‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Tumeurs BlanchesChapitre 25 sur 34 · FAC, UE · texte numérisé non relu

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gneux de l’abcès avec une solution naphtolée. Un avantage, selon lui, découle de cette pratique. Le voici. Le naphtol unira plus tard son action à l'iodoforme et renforcera l'énergie microbicide ou tout au moins antiseptique de cette dernière substance.

Sa technique opératoire ? Comme celle de Verneuil que nous décrirons plusloin.

L’injection poussée et l'opération finie, il retire la canule.

Et après avoir stérilisé le trajet, il lave soigneusement, avec du coton imbibé de la liqueur de Van Swieten, la petite plaie opératoire.

L'occlusion en est faite au moyen du collodion iodoformé.

On termine par un pansement ouaté compressif.

Comment juge-t-il ce nouveau procédé thérapeutique ?

« Autant l’iodoforme injecté dans une cavité absolument close jouit d'une propriété curative considérable, autant il nous paraît peu efficace lorsqu'il existe une fistule ou appliqué sur une surface tuberculeuse, suppurant à Pair libre. »

Les injections d'huile ou d’éther iodoformé dans lesarticulations tuberculeuses, avec fistules, ne ui ont donné aucun résultat appréciable.

Tous ne partagent pas cet avis.

En France, nous assistons à quelques débats mémorables, au sein des sociétés savantes, entre les partisans à outrance des injections et leurs:adversaires non moins inflexibles.

Nous avions déjà vu Marc Séejoindre à la compression élastique, la méthode des injections ; car il espère obtenir ainsi le maximum d'effets désirés, chacun contribuant à la réussite finale en procurant un effet particulier : l'iodoforme en déterminant «une modification dans la nutrition des tissus qui a préparé la disparition des fongosités, et en agissant directement contre le microbe: la compression en favorisant la résorplion des éléments modifiés. » — « Mais, a-t-il soin

HÉROS PTE

d'ajouter, le premier de ces traitements, eüt-il suffi, à lui seul, à procurer une guérison ? Je n'ose me prononcer. Cepen-: dant les observations de Moosetig et Mickuliez tendraient à le faire croire. »

En tout cas, Marc Sée, obtint, en 1882, une guérison chez une jeune fille, après 6 semaines de traitement au moyen d’injections d’éther iodoformé.

Poulet,en 1885, revint aux essais, avec l'acide phénique à 5 0/0. Chauvel lui préféra la solution iodoformée, mais ne l’emploierait encore, qu'après échec avec la compression ou l’immobilisation. Dufour, de Bordeaux, formule ainsi le traitement des tumeurs blanches : immobilisation et pointes de feu... Si échec, recourir aux injections iodoformées de Mickuliez.

Desprès, a essayé à son tour, cette méthode d'’injections, mais avec réserve. Les résultats obtenus ne l'ont pu convaincre et, jusqu à preuves évidentes, il restera sceptique sur les bons effets de ce procédé.

«de regrette de devoir dire qu'il n’y a là, en ces observations publiées, qu'une simple amélioration et non une guérison. » |

Ce même reproche, on peut le faire à tout autre procédé. « Il faut suivre l'existence entière d’un êtfe traité pour vérifier l'efficacité d’une opération. »

Lannelongue conseille de recourir d’abord à l’immobilisation, etc., et si un échec s'ensuit, de pratiquer ou l’ignipuncture, qui à fait ses preuves entre les mains de Richet et de bien d'autres, ou les injections interstitielles auxquelles il doit plusieurs guérisons, et intra-articulaires « plus généralement employées à l’heure actuelle. »

Aux observations de Lannelongue, favorables aux injections parenchymateuses, nous pourrions en joindre bien d’autres. Plusieurs les préfèrent aux intra-articulaires, et M. Estor, se basant sur la pathogénie des abcès, y recourt volontiers.

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M. le professeur Estor. après nous avoir décrit magistralement le traitement médical, dans un eours fait en 189%, nous donne quelques conseils pour le traitement chirurgical.

Nous nous faisons un plaisir de relater, ici, la penste de notre Maitre.

Pour guérir les abeës froids, « il faut atteindre et détruire leur zone d'aceroissement située à la périphérie de l'abcès.

» Pour y arriver, on peut agir soit par voie interne, soit par l'extérieur.

» Avec la première route, il faudra un certain temps pour obtenir une guérison, car la zone envahissante ne sera atteinte que lorsque les parties nécrosées auront été éliminées.

» Si, au contraire, on attaque l’abcès par l'extérieur, la guérison sera beaucoup plus rapide, ear « la fonction bacillaire s'accomplit excentriquement, et les tissus normaux formant la limite du foyer morbide sont comme une matrice élaborant sans cesse, sous l'incitation du bacille, le néoplasme tuberculeux, qui se propage, dès lors, de proche en proche, et par continuité du tissu ».

M. Estor, en ce cas, préfère la méthode de Lannelongue celle des injections d’éther iodoformé, intra-articulaires.

Ceci dit, revenons aux injections intra-articulaires.

S. Duplay et Cazin (de Paris) nous apportent et l’aveu de leur longue expérience et l’éloquence de leurs nombreuses observations. Presque toutes sont à l'honneur du traitement quenous voulons étudier. Ils nous donnent aussi quelques con-

seils sur le choix des substances à employer dans nos injec-

tions. É

Après maints essais dans le traitement des tumeurs blanches, d’injections intra-articulaires d'une solution d’iodoforme préparée suivant la formule de Durante, ils ont dû renoncer à l'emploi de l’iode pour ne se servir exclusivement que de l'iodo-

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