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Pas de réaction de température

27. — Le genou est notablement amélioré, l re a presque disparu et les fongosités ont diminué.

Encore un traitement.

Observation VII (Ex Péchin, loc. cit.)

Tumeurs blanches du genou traitées d'abord par les injections iodées puis iodoformées.

Bor….., 32 ans, bronzeur, couché au n° 19, salle Saint-Landry. :

Antécédents héréditaires. — Mère morte suites de couches. Père bien portant. Huit frères vivants et bien portants.

Antécédents personnel. — Rien,

Histoire de la maladie. — En 1887, lé malade, qui était à ce moment chasseur alpin, souffre du genou, se repose quinze 100 et eRTA ensuite son service pendant un an.

En 1896, ce malade a la jambe contusionnée dans un accident de chemin de fer. Genou enflé, le malade se repose dix jours, puis se remet au travail. Depuis ce temps, il ressent toujours une douleur au niveau des plateaux du tibia ; cette douleur se faisait sentir sur-. tout au début de la marche et augmentait par la fatigue. Depuis ce moment, le gonflement du genou augmente lentement.

21 avril 1896. — ArtReGE pue: La plaie se cicatrise, mais il reste un trajet fistuleux.

26 avril. — A son entrée dans le service, le genou est très enflé (fluctualion) ; points douloureux; plateau du tibia, pression rotulienne détermine une vive douleur. Les condyles fémoraux ne sont pas douloureux. Les culs-de-sac Synoviaux sont empâtés et donnent une sensation plus nette de fluctuation. Le triceps est atrophié. Un petit trajet fistuleux profond de 2 cent. environ reste sur le trajet de la cicatrice.

Traitement. — Injection de la solution iodée, un gramme d’iode par injection.

4 nov. — Première injection cause une douleur très vive qui cesse seulement vers le soir.

7 nov. — Nouvelle injection très douloureuse.

10 et 13 nov. — Injections douloureuses.

16 nov. — M. Duplay fait faire des injections tous les jours. Elles . sont mieux supportées et les fongosités diminuent notablement.

5 déc. — M. Duplay constate une grande amélioration et fait cesser les injections.

66 janv. — Etat reste stationnaire. M. Duplay fait faire des injections mucilage iodoformé tous les huit Jours. Elles ne sont aucunement douloureuses.

25 janvier. — Les injections se font maintenant 2 fois par semaine. M. Duplay est très satisfait du résultat. Le malade est encore en traitement.

Observation VIII (In thèse de Péchin — Paris, 1897) Tumeur blanche du genou guérie par les injections intra-articulaires

d’éther iodoformé.

. Mlle S..., 19 ans. Couchée n° 5 de salle N.-D..

Antécédents héréditaires. — Père vivant, bien portant: Mère morte à 29 ans, tuberculeuse. Un frère et 6 sœurs morts. Aptécédents personnels. — Rougeole, bronchites fréquentes; à

son entrée à l'hôpital, souffle léger au sommet droit.

Histoire de la maladie. — Décembre 1895. Attaque de rhumatisme articulaire, traitée à l'hôpital Andral, Elle en sort pour venir à l'Hôtel- Dieu.

= Mars 1876. — La malade a la jambe fortement fléchie, le genou est enflé et le plateau tibial interne est douloureux à la pression.

La pression sur le falon détermine des douleurs articulaires. On redresse la jambe sans anesthésie, on maintient la réduction par, appareil plâtré.

La malade reste deux mois à l' hôpital, on lui metun silicateetelle part au Vésinet en mai. Depuis:ce témps la malade ne peut marcher

‘et travaille assise; elle garde son &ilicate jusqu'à sa rentrée à l'hôpital.

Rentrée à l'Hôtel-Dieu É 2 septembre 1896. Elle y revient à cause des douleurs plus vives qu'elle ressent. A l'examen, on constate :

4° Points osseux douloureux, plateaux tibiaux droit et gauche, condyles fémoraux, idem ; 19° Tuméfaction du genou avec empâtement des culs-de-sac syno- ViaUX ;

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3° Empâtement de la région poplitée :

4° Alrophie du quadriceps..

Traitement. — Immobilisation dans appareil plâtré. M. Duplay ordonne les injections d'éther iodoformé à 20 0/0, 5 cent. cubes par

injection.

7 noyembre. — Injection au côté droit du tendon rotulien. Dou-

leurs très vives pendant un jour.

10. — Injection au côté gauche du tendon rotulien. Pas de réaction douloureuse, cependant ia sensibilité et l’enflure du genou ont augmenté. ,

43. — Injection ae cul-de-sac sous-tricipital gauche. Aucune douleur.

94. — Injection dans cul- de- sac sous-tricipital droit. Enflure du genou diminue.

28. — Injection côté droit du tendon rotulien. Compression ouatée. É |

11 décembre. — Dernière injection au côté gauche du tendon

rotulien. Douleur pendant un jour. Petite éruption iodoformée qui dura 3 ou 4 jours, le genou a un volume normal. 21. — On retire l'appareil plâtré et on met un appareil silicaté. La malade sort guérie de l'hôpital.

Observation IX

(J. Boeckel : De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. VI.)

Hydarthose chronique du genou. — Ponction. — Lavage avec solution phéniquée à 2,5 puis à 5 0/4. — Guérison. — Ankylose.

Br... Max. 18 ans, entré le 4°" octobre 1887 dans mon service (salle 101), pour une hydarthose chronique liée à la présence d’une arthrite datant dé huit mois et traitée en vain par les moyens usuels. La constitution du sujet est mauvaise, il est pâle, amaigri ; la longue durée de l'affection, étant donnée sa complexion chétive, fait craindre le développement d'une arthrite tuberculeuse.

Le 18 octobre, ponction avec gros trocart, comme dans le cas précédent. Evacuation de 150 grammes de liquide légèrement trouble et floconneux. Lavage avec solution phéniquée à 2,5 puis à 5°/,; à la

ee 193 22

* deuxième injection le liquide ressort clair. Pansement iodoformé maintenu par une bande neuve. À .

Le 28. — Appareil silicaté pendant 3 mois.

Le 9 novembre. — Le malade se lève et marche à l’aide d’une paire de béquilles. À Guérison maintenue depuis lors, Ankylose en rectitude,

Observation X (Ex J. Bæœckel: De la résection du genou. Paris, 1889. Obs. V).

Hydarthrose symptomatique d’une arthrite {uberculeuse du genou. — Ponction. Lavage phéniqué à 2,50/o. — Ankylose. — Guérison.

V. H:.., 23 ans, entre dans mon service (salle 101, hôpital civil), le 10 juin 1885.Hydarthrose symptomatique d’une arthrite du genou, datant de plusieurs mois. Menace de tuberculose pulmonaire. Amaisrissement. Les traitements employés antérieurement ont échoué.

Le 15, ponction au côté externe du genou, à l’aide d’un grand trocart, qui pérètre dans l’article au niveau de la face postérieure de la rotule. Evacuation de 105 grammes de liquide louche, renfermant de nombreux grumeaux, et des particules osseuses révélées au microscope. Lavage phéniqué à 2,5 °/, jusqu’à ce que le liquide sorte clair.

Contre mon attente, la réaction est nulle. La question d’arthrotomie qu'on avait soulevée après cette intervention, peut être définitivement écartée au bout de dix jours. À cette date,on applique un appareil silicaté pendant deux mois; quelques jours plus tard, le malade circule avec des béquilles.

A la levée du bandage, raideur du genou; douleurs lorsqu'on essaye de faire exécuter des mouvements. Je conseille le repos au lit et installe le membre sur une attelle à pédale pendant six semaines.

Le malade se lève vers le 30 septembre et se promène dans les cours de l'hôpital portant une simple bande de caoutchouc comme unique pansement.

L'ankylose s'établit bien, et, trois mois ae tard, l’opéré quitte le service. L’affection pulmonaire est en voie d'amélioration.

La guérison s’est maintenue depuis deux ans. -

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Observation XI

(Prof. Le Fort, Bull. et Mém. Soc. Chir., 1879).

Arthrite fongueuse du genou. — Injections de sulfate de zinc répétées. Guérison “

D..., Fr., 23 ans, entre à l'hôpital Beaujon, le 3 février 4879.11 y a quatre ans, douleurs et gonflement du genou droit, marche difficile, puis impossible ; pointes de feu ; peu de résultats. À la fin de 1878, douleurs el gonflement augmentent. Genou chaud et douloureux au toucher, amaigrissement, perte de l'appétit.

5 février. — Immobilisation et compression ouatée.

12 mai, — Injection dans le cul-de-sac supérieur avec la seringue de Pravaz de 8 gouttes de sulfate de Zn au dixiéme, additionné de trois fois son volume d'alcool pur. L'injection cause une légère sensation de cuisson, qui disparaît après un quart d'heure.

Le 16. — Nouvelle injection de 16 gouttes dans le cul-de-sac ‘supérieur, quelques gouttes de pus,

Le 18. — ROAGUON issue de 30 grammes de pus séreux, compression.

Le 27. -— Nouvelle ponction, 30 grammes de pus et de sérosité.

Le 28. — Injection de dix gouttes de la solution alcoolisée de sulfate de Zn dans la partie interne du cul-de-sac synovial.

Le 31. — Les régions des injections présentent des duretés dif-

fuses. Le volume du genou a diminué. Nouvelle ponction ; 30 grammes de pus. Injection de 10 gouttes de la solution de CI Zn.

13, 23 et 26 juin. — Nouvelles injections de CI Zn. . Le 28. — Injection intra-articulaire de 5 outtes de solution phéniquée au 4/20.

3, 11, 17 et 923 juillet. — Inicclions de 5 gouttes de CI Zn.

6 août. — Le volume de l'articulation a beaucoup diminué, les douleurs ont disparu. Le malade se lève et se promène ; un peu de raideur du genou. Lefort considère ce malade comme à peu près complètement guéri.

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. Observation XII (Dupin, in Gaz. des Hôpit., Toulouse, 1888. Obs. résumées ir (hèse J. Reboul.

Tumeur blanche du genoù chez un enfant de 11 ans. — Injections éthéro-iodoformées pendant 6 mois. — Guérison.

Enfant de 41 ans, entré le 3 août 1886. Tumeur blanche du genou. Pointes de feu: Immobilisation de l'articulation.

40 octobre. — Injections d'éther iodoformé. A partir de ce moment, jusqu'au 25 décembre, injections tous les deux jours, puis à partir du 25 décembre, injections deux fois par semaine. |

Du 1‘ janvier au 10 avril 1887, une seule injection par semaine 2 ; (3 par séance). Ces injections ont Hu été fort douloureuses.

? 10 mai.— Escarre sèche.

25 avril. — Le malade marche. Raideur du genou. $ 5 mai 1888. — Ankyloses rectilignes. Raccourcissement de 3 cen- 5% timètres. L'enfant marche bien ; bon état général.

B. —— ARTHRITES AVEC ABCÈS.

Observation Première.

(Ex. Kirmisson, in Rev. Orth. 1894)

Arthrite tuberculeuse du genou consécutive à un abcès sous-périostique du fémur. Injections iodoformées. — Guérison.

Victor N.., enfant de 3 ans, peu développé pour son âge, entre dans notre service le 96 janvier 1893. Quand on le découvre, on est frappé par l'attitude de son membre inférieur gauche. La’ jambe est ex fléchie sur la cuisse suivant un angle de 120° environ L'articulation 254 du genou est volumineuse, globuleuse; les téguments sont sains et ne présentent que des traces de pointes de feu appliquées antérieurement. Au-dessous de l'article, au niveau de l'extrémité supérieure

AG Ce

du tibia, on trouve en avant une forte dépression traduisant l'existence d’une subluxation du tibia en arrière.

Au-dessus, la cuisse présente une tuméfaction très apparente qui remonte jusqu'à son tiers supérieur pour se confondre peu à peu avec les parties voisines, et quiest surtout marquée à la partie antérointerne de la cuisse. À la palpation, cette tuméfaction est le siège d'une fluctuation très nette qui se propage jusqu’au niveau du cul-desac sous-tricipital. La palpation de l'articulation provoque de la, douleur et la montre distendue par les fongosités.

Les mouvements d'extension et de flexion qu'on cherche à produire sont douloureux. Les mouvements de rotation’de la cuisse en dehors sont assez limités et provoquent également des cris. Les ganglions de l’aine sont tuméfiés ; il existe une atrophie musculaire évidente de la cuisse et de la jambe. L'examen de la poitrine ne révèle aucune lésion appréciable des poumons. Ps

Le 13 février 1893, nous endormons le petit malade ; nous pratiquons avec la seringue aspiratrice l'évacualion de ce volumineux abcès, et nous y injectons 10 gr. d’éther iodoformé à 10 0/0, soit 1 gr. d’iodoforme.

En même temps nous pratiquons le redressement de l’arliculation, nous immobilisons le genou dans une goulttière plâtrée, et nous … exerçons sur la partie antérieure de l'articulation laissée à découvert la compression ouatée.

Le 5 mars, on note que l'état général est très bon et que la tuméfaction du membre a beaucoup diminué. Toutefois, comme il restait encore une certaine quantité de liquide dans la poche, le 10 avril, nous pratiquons une seconde ponction suivie de l'injection de 10 grammes d'éther iodoformé.

Cette seconde ponction suffit à procurer la guérison.

En effet, le 7 mai, la poche était entièrement rétractée.

Le 20, on appliquait un appareil silicaté et le petit malade commençait à marcher avec des béquilles.

Le 1% juillet, il quittait l'hôpital, complètement guéri.

Observation II (Ex. Kirmisson, loc, cit.)

Arthrite tuberculeuse ‘du genou gauche. — Injections iodoformées. — Guérison,

En même temps que nous donnions des soins à ce petit malade

dans notre service (ex. obs. préc.), nous avions l’occasion d'observer

en ville une jeune fille de 15 ans, que nous avons traitée avec notre maître, le professeur Verneuil.

Il s'agit d'une jeune fille qui, depuis de longues années déjà, souffrait d'une arthrite chronique du genou gauche. Quelques mois avant son arrivée à Paris, cette arthrite s'était réchauflée et avait abouti à la suppuration.

Ayant reconnu, par deux ponclions successives, l'existence du pus en grande abondance, les médecins qui la traitaient l’engagèrent à

venir à Paris, disant qu'il serait nécessaire de pratiquer la résection du genou.

Quand nous la vimes, au commencement d'avril, avec le professeur Verneuil, nous constatämes l’état suivant : le membre est très atrophié, et, contrastant avec sa maigreur, il existe une tuméfaction

énorme occupant la région antéro-interne de la cuisse, remontant Jusqu'au tiers supérieur du membre, descendant en bas jusqu’au niveau du genou, où elle se prolongeait sous forme de bosselure recouvrant le condyle interne du fémur.

- Dans toute l'étendue de cette énorme tuméfaction, on percevait une fluctuation évidente, de sorte qu'il s'agissait d'un vaste abcès sous-périostique en communication avec l’articulation du genou.

La jointure présentait une flexion légère et ne possédait que de très légers mouvements. 3

Le 5 avril 1893, la jeune fille étant endormie, nous fimes, M. Verneuil et moi, l'évacuation de ce vaste abcès qui renfermait un demilitre de pus environ, puis nous pratiquâmes dans la poche une injection d'éther iodoformé. Le membre fut redressé et immobilisé dans une gouttière plâtrée, au-devant de laquelle on pratiqua la compression ouatée.

Les suites de cette intervention furent des plus simples. La malade n'eut ni fièvre, ni douleurs, et son état général ne tarda pas à s'améliorer.

Mais, comme le liquide s'était reproduit en quantité notable, une deuxième ponction fut pratiquée le 29 avril, et suivie de l'injection de 40 grammes d'éther iodoformé à 10 0/0.

Enfin, une troisième ponction fut faite le 30 mai, et suivie de li injection de 5 grammes de la solution d’éther iodoformé à 10 0/0.

Mais à ce moment, il était facile de prévoir la guérison complète de l’abcès, car le liquide retiré par la ponction n’était plus du pus, mais seulement de la sérosité fortement colorée en jaune par l’iodoforme.

Au commencement de juin 1893, la jeune fille quitta Paris, ne présentant plus que très peu de liquide dans la poche de son abcès, et pourvue d’un appareil en cuir moulé, immobilisant l'articulation.

Ce qui fait l'intérêt particulier de cette observation, c’est que, le 8 mai dernier, c'est-à-dire au bout d’un an, nous avons revu cette jeune fille et nous avons pu constater son entière guérison.

Son élat général est excellent; elle s'est beaucoup développée et a notablement engraissé. Il ne reste plus aucune trace de son abcès, la cuisse est seulement un peu plus grêle que celle du côté opposé. Particularilé importante à signaler, bien que le membre de cette Jeune fille ait été immobilisé dans un appareil rigide, et que l’on n'ait fait aucune tentative de mobilisation, les mouvements sont cependant revenus dans une très grande étendue, et aujourd'hui, notre jeune malade peut fléchir la cuisse à angle droit.

Observation III (Ex T. Kirmisson et P. Ardouin, in Revue d'Orlhopédie, 1898)

L2 Coxalgie gauche et arthrite du genou droit

Em. C..., 5 ans, est présentée à la consultation le 4 avril 4895. Au côté interne du genou droit, on trouve un volumineux abcès.

6 avril 4895. — Chloroformisation. Ponction et injection de 5 d’éther iodoformé.

24 janvier 1897. — Revue. L’arthrite du genou est complètement

guérie, le membre est en extension, mais il existe un léger degré de

subluxation du tibia.en arrière. La hanche gauche est en très bon état et dans une attitude satisfaisante, extension et abduction légère; ilreste un peu de rotation en dehors. Il n’y a ni douleur, ni abcès, mais On trouve un gonflement notable au niveau du grand trochanter. On applique un appareil plâtré en spica embrassant la cuisse et le bassin. |

L'état général est excellent.

Observation IV

(Ex Kirmisson et Ardouin, in Revue d'orthopédie. 1898)

Tuberculose du tarse

Alph. J..., 14 ans, entre le 2 février 1996 dans le Pavillon. On. remarque un volumineux abcès au côté du dos du pied, et une tuméfaction fongueuse au côté interne, au niveau des os de la deuxième rangée, se prolongeant un peu en arrière de façon à circonscrire la malléole interne. Le calcanéum et l'asiragale sont indemnes, le

pied est déjeté en valgus.

14 février.—Chloroformisation. La ponction de l’abcès donne issue à un pus séreux, mélangé de grumeaux Caséeux : on injecte 5 grammes d’éther iodoformé. Sur les fongosités du bord interne du pied, on applique des pointes de feu pénétrantes. Immobilisation dans

* une gouttière plâtrée. Un petit abcès existant sur le dos du pied gau-

che, on le ponctionne à l’aide. de quatre pointes de feu profondes.

23 inars.. — Amélioration considérable, Chloroformisation. Nouvelle ponetion par laquelle on ne peut évacuer une seule goutte de liquide, on arrive cependant à pousser un peu d'éther iodoformé dans la poche. Puis sur les fongosités du bord intense, sur le scaphoïde et l'articulation scapho-cunéenne, on applique 20 pointes de feu pénétrantes.

6 mai.— Le pied est revenu à ses rapports normaux avec la jambe. L'abcès froid du papier a disparu, les fongosités ont considérablement diminué, les pointes de feu sont cicatrisées.

Le 8. — Nouvelle séance d’ignipunclure : 20 pointes de feu. Gouttière plâtrée.

10 juin. — Guérison complète. Toute trace d'abcès ét de fongosités a disparu.

à did

Le 24 — Sort, marchant facilement, munie d'une chaussure spéciale. ‘

90 avril 4897. — Revue. Etat très satisfaisant. Ni abcès, ni fongosités.

Le pied n'est pas douloureux, les mouvements sont conservés dans les articulations tibio et médio-tarsiennes. L'enfant a seulewent un peu d'œdème du pied depuis qu'elle n’a plus le pied soutenu par une chaussure solide. |

Observation V

(Jæger, Gaz. méd. de Slrasbourg, p.1, 1887)

Arthrite tuberculeuse tibio-tarsienne.— Injection d'éther iodoformé.— Guérison.

Une petite fille de 10 ans, chez laquelle s'était développée depuis neuf ou dix mois une arthrite tibio-tarsienne ; fluctuation très nette, douleurs très vives, mouvements de latéralité et antéro-postérieurs.

Etat général satisfaisant. Première ponclion et injection d'éther iodoformée, le 29 mars. Immobilisation du pied sur attelle à pédale et pansement compressif. É

Le 5 avril, on constate une nouvelle accumulation de pus dans l’article et, outre les mouvements de latéralité, du frottement des: surfaces arliculaires. Deuxième ponction et injection. Pansement compressif.

Le 23 avril, on remplace l’aitelle par un appareil plâtré a CO IE | lection purulente a notablement diminué : la tuméfaction n'est plus que très légère. Les mouvements sont encore élendus, mais on re sent plus de frottements. On injecte 3 ou 4 grammes d’éther iodoformé avec la seringue Pravaz ; nouvel appareil plâtré.

Le 14 juillet, la malade vient se montrer ; on ne trouve plus trace de liquide, pas de douleurs, les mouvements sont normaux et se font sans frottement.

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: Observation VI

(In Bonnet, de Lyon). (Résumée)

Abcès froid de l'articulation du genou — Injections. — En voie de guérison.

A. R..., âgée de 9 ans, est entrée à l’Hôtel-Dieu de Lyon, le 45 mars 1841. Elle est affectée d'une inflammation chronique du genou gauche.

De constitution lymphatique.

Il y a 6 mois, elle eut une éruption de plaques rouges.sur la jambe ; ces plaques disparurent au bout de 3 jours. 4 mois après cette éruption, le genou gauche devint le siège de quelques douleurs sourdes et-se gonfla considérablement.

Le 16 mars, on ponctionnne la tumeur. Sortie de pus mêlé de sang. Injection d'alcool à 32°. |

La douleur est des plus vives pendant une heure seulement, puis elle se calme.

Aucun accident. Chaleur et gonflement du genou augmentent

légèrement.

Afavril. — Le membre opéré-est placé dans une gouttière. Érictions avec pommade iodée. Piqûre causée par le trocart est fermée. N'a jamais suppuré. Parties molles indurées, fluctuation profonde. On exerce la compression avec des tours de bandes.

5 mai. — Absence de fluctuation ; l'empâtement persiste autour de la jointure. Aucune douleur.

7 juin. — Commence à marcher. Application d’un moxa sur l’ar-

ticulation. La synoviale contient encore du liquide. Ponction et injection de teinture d'iode : 45 gr. sans accident. 26 juin. — Sortie du malade. Genou se trouvant dans un état satisfaisant. Mouvements s’exécutent avec facilité et sans douleurs.

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Observation VII à

(In Bonnet). (Résumée).

Abcès froid du genou. Injections iodées. Amélioration très sensible.

M. N.., âgée de 7 ans, d'un tempérament lymphatique, entre à l'hôpital le 7 mars 1841. | À

Cette fille n’a jamaïs eu de maladie scrofuleuse. Son genou est fléchi sur la cuisse ; douleurs et fluctuations à la partie interne de : l'articulation. Le mal existe depuis trois mois, sans qu'on ait pu en déterminer la cause,et depuis un mois la marche est devenue presque impossible. A la partie interne du genou est un moxa qui fournit une abondante suppuration. ee ja

A1 mars. — On pratique la ponction de la tumeur: il en sort du pus séreux et on injecte de l'alcool à 32°. La réaction est presque nulle.

45 mars. — On fait une nouvelle ponction et une nouvelle injection. L'opération ne s'accompagne d’aucun accident. On n’observe aucun phénomène cérébral consécutif. Seulement, il survient une légère inflammation, la peau devient rouge et luisante. On exerce une légère compression depuis l'extrémité du membre jusqu’audessus de l'articulation.

6 mai. — La malade sort de l'hôpital dans l’état suivant:

Le genou est revenu à son volume normal. La rotule, qui était. adhérente aux condyles, est parfaitement mobile et n’a subi aucune déviation. On ne sent plus de fluctuation ; les mouvements de flexion et d'extension s'exécutent facilement et sans douleur; la malade marche avec aisance, son genou est seulement an peu raide, {andis! qu'auparavant, la jambe était fléchie sur la cuisse. La plaie produite par le moxa est cicatrisée. Il n'y à plus que la piqüre de la dernière ponction qui fournit encore un léger suintement séreux.

La sortie générale est satisfaisante ; la constitution même parait s'être améliorée. (Observation extraite de la Thèse de M. Martin.)

Observation VIII (In Bonnet. Résumée.)

Abcès froid à l'articulation du genou. — Injections irritantes. Amélioration très grande.

M. G..., âgée de 7 ans, entre à l'hôpital le 19 avril 1841. De constition scrofuleuse, lèvres et face bouffiés. Depuis plusieurs années, son genou droit présente une tumeur énorme à la partie externe de l'articulation, Une autre sous le triceps. Ce foyer purulent communique avec l’artieulalion, dans laquelle on sent aussi de la fluctuation. Il existe à la partie interne de la jointure une cicâtrice qui annonce une ancienne ouverture du foyer. Empâtement diffus. Le malade n'a subi aucun traitement antérieur ; elle n’a jämais souffert beaucoup ni cessé de marcher.

Dans l'espace de trois mois,Jje fis six ponctions suivies de six injections irritantes dans la cavité du genou qui était remplie d’un pus séreux. Jamais ces injections n’ont été suivies d'accident. Les parois du foyer présentaient si peu de réaction qu'on à eu de !a peine à obtenir une légère inflammation et celle-ci ne s’est jamais accompagnée de fièvre.

Les deux premières fois, on injecte de la teinture d’iode en grande quantité. Il ne se manifeste pas la moindre irritation et la tumeur

reste aussi volumineuse

A la troisième ponction, le pus est coloré en jaune ; on injecte une grande quantité d’eau-de-vie saturée de camphre. Il y a de la réaction.

Quelques jours après, la plaie faite par le trocart laisse circuler une grande quantité de pus. Les parois du foyer situé au-dessous du triceps se rapprochent et paraissent se cicatriser, mais l'articulation contient toujours du liquide, et deux ouvertures restées fistuleuses fournissent une abondante suppuration.

Le genou a 4 centimètres de circonférence de plus que celui du côté sain, la peau n'a pas changé de couleur, elle n’est pas adhérente. Le tissu cellulaire sous-cutané est toujours empâté.

Le 14% juin, on injecta de la teinture diode; elle ne produisit qu’une faible réaction. Néanmoins le genou diminua de volume.

Le 9 juillet, on injecta du baume de Fioraventi; ce liquide, plus irritant encore que la teinture d'iode, détermina une légère inflammation, car la chaleur augmenta et la peau du genou devint rouge; mais il n'y eut pas de fièvre. La suppuration diminua beaucoup, une des ouvertures fistuleuses s'était fermée.

Le 20 juillet, on injecta de la teinture d’iode pour la dernière fois. Elle ne produisit aucune réaction, mais pendant quatre jours, il est

sorti une grande quantité de pus.

Au commencement du mois d'août, le genou était desséché et les ouvertures fistuleuses oblitérées. On ne sentait plus que quelques inégalités dures à la place du vaste foyer qui était sous le triceps. Dans le genou, il n’y avait plus aucune fluctuation, la flexion et l'extension s'exécutaient comme dans l’état normal. La santé générale s'estensuite améliorée ; sortie de la malade quasi-guérie. [Il ne reste plus qu'un peu d'empâtement et de la raideur du genou.

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