‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Urétrites par le Protargol et l'Acide PicriqueChapitre 23 sur 31 · C..., cuisinier, 19 ans · texte numérisé non relu

C..., cuisinier, 19 ans

Blennorragie au mois de décembre 1897 iraitée par des tisanes et des pilules antiblennorragiques ?

Goutte persistante.

Gonocoques à foison dans le pus.

On fait une injection au permanganate de potasse, dans l'urètre antérieur.

Au toucher rectal, la prostate est augmentée de volume, au niveau du lobe gauche; sa surface est mamelonnée et inégale; les bosselures fônt corps avec la glande. Le toucher rectal fait sourdre quelques gouttes au méat.

18 août 1898. — Série de trois instillations au protargol.

25 août. — L'examen bactériologique ne révèle plus la présence de gonocoques.

8 septembre. — Le malade revient à la Clinique : l'écoulement, peu abondant, il est vrai, a réapparu. Les gonocoques existent de nouveau. |

Nouvelle série de quatre instillations. L'écoulement et les gonocoques ont disparu.

OgservarTion XIII

K..., 23 ans, voyageur de commerce. ;

A eu une blennorragie, il y a quinze jours, laquelle a été soignée par des lavages au permanganate.

0 juin 1898. — Ecoulement assez abondant. Pas de douleurs.

Nombreux filaments dans les urines.

Pas de gonocoques dans le pus.

A l'examen, le canal est inégal.

On commence une série d'instillations (14 en tout). Dès la dixième, les filaments ont disparu en proportion notable ; l’écoulement a également diminué beaucoup. Le malade est obligé

de quitter Paris et on le considère comme guéri, mais sans épreuve de contrôle possible. 5

Ogservarion XIV

R..., 63 ans, employé d'administration.

Première blennorragie à l'âge de 19 ans, qui a duré de deux à trois mois; depuis ce temps-là, plusieurs autres blennorragies de longue durée; en 1875, autre très douloureuse, en particulier, avec orchite consécutive.

La dernière date d'il y a un an : elle a été traitée par des in- -jections au permanganate de potasse et au sulfate de zinc, et par du copahu. Depuis, une goutte matutinale a persiste.

25 oclobre 1898. — Il existe un léger suintement du méat; il y a des envies d’uriner fréquentes et impérieuses. Le malade accuse des douleurs surtout à la fin de la miction. Les dernières souttes sont, du reste, teintées de sang. |

Les urines contiennent de nombreux filaments. Pas de gonocoques.

27 oclobre 1898. — Première instillation au protargol, après avoir, au préalable, vidé la vessie.

On fait une série de 16 instillations en même temps que des dilatations (Béniqué 55 à 60).

À la seizième instillation, l'urine ne présente plus de filaments apparents à l'œil nu.

Le malade n'est plus revenu à la Clinique.

OBsEerRvaTIOoN XV

M... 45 ans, sculpteur.

Il y à 20 ans, première blennorragie.

En 1896, cinq ou six jours après un coït suspect, est survenue une urétrite aiguë qui a duré environ trois mois.

Depuis, et à plusieurs reprises, à la suite d'excès, sont survenues des poussées nouvelles.

Actuellement, le malade se plaint de ce que, en allant à la selle, un écoulement blanchâtre vient sourdre par le méat; il y a quatre ou cinq Jours, quelques gouttes de sang ont même apparu.

27 mai 1898. — On constate que le canal est libre. La vessie offre un certain degré de rétention (100 grammes). La force de l'expulsion de l'urine est notablement diminuée. La prostate est grosse, tuméfiée; les deux vésicules séminales sont également grosses et dures.

A l'examen cystoscopique, on voit nettement des lésions de cystite, surtout dans le fond: les orifices des uretères sont très gros.

L'examen microscopique ne décèle pas la présence de gonocoques dans le liquide du suintement. ,

On fait une”série d’instillations du 29 mai au 25 juin (12 en tout). A la dix-huitième, les filaments qui étaient, au début, très abondants dans l'urine, ont totalement disparu. Le malade ne souffre en rien.

> juillet. — Les filaments ont réapparu dans l'urine qui est devenue plus louche.

2, 4, 6, 9, 11 juillet. — Instillations de protargol.

Le malade est parti en vacances et n’est plus revenu.

OgsEervaTION XVI

G..,, 18 ans, employé de commerce.

Première blennorragie, il y a deux mois, peu intense, peu douloureuse, traitée par des lavages au permanganate de potasse (pratiqués avec une seringue).

4 mars 1898. — Ecoulement à peine marqué. Il n'y a’seulement qu'un léger suintement.

Pas de gonocoques à l'examen bactériologique.

On a fait une série de onze instillations : les filaments ont disparu totalement de l'urine et le suintement n'existe plus.

OgservarTion XVII

G..., menuisier, 23 ans.

‘Pas d'antécédents vénériens.

Dix jours après un coîït suspect, il constata la présence de pus assez abondant pour tacher sa chemise. Cet écoulement était accompagné de douleurs vives pendant la miction, principalement à la fin, Après un mois environ, il vit du sang et des caillots à la fin de la miction.

Actuellement, les urines sont entièrement colorées. Pas de gonocoques.

A l'exploration, le canal est libre.

Au toucher rectal, la prostate, un peu grosse, ne présente rien de spécial.

10 février 1898. — Instillation au protargol.

14 février. — Id.

L'amélioration était déja sensible après les deux premières instillations. On les continua cependant pendant une dizaine de séances en tout.

Les filaments ont diminué dans une très grande proportion, mais n'ont pas totalement-disparu.

OgBservarTion XVIII

D..., ouvrier, 26 ans.

Ce malade a été traité à l'hôpital du Midi, il y a six mois, pour une blennorragie.

Malgré tous les soins qui lui ont été donnés et une hygiène des mieux suivies, il lui est resté une goutte qu'il retrouve chaque matin à son réveil.

Le canal est régulier : l'urine renferme des filaments. Pas de gonocoques.

LS

h mars 1898. — Instillation de protargol, répétée en tout dix-sept fois.

A la fin l'urine ne renferme plus de, filaments.

Guérison.

OgBsEervariIoN XIX

Pet. Jean, 50 ans, journalier.

Première blennorragie il y a 17 ans, guéri en 15 jours.

Deuxième blennorragie en décembre 1898, compliquée d'orchi-épididymite double. Après un repos de 15 jours au lit, le malade est guéri.

Actuellement, 8 mars 1899. — Le malade présente un écoulement peu abondant. Pas de douleurs en urinant. Pas d'hématuries. Les urines renferment de nombreux filaments. La vessie présente une rétention de 100 grammes. L'exploration du canal le montre inégal et saignant facilement.

On fait une dilatation suivie d’une instillation au protargol.

15 mars. -— Dilatation. N° 35. Instillation au protargol. 27 mars. ee No:2. — 10 avril. TT A — 14 avril. —. N° 50. 28 avril. — NUS —— 1% mai. — N° 56. — D'nral: — N?:57: —

L'examen microscopique n'a point révélé l'existence du gono-

coque. / OgsErvATION XX

Pid..., 29 ans, garçon de magasin.

Première blennorragie il y a 8 ans. Traitée au Midi pour épididymite. Durée 9 mois.

En 1897, deuxième blennorragie traitée par le permanganate sans résultats.

rer février 1899. — Le malade vient à la Clinique et présente un écoulement persistant. Goutte le matin et le soir. Les urines

2 7h Rs contiennent de nombreux filaments. L'exploration du Canal nous révele la présence d'un rétrécissement bulbaire. Rien aux testicules et à la prostate. S

Dilatation et instillation de protargol.

5 février. — Nouvelle instillation.

15 février. — Dilatation et instillation.

27 février. — Troisième instillation de protargol. L'urine

présente quelques petits filaments.

L'examen microscopique a été négatif sur la présence du

gonocoque.

OsservarTioN XXI

Hiss.., 59 ans, concierge.

Première blennorragie à l'âge de 19 ans, avec épididymite consécutive. ;

Deuxième blennorragie à l’âge de 23 ans, traitée par diverses substances. Depuis il a conservé une goutte persistante.

En 1896, il fut traité à Necker par des lavages au nitrate d'argent à 1 pour 2000 et l'écoulement disparut, maisil fit sa réapparition en décembre 1898.

Actuellement 4 janvier 1899. Le malade présente un écoulement qui se produit surtout lors des efforts qu'il fait pendant la défécation. Il éprouve souvent des douleurs dans les hypochondres.

Les urines contiennent quelques rares filaments. Les testicules sont le siège de petites bosselures au niveau des épididymes.

L’exploration du canal montre un rétrécissement large.

La prostate est dure et irrégulièrement bosselée. L'examen cystoscopique a demontré la présence de lésions de cystite au niveau de l’onifices des uretères. Le microscope n'a point révélé le gonocoque.

Après avoir lavé le canal, on fait une dilatation suivie d’une instillation de protargol, Pas de réaction, ni de sang.

Enfin du 5 janvier au 8 février on fait une série de ro instillations. Le malade n'a point été revu.

AR

OgBservarTion XXII

Gr..…., 28 ans, libraire.

Blennorragie il y a 10 mois, arrêtée au bout de 15 Jours, mais avec persistance de goutte matutinäle.

26 avril 1899. — Urines claires ne présentant point de filaments. Les mictions ne sont point fréquentes ni douloureuses. L'exploration du canal démontre la présence d'un obstacle contitué par uné bride de la fosse naviculaire. Rien aux autres organes. L'examen microscopique a été négatif sur la présence du gonocoque.

Après avoir lavé le canal et introduit une bougie n° 22, nous pratiquons une instillation de protargol.

1 mat. — Dilatation n° 22. Instillation de protargol.

3 mat. — Dilatation n° 44. Instillation de protargol.

Guérison. 7

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