AA ET
mon compte, qu'on ne doit pas poser une opération sanglante que lorsqu'un traitement méthodique suffisamment prolongé n'a pas été suivi de résultats ». Car il ne faut pas oublier la lenteur de la réparation spontanée des foyers tuberculeux des os et ainsi trop vite perdre patience.
Panas et Desnos, à leur tour, disent que l'indication capitale est de mettre l'articulation malade au repos.
Bouchard, de même ; mais il combat les abcès au moyen d'injections antiseptiques répétées. Si déjà «les surfaces osseuses sont détruites, la jointure remplie de pus, sides abcès périphériques existent, on doit ouvrir l'articulation et râcler, etc.» Si la tumeur blanche est d’origine osseuse, il prescrit l’arthrectomie ou l'évidement des os.
« Enfin, dans les cas où l’infiltration tuberculose s’étend trop loin sur l'os, ou quand les accidents sont d’une extrême gravité, il restera toujours comme tentative ultime la ressource de l’amputation. »
Il nous rappelle ensuite de prescrire un traitement . opératoire. « Quelle que soit la méthode que l’on emploiera, l’on n'oubliera jamais que la tuberculose a une très grande tendance à la généralisation et qu’un traitement reconstitutif tonique rigoureux devra être continué longtemps même après la cicatrisation des plaies opératoires. »
Kirmisson et Richet prescrivent en plus de l’immobilisation . l’ignipuncture, car l’action limitée et le maniement facile leur : permettent d'agir directement sur les tubercules: Avec cela, l’ignipuncture jouit encore d’une action sclérogène manifeste ainsi que thermique. Les bacilles sont sensibles à la chaleur ; chacun le sait depuis les études des bactériologistes.
La tuberculose, chez l'enfant, Kirmisson la considère comme un véritable «noli me tangere ». Convenablement pansés et immobilisés eu même temps qu'on soigne l'état général, les petits malades arrivent très souvent à la guérison spontanée.