‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Urétrites par le Protargol et l'Acide PicriqueChapitre 24 sur 31 · OBSERVATION XXII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXII

Gir..., 20 ans, garçon restaurateur.

En 1898, il y a un an, le malade contracte une blennorragie qu'il traite d'abord par les balsamiques. L'écoulement persistant, on lui fit des instillations au nitrate d'argent sans résultat. Il pissait du sang après chaque instillation.

Actuellement 17 février. — Le malade présente une goutte continüelle le matin et dans la journée. Pas de douleurs à la miction ni d'envies fréquentes d'uriner. Les urines sont très claires et ne présentent point de filaments. L'exploration du canal démontre la présence d'un rétrécissement.

Après avoir lavéle canal, nous le dilatons et faisons une instillation de protargol.

7 avril. — Dilatation n° 54. Protargol. |

10 avril. — Dilatation n° 57. Instillation de protargol.

12 avril. — Dilatation n° 59. Instillation.

Après 8 jours de repos, le malade est revu. Les urines sont claires et l’examen urétroscopique a été négatif. Le gonocoque n'a point été décelé par le microscope.

Guérison.

OgservarTioN XXIV

R..., 38 ans, cocher d'omnibus.

2 février 1898. — Urétrite légère.

22 avril. — Ressent des douleurs lorsqu'il est sur son siège, par suite des trépidations.

Vient à la Clinique: léger suintement dans lequel l'examen

microscopique ne montre pas la présence de gonocoques.

Urines troubles, avec nombreux filaments.

A l'examen du canal, on note un rétrécissement au niveau du . bulbe. On fait une série d'instillations au protargol et de dilatations (Béniqué de 58 à 61). :

Les instillations ont été au nombre de 14.

3 mars. — Plus de filaments dans les urines. On ne l'a plus revu depuis.

OBsERvATION XXV

B..., 34 ans, dessinateur.

Pas d'antécédents héréditaires, ni personnels.

18 avril 1898. — Est venu à la Clinique : ce malade se plaint d'un écoulement peu abondant, il est vrai, mais surtout de douleurs à la miction.

Les urines renferment de nombreux filaments épais.

Le toucher rectal nous montre une prostate volumineuse, tuméfiée et bosselée.

Instillation de protargol à 5 pour 100.

19 avril 1898. — Le malade, chez lui, est pris d'un suintement sanguinolent par le canal qui dure toute la journée et qui persiste encore le lendemain, 20 avril, quand il revient. Cesuinte-

ment n'a consisté qu'en une teinte plus rougeâtre de l'urine et une coloration plus intense des filaments encore trés abondants.

Nouvelle instillation avec le protargol à 5 pour 100,

Le malade accuse une diminution très notable des douleurs à la miction.

23, 29, 27, 30 avril. — Nouvelles instillations.

La douleur à la miction a totalement disparu, mais l'urine est toujours trouble, renfermant de nombreux filaments. L'écoulement persiste.

OgsEervaTioN XXVI

G..., 4o ans, garçon de bureau.

A. H. — Sœur morte de tuberculose pulmonaire.

A. P. — Bronchites fréquentes.

En 1897, il Ÿ a un an par conséquent, il a été soigné déjà à la Clinique pour une prostato-vésiculite bacillaire.

24 août 1898. — Le malade se plaint d'impuissance absolue et de pertes séminales. Douleurs en urinant. |

Urines claires et sans filaments.

L'exploration du canal démontre que celui-ci est libre, sauf à la fosse naviculaire qui présente une large bride.

L'épididyme gauche est bosselé.

Le toucher rectal dénote une prostate hypertrophiée. Le lobe gauche principalement est ramolli par places.

La vessie présente une rétention d'environ 200 grammes.

Il y a parfois des phénomènes d'incontinence d'urine par

regorgement.

Nous faisons, aprés avoir vidé la vessie, une instillation au protargol.

26 août. — Rétention: 100 grammes. Nouvelle instillation au protargol.

à septembre. — Instillation au protargol. Les douleurs à la

miction ont diminué.

19 seplembre. — La guérison paraît obtenue. L'état général est bon.

26 septembre. — A la suite d'un excès de table, nouvelle

rétention. Instillation de protargol.

12 avril 1899. — Nouvelle rétention : 120 grammes. Douleurs de reins. Urines claires. On abandonne le protargol et on essaie des instillations d'huile gaïacolée.

OgservaTiIoN XXVII

Ar..., 27 ans, ferblantier.

Première blennorragie, en janvier 1899, traitée par des injec- : tions à l'acétate de plomb. Pas de complications. La maladie a évolué en 15 jours.

1 mars 1899. — Douleurs persistantes à la miction. Urines avec nombreux filaments. :

L'exploration du canal montre un rétrécissement large de la partie profonde. $

L'épididyme du côté droit est induré. Prostate étalée, semée de nombreuses granulations : on commence une série d'instillaions au protargol, avec dilation, du 1°" mars au 10 mai.

Amélioration peu sensible.

Ogservarion XX VIII

Bo... 26 ans, dessinateur.

En 1897, douleurs spontanées dans le testicule ; légère irritation et picotements dans l'urètre.

25 novembre 1898. — L'examen cystoscopique montre clairement des lésions de cystite.

Le canal de l’urètre est libre

Prostate un peu tuméfiée, avec quelques légères bosselures.

Nous faisons une instillation de protargol.

28 novembre, 2 décembre. — Rétention : 120 grammes ;

nouvelles instillations. x

On renonce, à la fin décembre, aux instillations de protargol, et on expérimente l'acide picrique.

OgsErvaTION XXIX

Mar..., 30 ans, garde républicain.

Première blennorragie en 1889, qui a duré un mois et demi: a été traitée par le lait, les boissons diurétiques, les balsamiques.

Deuxième blennorragie en 1897. Soignée au moyen d’injections au sulfate de zinc.

Actuellement, 30 novembre 1898, le malade vient à la clinique, présentant un léger suintement et accusant des envies fréquentes d'uriner.

Les testicules ne présentent rien de particulier.

Le toucher rectal démontre que la prostate est hypertrophiée et présente de nombreuses bosselures. On fait une instillation au protargol. Il sé produit un léger écoulement sanguin, immédiatement après, qui persiste quelques heures.

4 décembre 1898. — Deuxième instillation.

9 Janvier 1899. — Troisième instllation. Pas d'hématurie. Le malade part en convalescence à Amélie-les-Bains. |

3 mai 1899. — Urines troubles, avec quelques filaments.

Série d'instillations au protargol, jusqu'au 19 mai.

Pas d'amélioration.

oi

OgsEervaTion XXX

Ar..., 26 ans, coiffeur.

Première blennorragie en 1892, suivie d’orchi-épididymite gauche. Guérison au bout de 5 mois.

En 1897, la maladie actuelle débute par des envies fréquentes d'uriner : hématuries.

Aujourd'hui, 1° mars 1897, émissions fréquentes douloureuses, teintées de sang. -

Urines troubles. Les deux épididymes sont bosselés.

Page 1