‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Tumeurs BlanchesChapitre 17 sur 34 · RS · texte numérisé non relu

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Nous ne citerons qu'en passant les méthodes de chauffage articulaire au moyen de briques maintenues à 50°, celles recourant à la réfrigération... Viricel, Guyot, Gerster, etc., les employèrent. L'électricité fut à son tour utilisée et donna, en- tre les mains de quelques-uns, quelques bons résultats. |

N'oublions pas de mentionner une autre méthode, très récente. Le

L'immobilisation ne réussissant pas toujours et son emploi trouvé trop long, plusieurs chirurgiens recoururent aux injections modificatrices… dans l’espoir d’activer le processus scléreux. Et ils réussirent. De là est née cette méthode des injéctions interstitielles et intra-articulaires.

Le Fort vante les injections au sulfate de Zn au dixième; Hueter, la solution phéniquée à 2 0/0. Franzolini recourt à l'éther iodoformé ; Wendelstadt, à l'huile AU ee Petersen: et Schede en ont aie des succès.

Fédor Krause, Bergmann, Küster, W. Koch, de Vos emploient aussi la glycérine iodoformée. Marc Sée, en France, s’en sert de même.

La méthode sclérogène est suivie par Dumesnil et Lutin, Schwartz et surtout Lannelongue.

Les injections interstitielles trouvent des partisans en Léonti, qui s'en sert dès le début... Si échec, il opère.

Keussner se déclare aussi favorable à ce procédé. On se sert de teinture d’iode, d'acide phénique, de ClZn, ete.

Les unspratiquent, après chaque injection, l’immobilisation: d'autres y renoncent. Les uns font suivre ce traitement par in- Jection et après guérison, d’une certaine période de contention, (ce procédé offrant plus de garantie) ; les autres mobilisent la Jointure, etc.

Nous étudierons, plus loin, ce procédé des injections intraarticulaires, âvec plus de détail; car il mérite, par les résultats qu'il nous donne, que nous nous y arrétions tout spécialement.

Quant aux opérations sanglantes, nous voyons l’arthrotomie trouver des défenseurs en Schede, Albert, Scriba, Hagedorn, etc., mais B. Bell, Bogehold, démontrent l'insuffisance d'un tel traitement, dans la plupart des cas. Par contre, Lister, Attenturrow la défendent. A l’arthroxésis, nous rangeons Letiévant, Poinsot. On conserve par ce moyen les ligaments.

Ces opérations ont, certes, donné parfois de bons résuliats, mais elles ne sont utiles qu'à un certain nombre de sujets. Il faut, dans les tumeurs blanches qui résistent au traitement conservateur, faire plus et mieux que l’arthrotomie.

La résection, trop souvent, devient nécessaire, cette résection, jadis pratiquée déjà par Vermandois, Park et Moreau.

Mais est-elle toujours à recommander ?

Il y a quelques années on en faisait un abus.

Une vive réaction s’est produite « sous l’influence de deux faits qui dominent l’histoire actuelle de la tuberculose, savoir : l’inoculabilité de l'affection et la nature éminemment infectieuse du microbe qui la caractérise. (Verneuil, Warthmann).

A lire les travaux instructifs de Synmar et Ahrens à ce sujet. Albert, de Vienne, a, notamment, critiqué les résections dans leur principe théorique et leurs résultats pratiques. Il veut les remplacer par l’expectation chez l'enfant, tout au moins. Mais, selon la judicieuse remarque de Lannelongue, il y a une juste mesure à garder entre üne opération prématurée et l’abstention de toute intervention sanglante.

Leroux, Berger, Polaillon, Périer citent des faits malheureux d'intervention chirurgicale chez des phtisiques. Kummer, Lucas-Championnière, Demons, eux, n'ontpas constaté pareilles suites.

Il faut, somme toute, a dit Trélat, savoir dresser l’inventaire organique et fonctionnel du malade avant d'agir.

Schamacker, Lossen ‘in Handbuch der chir, Puha und Billroth), étudient les néarthroses pivotantes, conséquence

O0 des résections ; Schmidt-Monnard {la mortalité et sa statistique) se montre favorable aux résections.

Pour finir, mentionnons encore quelques procédés très secondaires : la stase veineuse'de Bier. Zeller et Baschke y ont eu : recours. Et n'oublions pas de parler d'une opération relative ment très répandue. L’arthrectomie : opération qui à pour but l’ablation des parties molles articulaires infectées et parfois l’abrasion même des cartilages si ceux-ci sont lésés. Certains l’'employent à l'exclusion de tout autre procédé. Quant à l’arthrectomie partielle; mous voyons que Kroenlèin, Neuber, Hahn, Herding, Bryand, Pollard, et Owen y ont eu recours. Tilling, Saxtorph, Ceccherelli, Durante et Mugnai de même. Julliard l’emploie parfois. |

Nous en avons fini avec cette revue rapide @es divers modes de traitements et de leurs défenseurs attitrés. |

En un mot, nous ne devons pas oublier, dans le traitement, cette phrase de Trélat qui résume notre devoir :

« Lorsque, chez ün tuberculeux, l’une des localisations aggrave l’état général, il faut, — si c’est possible, — supprimer cette localisation par une exérèse ; si, au contraire, ce sont les lésions viscérales qui dominent la scène, il faut s'abstenir de toute opération ». — « Mais la répartition de ces influences est toujours délicate, souvent difficile, parfois : trompeuse ! »

Après lecture de ces pages, on peut voir que la plupart des chirurgiens sont partisans de l’immobilisation, — au moins au début des lésions. Mais, cependant, l’immobilisation peut être insuffisante, comme vont nous le prouver les observations suivantes.

Alors quelle doit être la conduite du chirurgien ? Doit-il recourir d'emblée à une opération sanglante ?

Nous ne le pensons pas, si les lésions ne compromettent pas trop l’état du membre.

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On peut et doit recourir, en ce cas, à une autre méthode conservatrice : celle des injections modificatrices intra-articu- : laires.

Quelques observations, recueillies un peu partout, nous serviront à établir l'efficacité de cette thérapeutique, vantée par plusieurs chirurgiens surtout allemands, et non des moindres.

Elle peut done épargner au malade le désagrément d’une - opération toujours si difficilement acceptée et, au médecin, quelques craintes justifiées de voir plus tard un membre rendu impotent, si l’on recourt à la résection chez un enfant, et qu'on ait le malheur d'extraire le, cartilage ostéogène.

Les injections, après tout, ont une réelle valeur, et certains chirurgiens, justement renommés, les emploient. avec succès même systématiquement,-avec où sans immobilisation, avant ou après formation d’abcès. |

Nous étudierons ceci plus longuement dans un prochain chapitre. {

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