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« En tout cas, à la période non suppurée, nous nous déclarons résolument opposés, ajoutent-ils, dans l’état actuel des choses, au traitement opératoire, réserves faites pour certaines tumeurs blanches du pied et du poignet. »
Ils admettent, entre parenthèse, la théorie osseuse dans la pathogénie des tumeurs blanches. Tout-à-fait au début, la première chose à ordonner est donc l’immobilisation, et celle-ci doit être prolongée jusqu'à guérison, écrivent-ils à l’article : tumeurs blanches du genou. On peut y joindre avantageusement la compression. “
F. Lagrange, dans le Traité de Duplay et Reclus, place aussi : l'immobilisation en tête des moyens non sanglants dans la thérapeutique. Elle le mérite, dit-il, vu les résultats obtenus et en préconise l'emploi dès le début : « Le repos, sans doute, n’agit pas directement sur le bacille, mais on ne peut contester que souvent il atténue les symptômes et procure une guérison en favorisant la formation d’un tissu cicatriciel «rétractile ».
Paursuivons notre enquête sans relâche.
Selon Tillaux, on doit avoir pour but l’ankylose du genou en bonne position. Et cela? par l'immobilisation. On peut encore espérer en une guérison lorsque la synoviale a été détruite par les fongosités, lorsque l’article a suppuré. Comment s'opère donc cette guérison ? La synoviale se sclérose et adapte intimément les deux surfaces articulaires l’une contre l’autre, ou bien, et mieux pour l'avenir du malade, la synoviale détruite, les cartilages se résorbent, les surfaces osseuses alors mises en contact immédiat se soudent lentement l’une à l'autre.
L'ankylose est constituée. Elle est osseuse.
Qu'adopter comme traitement local? Pour Tillaux, nous venons de le dire, on peut et doit — à toutes les étapes de la maladie — recourir aux repos et immobilisation avec ou sans appareil compressif. Rien ne vaut une immobilisation absolue aidée d’une compression permanente. « Je pense, d’ailleurs, pour