s’en abstenir. |
HR LRU * Mais, dans les cas suppurés, que conseillent-ils, ces deux chirurgiens d'Amérique ?
Il est plus sûr et plus scientifique, disent-ils, de recourir à une opération.
Au milieu de ce concert presque unanime en faveur de la contention, Lloyd s'élève contre son emploi. Sa voix ne trouve que peu d’écho dans l’enceinte de l'Académie de. New-York. Contre lui, Whitmann et Thomas s’avouent satisfaits de l’immobilisation absolue avec traction. Hubbard reconnait, à son tour, l'efficacité dans le maintien en « protection et repos » “vraiment chirurgical qui comprend l'immobilisation de l'articulation, ainsi que la neutralisation du fonctionnement des muscles. Il loue ces manœuvres. On ne devrait recourir aux opérations seulement si l’abcès aénne rapidement et marche vers la profondeur.
Sayre est du même avis, s'iln' y a aucun retentissement sur la santé générale.
Sinon, inciser l’abcès. Pour je si l’on était sûr de pouvoir extraire de bonne heure toutes ces parties malades, le meilleur traitement serait, sans doute, l'opération hâtive. Mais la difficulté est là. Comment sitôt distinguer les tissus morbides des tissus sains et encore plus de les extirper intégralement? D'où il ne lui semble pas qu'on puisse tirer grand bénéfice de cette façon d’agir ! Avec lui, Jones reconnait l'importance de l'immobilisation. Thownsend de même ; il emploie un spica. Pour Royal Whitmann, de New-York, un diagnostic précoce et un traitement efficace pourraient souvent éviter la dure nécessité d'opérer.
H. Taylor écrit ces lignes: « Dans les périodes irritatives, on doit lutter contre les pressions exercées par les surfaces articulaires l’une contre l’autre et cela en pratiquant l'extension jointe à l’immobilisation ».
H. Trentham Butlin dit se contenter souvent de l'immobilisation.
Sir J. Paget, de même. R. Barwel, Stricker, à l'instar de von Wahl de Dorpat et Dumbrowski, se recommandent de l'immobilisation au moyen d’attelles de feutre trempées dans un silicate de K et modelant le membre. Voici l'appareil. Ges attelles entourent le membre, sauf un léger intervalle en avant. Deux bandes métalliques sont taillées pour les côtés. Les attelles sont fixées à ces bandes par des rivets, puis on coud sur elles des courroies. On applique l'appareil après l'avoir trempé de nouveau dans du silicate. Après un échec, le devoir de tout médecin serait de recourir à la simple Comp AoE Si cela ne suffit pas, aux injections !
J.-K. Michell se rallie aussi à ce système ultra-conservateur.
Voici l'appareil perfectionné de Barwell :
Au début, immobilisation avec bandage plâtré spécial permettant les exercices corporels aux malades, grâce à un Système de patines dont on munit le pied sain, selon la méthode américaine.
Ainsi tombe de lui-même ce reproche qu'on Ro à l'’immobilisation de condamner le malade à un repos général et absolu ! Mosengeïl adopte aussi Limmobilisation, mais avec des séances de massage.
Bryant, après une étude consciencieuse et dans une discus-. sion à l'Académie de New-York, au sujet de son travail vulgarisant l’emploi de l” iodoforme dans les arthrites, à bien soin de dire qu'il ne veut pas substituer les injections iodoformées au trailement orthopédique, mais de les employer comme auxiliaires.
Syme nest pas trop partisan non plus des résections typiques dans l'enfance, car on obtient trop souvent un raccourcissement parfois très grand,