A.— ARTHRITES SANS ABCÈS NI SUPPURATION
L Trailement systématique : seul ou joint à l'ignipuncture, etc.
Observation Première ({n Th. Laborde, 1888, Bordeaux.)
B..., matelot breton, 22 ans.
* Atteint de fongosités péri-malléolaires, suite d’entorse. Entre à l'hôpital, dans service de M. Fontan. Gonflement du pied. Fongosités au-dessous et en avant de malléole interne. Point douloureux à la pression au niveau d’articulation médio-tarsienne.
Immobilisation. 5 juin.— Masse fongueuse s'étalant au-dessous de malléole. Peau
rouge ; injection dans les fongosités de 3 gouttes d'huile de vaseline
iodoformée en avant et au-dessous de malléole interne.
10 juin. — Même injection en avant de malléole en pleiie masse fongueuse.
24 juin. — Encore un peu d'empâtement, mais fongosités ont
disparu. Mouvements libres, le malade ne souffre plus. 6 juillet. — Nouvelle injection sous-cutanée en regard de l'inter
ligne médio-tarsienne.
A1 juillet. — 5° injection intra-articul.
17 juillet. — Gonflement fongueux a complètement disparu. La peau est sèche, souple ; plus de douleurs.
28 juillet. — Exeat.
Observation II (In Verneuil, Conférences de l’Hôtel-Dieu 1891.) LS l : :
Voici un garçon de 48 ans, maigre, cachectique, atteint d'ostéoartbrite du genou, avec abcès du creux poplité et décollements des parties molles. : |
J'ai sérieusement discuté l’amputation, et c'est, je dois le dire, par acquit de conscience, que je me suis déterminé à soumettre la thérapeutique conservatrice à cette difficile épreuve.
Le membre fut immobilisé dans une gouttière antérieure, à cause de la fistule poplitée.
Pendant 2 mois et demi, des injections d'éther iodoformé ont été poussées tous les 3 jours dans le trajet. Le malade a guéri au bout de 3 mois, àâvec une ankylose, il est vrai, mais en conservant son membre et en le conservant sans raccourcisséement.
: Observation III - (Dupin, Gaz. des hôp. Toulouse, 1888, Résumée.) ,
Arthrite tuberculeuse du genou. — Injections d’éther iodoformé H
Enfant de 10 ans, il y a 2 ans, une chute sur le genou gauche.
Entré le 27 nov. 1887. Arthrite tuberculeuse du genou, flexion de la jambe sur la cuisse. Redressement forcé de la jambe sous le chloroforme. :
En janvier, 1888, injections d'éther iodoformé tous les deux jours les injections intra-articulaires alternant avec les injections interstitielles.”
Le 23.— Diminution notable du volume du genou.
Le 12 avril. — Suppression des injections. Volume de l’arliculation très diminué. Raccourcissement d’un centimètre.
Etat général. — Excellent.
Fin mai. — Le malade marche.
Fin juin. — Excellent état.
Obervation IV (Ex. Sée : In Bull, et Mém. de Soc. de Chir., 1882)
Double arthrite fongueuse du genou. — Guérison par les injections d'iodoforme aidées de la compression élastique.
Une jeune fille de 15 ans, peu développée pour son âge et de constitution délicate, entre à l'hôpital de Rothschild, le 8 novembre 1881, pour une lésion grave des deux genoux qui lui rendait la mar-
* che extrêmement pénible et presque impossible.
Antécédents. — Rien de particulier.
Réglée, pour la première fois, à l’âge de 13 ans et demi, elle n'avait vu revenir le flux menstruel que trois fois -depuis cette époque.
Au mois d'avril 1881, elle s'était aperçue que la marche lui devenait de plus en plus difficile et fatigante et que ses deux genoux avaient-augmenté de volume. Un mois plus tard, le gonflement avait fait de grands progrès. La malade pouvait à peine se traîner dans sa chanibre et des douleurs sourdes ‘et continues, qu’exaspérait la locomotion, la forçaient à une immobilité presque complète.
À son entrée à l'hôpital, on constata que les deux genoux étaient tuméfiés, celui de gauche plus que le droit, par suite de l'effacement des dépressions qui existent à l’état normal, et qu'ils étaient très sensibles à la pression. La peau n’avait pas changé de couleur, et la tuméfaction était due quelque pen à l'empâtement des tissus souscutanés, mais surtout à un développement de fongosités dans l'intérieur de la jointure. Celle-ci avait perdu une partie de sa solidité et permettait de petits mouvements de latéralité entre le fémur et les os de la jambe. Il n'existait point de liquide dans la cavité articulaire. Des mouvements d'extension et de flexion pouvaient être imprimés par le chirurgien, mais ils étaient limités et provoquaient de la douleur. Ceux que la malade pouvait exécuter elle-même étaient à peine marqués. Quand elle essayait de marcher, elle tenait les genoux absolument raides.
Le 27 novembre 1881, j'injectai, au moyen de la seringue de Pravaz, dans l'articulation du genou gauche, un gramme environ
d’une solution saturée d’iodoforme dans l'éther, en choisissant, pour faire la ponction, le côté externe de la rotule. Cette injection provoqua une douleur extrêmement vive, qui persista toute la journée, et une tuméfaction assez marquée, avec rougeur des téguments ; le repos et des applications émollientes firent disparaître ces accidents dans l’espace de 4 à 5 jours. Une bande de caoutchouc, très peu serrée, fut alors enroulée autour de la jointure et la malade condamnée ainsi à l’immobilité dans son lit. Quinze jours plus tard, ayant constaté une amélioration notable du genou gauche, je pratiquai la même opération sur le genou droit ; elle fut suivie des mêmes accidents, qui se comportèrent comme à gauche.
Une troisième injection fut faite 10 jours après la précédente, dans le genou gauche, et ne provoqua que très peu de réaction.
Depuis lors, le traitement local s’est borné à la compression au moyen des bandes de caoutchouc et au repos au lit.
Il a été aidé par un traitement général par l’huile de foie de morue, des toniques et un régime substantiel.
6 semaines après le début du traitement, la malade a commencé à se lever. Les genoux avaient considérablement diminué de volume, mais présentaient encore un peu d’empâtement au pourtour de la rotule. L’articulation avait gagné en solidité et les mouvements d'extension et de flexion étaient plus étendus et s'exécutaient sans douleur, ce qui permettait à la malade de marcher sans peine. Grâce à l’usage continu des bandes de caoutchouc joint à un exercice modéré qu'on répétait tous les jours, l’état anatomique et fonctionnel des genoux n’a cessé d2 s'améliorer et aujourd'hui il est devenu à peu près normal, comme plusieurs d’entre vous ont pu le constater quand je vous ai présenté la petite malade.
Observation V
(Dupin, in Gaz. des H6p., Toulouse, 1888. Obs. résumée in thèse de. J. Reboul.
Paris, 1890).
Tumeur blanche du genou. — Injections éthéro-iodoformées, interstititielles et intra-articulaires pendant huit mois. — Guérison.
M°° X..., 37 ans. Tumeur blanche du genou; vue pour la première fois le 7 avril 1886.
10 avril. — Pointes de feu profondes. Issue de pus.
16 avril. — 3 injections intra-articulaires et interstitielles d'éther
jodoformé.
bad Re LOS.
© .29 avril. — 3 injections.
27 avril. — Injections intra-parenchymateuses ; vives douleurs.
2 mai. — Redressement du membre sous le chloroforme. 3 injections ; appareil plâtré.
4 mai. — Injection. Les 6,8, 10, 12, 14, 16, 18, 20 et 22, injections.
En juin, 41 séries d’injections.
En juillet, 10 séries d’injections.
En août, 16 injections en 5 séances.
20 août. — La malade marche avec son appareil plâtré et des béquilles.
En septembre, 9 injections en 3 séances.
20 septembre. — Levée de l'appareil plâtré.
En octobre, 12 injections en 4 séances.
En janvier 1887, la malade monte à l’aide d'une canne.
En avril, marche facile et sans douleur, amélioration considérable de l’état général. Le genou est un peu malade.
Il Traitement consécutif à des échecs résultant de l'emploi des autres procédés thérapeutiques.
Observation première
Résumée (Bonnet)
C. Lamb..…, jeune fille de 22 ans. Dès l’âge de 13 ans, elle éprouva
une douleur au genou droit, puis aperçut une tuméfaction. Elle entra alors à l'Hôtel-Dieu de Lyon, où on lui fit subir divers traitements, d’où résultats fort incomplets.
Emploi de douches, cautères et moxas. 7 applications de ce genre furent faites immédiatement sur le genou. Résultat négatif. Douleur s'accroît ainsi que gonflement. Dans le cours de l’année 1836 (4° année de la maladie), elle entra dans le service de M. Bonnet, qui observa alors les symptômes suivants :
Le genou malade à une circonférence d’un pouce de plus que celle du côté sain. à
Aucune fluctuation ni trace d’épanchement liquides dans la mem-
brane synoviale. Tuméfaction périarticulaire avec simili-fluctuation obscure en dedans et au dehors du ligament rotulien.
Peau mobile sur parties sous-jacentes. Fluctuation fausse périrotulienne, fait présumer l’état fongueux des parties molles qui l’entourent.
L'inutilité des moyens révulsifs et des excitants locaux employés : : depuis longues années, sans aucun avantage, me conduisit à recourir de prime abord, à la compression et à l’immobilité. Le genou fut entouré avec des bandelettes de diachylon, et un appareil de fracture ordinaire avec des attelles latérales, fut placé sur les côtés du membre inférieur (je ne connaissais pas encore les gouttières). Cet appareil fut maintenu appliqué pendant trois mois ; après ce temps, on permit la marche, tout en maintenant le genou étenduet immobile . au moyen d'attelles flexibles et d’un bandage roulé. Les cautères, qui suppuraient, furent entretenus et l’on en plaça un autre au lieu d'élection, c'est-à-dire à la partie interne de la cuisse. -
Sous l'influence de ces traitements très-simples, le genou diminua de plus en plus de volume et, vers le 8°° mois de ce traitement, fin de la 4° année de sa maladie, C. Lamb..…, fut complètement guérie avec ankylose. Je la revis plusieurs fois pendant les années 1837 à 1839.
Sa guérison s'était complètement maintenue. Elle ne boîtait pas et l’on ne se serait jamais douté, en la voyant marcher, que le genou était ankylosé. Depuis lors, G. Lamb..., contracta plusieurs maladies. vénériennes qui la prédisposèrent, sans doute, à une rechüte. Peutêtre à une scrofulate.de vérole de Ricord. Car la maladie du genou revint, vers le milieu de 1841, avec plus d'intensité que jamais. Dans cette récidive, un véritable abcès se développa dans l'articulation du genou. Souffrances si vives que, depuis plus de deux mois, la malade réclame à grands cris qu'on lui ampute la cuisse.
J'étais sur le point de céder à ses instances, lorsque, frappé des résultats avantageux que je venais d'obtenir des injections de teinture d'iode dans les articulations, je pensai devoir traiter C. Lamb..…., par la même méthode. Dans l'espace d’un mois, je lui fis 3 injections dans le genou, de 15 grammes chaque fois, de teinture d’iode.
Chacune de ces injections fut suivie, pendant un jour ou deux, d'une douleur assez vive.
Mais la diminution du gonflement et des douleurs ne tarda pas à suivre chacune de ces injections. Les plaies à travers lesquelles le trocart avait été enfoncé, devinrent fistuleuses.
Ge traitement par les injections fut aidé, plus tard, de la compression et des douches, et 2 mois 1/2 après son entrée, C. L..., sortit dans l'état le plus satisfaisant.
Volume égal des deux genoux. Mouvements conservés. La marche peut être soutenue sans fatigue pendant une 1/2 heure à3/4 d'heure.
Sa guérison peut être considérée comme complète.
Observation II (Ex Calot, in Presse Méd., 27 septembre 1899)
Ostéo-arthrite du cou-de-pied. — Injections intra-articulaires. — Guérison.
Il s’agit d’un enfant de Philippeville que j’ai eu à soigner.
Première phase du traitement. — Cet enfant, entré à l'hôpital de Philippeville, y avait été soigné pendant 2 à 3 ans par l’immobilisation. La tumeur blanche avait guéri, mais le cou-de-pied était demeuré ankylosé.
Deuxième phase. — La famille entend parler d’un rebouteur de
-- Lille qui rendait les mouvements aux jointures ankylosées, et lui
conduit son enfant.
Là, on brise l'’ankylose et l'on rend quelques mouvements à la jointure, mais la maladie est réveillée, les douleurs reparaissent avec un gonflement violacé de la région.
Troisième phase. — L'enfant vient chez moi et sa mère me conte l'histoire que je viens de vous dire.
L'enfant était donc guéri, mais avec une ankylose au moins partielle avant d’aller chez le rebouteur.
Depuis son passage chez le rebouteur, le pied avait recouvré des mouvements, mais la maladie avait reparu, le malade avait encore sa tameur blanche.
Vous devinez ce que j'ai fait : J’ai cherché à éteindre la maladie avec des injections modificatrices intra-articulaires de naphtol camphré, ce qui a été l'affaire de dix injections faites dans l'espace de six semaines. Mais, pendant ce temps, je me suis préoccupé d'entretenir la mobilité de la jointure malade en faisant marcher l'enfant quelques instants chaque jour et en faisant des mouvements de mobilisation, et j'ai pu guérir ainsi complètement mon malade, en sauvant le fonctionnement de l'articulation. C’est à la méthode des injections modificatrices que je dois cette guérison.
Observation III (Personnelle et résumée).
Arthrite fongueuse du genou droit. Immobilisation : échec. — Injections d'huile iodoformée. — Guérison.
Garçon, âgé de 8 ans, de santé délicate, à la suite d’une chute, souffre depuis quelques mois d’une arthrite tuberculeuse du genou droit.
Traitements conservateurs : compresses humides et laudanisées, puis immobilisation prescrites dès le début. Résultats nuls... Envoyé à la campagne... Recrudescence des douleurs. Gonflement accru. Pas de fistule... Fluctuation.
Visite d'un docteur étranger, de passage, qui ordonne des injections d'huile iodoformée. Après une série d’injections, dans l’espace de deux mois, l'enfant voit son état s'améliorer.
En septembre 1897: l'enfant sort guéri.
Plus revu depuis.
Observation IV (Ex Calot, in Presse Médic., 21 sept. 1899)
Deux jeunes filles d'Amiens (1899) me sont venues, il y a 6 mois, avec des diagnostics de tumeurs blanches des genoux. N'’étant pas sûr de ce diagnostic, je me suis conduit comme en présence d'une arthrite simple consécutive à une entorse. Je les ai soumises toutes deux au massage et à des essais de mobilisation. ù
Après six semaines, elles virent leur état empirer. Le gonflement et la douleur s'étaient aggravés et chez ces deux-là le diagnostic de tumeur blanche s’imposait maintenant. Je les ai traitées toutes deux par des injections intra-articulaires de 10 grammes de naphtol camphré, chaque fois, et des ponctions successives, toujours comme dans le cas d'un abeès froid ordinaire, et je les ai fait marcher un peu pendant la durée de ce traitement.
Après 5 semaines, les injections ont élé cessées ; Je ne retirai plus qu'un liquide sanguinolent et j'ai mobilisé ces jointures à l’aide d'appareils spéciaux. Les massages et mobilisation, qui avaient
échoué avant le traitement actif, ont réussi cette fois, les lésions bacillaires étant disparues.
Guérison maintenue, avec mouvements conservés.
Observation V
In éhèse de Péchin
Tumeur blanche du genou traitée par injections iodoformées.
Le nommé L..., âgé de 26 ans, couché au n° 4 de la salle Saint- Landry. Entré à l'hôpital le 26 août. |
Antécédents héréditaires. — Père mort à 70 ans, fluxion de poitrine ; mère 66 ans, bien portante. Deux frères et une sœur, bonne santé. \
Antécédents personnels. -- À 9 ans, fait un abcès de parois abdo-
- minales dont il porte encore la cicatrice ; n’est pas sujet aux bron
chites.
Histoire de la maladie. — Fin 1892, le malade ressent une gêne qu'il localise à la partie postérieure de l’articulation, gêne qui disparaissait quand il avait marché quelques instants.
La nuit, le malade souffrait de son genou ; il attribuait cette douleur à la chaleur du lit, car elle cessait en découvrant la jambe. L'’articulation était déjà enflée.
- Fin de 1895. — Le malade fait une chute, le genou grossit ; après quelques heures de repos, il reprend son travail. A partir de ce moment, le genou commence à se mettre en flexion.
La flexion augmente un peu.
Janvier 14896. — Le malade portant un fardeau fait un faux pas sans pourtant tomber. Il ressent une douleur dans le genou malade, et,à partir de ce moment, garde le lit. La jambe a fléchi davantage, et la pointe du pied se tourne en dehors. Un médecin lui redresse la jambe et l’immobilise avec des attelles. Le malade se soumet à ce traitement pendant 35 jours. Depuis lors, il marche à l’aide de cannes ; la jambe continue à être douloureuse.
Entré à l'hôpital le 23 octobre, plusieurs symptômes frappent à l'examen : 4° atrophie du triceps ; la circonférence de la cuisse me-
surée à la partie moyenne est, à droite de 38 cent. à gauche, de 47 cent. 6 .
29 Tuméfaction du genou ; les culs-de-sac synoviaux sont empâtés et fongueux, indolores à la pression ; 3° points osseux : la pression sur les plateaux tibiaux et sur l'articulation péronéo-tibiale est douloureuse. La rotule n’est point douloureuse à la pression, non plus que les condyles fémoraux ; la pression sur le talon réveille les douleurs articulaires ; 4° empâtement considérable de la région poplitée donnant une sensation molle au toucher. |
Traitement : Immobilisation dans plâtre.
Injections iodoformées. Avec le mucilage.
4 nov. — Première injection. Cause de la douleur.
1 nov. — 2°° injection, très douloureuse ; pas de température.
Les injections sont continuées tous les 3 jours.
Elles se font alternativement dans chaque cul-de-sac. La douleur diminue rapidement et dès la 4% injection elle ne dure plus que 2ou 3 beures. Ne ul
16 nov. — M. Duplay trouve une diminution du gonflement. Il fait faire des injections tous les jours.
5 déc. — M. Duplay, satisfait du résultat obtenu, fait cesser les injections. |
27 déc. — Le malade, très amélioré, sort de l’hôpital sur sa demande.
Observation VI (Ex Péchin, tx thèse de Paris, 1897)
Tumeur blanche du genou.
La nommée Marie V..., sans profession, âgée de 16 ans, entre, le 24 juillet à l’Hôtel-Dieu, pour une tumeur blanche du genou. Salle Notre-Dame, n° 5.
Antécédents héréditaires. — Père vivant. Mère morte à 31 ans, tuberculeuse. 7 frères et sœurs vivants.
Antécédents personnels. — A 13 ans, maladie inconnue. Depuis son enfance, elle est sujette aux bronchites.
Histoire de la maladie, — En mai, commencement de douleurs lorsque Ia malade marche.
Les douleurs sont très vives et la malade les localise en deux points qui correspondent aux deux plateaux tibiaux Les douleurs cessent la nuit.
Le genou garde sensiblement son volume normal; au bout de 3 semaines, les douleurs cessent, la malade garde cependant un peu de faiblesse: de la jambe malade. Au commencement de juillet, les douleurs recommencent, le genou enfle fortement et la marche
‘devient impossible ; la jambe reste dans la rectitude.
La malade voit un médecin, qui lui fait poser un vésicatoire. En juillet, elle entre à l'hôpital. On constate: 1° fuméfaction du genou avec empètement des culs-de-sac synoviaux douloureux à la pres-
Sion ; 2° points osseux ; plateaux tibiaux très douloureux ; condyles
fémoraux douloureux. ;
La pression du talon réveille les douleurs articulaires.
3° On ne constate pas d'atrophie du triceps.
Trailemént: Immobilisation dans un appareil plätré et pointes de feu.
1n0v.— M. Duplay ordonne les injections iodoformées intraarticulaires. Mucilage iodoformé, chaque injection contenant 1 gr. 05 d’iodoforme.
Injections les 7 nov., 0 nov., 13 nov. Douleurs assez vives au moment de l'injection, faibles pendant le reste de la journée. Le 24 novembre, la température monte brusquement à 39°4 et redescend, le lendemain, à 37°, avec oscillation, pendant deux jours autour de 38 degrés. Douleurs vives pendant les trois jours.
28 novembre. — Injection peu douloureuse. — 5 décembre, idem.
42 décembre. — M. Duplay constate un mieux sensible ; les fongosités ont diminué.
19 et 26 décembre; 2 janvier. — Injections peu douloureuses.
9 janvier. M: Duplay, trouvant le progrès lent, fait faire les injections deux fois par semaine.
13 janvier. — Toujours douleurs. — 16 janvier, au moment de l'injection.
20, — Très faible le reste du jour.