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LE MOT EAS

septique du sublimé. [l admet que ce produit est très efficace. Selon plusieurs, il agirait avec l'iodoforme sur le bacille, qui ne serait plus défendu par cette zone d'acide gras formant, sinon, une cuticulé protectrice.

Car nous n’ignorons plus, depuis les études de Koch et d'A. de Schweinitz, que le bacille en question est riche en acides gras.

À cette longue série de liquides injectables, nous voyons Buchner, Segell, ete., ajouter l’amyloforme et le vanter.

L'amyloforme n’est autre qu’une combinaison très stable de formaldéhyde, principe actif, et d’amidon, substance inerte. : On s’en sert Four modérer l’action un je énergique du formol.

Les propriétés bactéricides du formol sont bien connus depuis les travaux de Trillat, etc. Il est en outre peu toxique et capable d’être stérilisé par la chaleur sans perdre ses préciéuses qualités. |

Ce qui n’est pas à Aa nee

La formaldéhyde agit donc par le formol naissant qui se dégage progressivement dès que l’amyloformeest mis en con-. tect avec les éléments anatomiques. |

De nombreux essais eurent lieu.

Longard, parmi tant d’autres, l’employa maintes fois et en obtint de beaux résultats.

On le prescrit à la dose de 10 0/0.

Tandis que la plupart paraissent ne se servir dans leur pratique que des produits à base iodoformée, nous rencontrons encore ça et là, quelques chirurgiens fidèles aux injections phéniquées.

De ce nombre, sont Ranke, Heidenhain, etc. |

Tous deux, avant d’injecter une solution phéniquée à 3 0/0, ponctionnent l’abcès ou l’arthrite et le: vident.

Is cherchent à produire par ces injections une certaine irri-

tation de la synoviale, qui, par leucocytose, produira plus tard un tissu scléreux, rétractile, capable d’étouffer les tubereules et d'empêcher l'extension du mal. | Kraske, par contre, se sert de la glycérine iodoformée.

Riese, de même.

Quant à Kœnig, 1l se sert indifféremment des injections d’acide phénique à 5 0/0 ou de glycérine iodoformée. Mais, malgré les avantages présents de celte méthode, il ne veut pas renoncer à l'emploi des autres moyens conservateurs, tels que l’immobilisation, la compression, ete. quand il le faut ou le peut.

En Russie, ces méthodes pratiques d’injections firent beaucoup de disciples. Parmi ceux-ci, nous citerons Alexandrof de Moscou. Pour lui, l’iodoforme gélatiné est supérieur à toutes les autres substances similaires. [1 constate en effet, dans un article qu'il publia dans la Dietskaya Medicina que: 1° les injections intra-articulaires sont d'une réelle utilité dans un grand nombre d'arthrites tuberculeuses et d’abcès froids, et 2 detous ces produits jusqu’à ce jour employés, il n’en est point d’aussi efficace et peu toxique que la géiatine iodoformée.

Car, pour lui, cette glycérine, si vantée par la plupart des opérateurs, peut causer quelques dangers : elle est toxique et son action nocive se fait sentir sur les reins. De là, albumipurie et même apparition des cylindres, de l’hématurie, etc.

Devant un tel résultat possible, it préfère renoncer à l’emploi dé cette substance et recourir plutôt à la gélatine qui ne possède pas à ce point les propriétés toxiques énumérées cidessus.

Sans sortir de Russie, nous voyons Schellenberg et Antichewich se déclarer favorables aux injections intra -articulaires, mais renoncent, eux, à l'emploi non plus de la glycérine incriminée par leur compatriote Alexandrof, mais bien

’ — 90 — de l'huile elle-même, jusqu'ici recommandée pour les raisons suivantes.

Les injections ayant pour base l’iodoforme en solution dans l'huile nrésenteraient cel inconvénient d’être rapidement absorbées, d'entrer ainsi dans la circulation générale et d'être, par conséquent, très peu efficace comme traitement local, ce qu'elles doivent être. [ls en arrivent aux mêmes conclusions. - Aussi proposent-ils de remplacer la glycérine et l’huile par la gélatine. La gélatine, après ébullition prolongée, se transforme en gélatose restant liquide à la température ordinaire. On fait ensuite une solution ou plutôt une émulsion d'iodoforme à 10 p.100 qu'on peut très bien conserver, sans risque de manier dans la suite un produit sans effet, dans des capsules contenant chacune 10 gr. d’émulsion à 10 p. 100 prête à être injectée. ,

Les essais faits d’abord par Alexandrof à l'hôpital Saint-Olga, de Moscou, puis ceux effectués par les docteurs Antichevich et Schellenberg engagent ces auteurs à le « recommander fortement aux praticiens ». |

Un Russe aussi, M. Zérénine, voulut contrôler par luimême ces expériences d’injections en général. Il traita des abcès et des ostéites tuberculeuses par la créosote qui tarit les suppurations. Il la mélange donc à de la glycérine à 1 p. 100 ou à de l'huile d'olives à 1 p. 10. Les résultats ne furent pas tous très brillants. Il obtint cependant quelques guérisons.

Par contre, S. Sopejko, après plusieurs expériences personnelles, n’a constaté, par ces injections d’iodoforme en émulsion, qu'un seul eas d'amélioration sur plus de 400 cas traités. Ce résultat s'explique, selon lui, par ce fait que l’iodoforme n'agissait que sur la cavité où l’a porté l’injection, sans jamais dépasser les parois. Aussi pense-t-il que le traitement par ces injections ne convient qu’à une seule forme de tuberculose articulaire : la synovite tuberculeuse. :

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