‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Urétrites par le Protargol et l'Acide PicriqueChapitre 26 sur 31 · OBSERVATION XXXIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION XXXIII

Ed... 32 ans, ébéniste.

: Première blennorragie il y a un an, incomplètement guérie, Tousse tous les hivers. Il y a 15 jours on lui fit 5 ou 6 instillations en ville et après lesquelles il y eut émission sanguine. Acluellement, 5 seplembre. 1898. — L'exploration du canal le montre libre, mais le toucher rectal nous renseigne sur l'état de la prostate qui présente des lésions de péri-prostatite, L'épididyme gauche est le siège de bosselures nombreuses, Après avoir

vidé la vessie, on fait une instillation au sublimé. Du 7 septembre

au 26, on fait uné série de 7 instillations qui n'amènent point de résultats sensibles. | On abandonne le sublime et on pratique des instillations d'acide picrique qui déterminent dans l'état du malade une amélioration sensible. Depuis le 9 décembre, ce malade n'a point été revu.

OgservarioN XXXIV

* Le].…., 25 ans, coiffeur.

On ne releva point d'antécédents vénériens chez ce malade. A noter seulement qu'il s'enrhume fréquemment tous les hivers.

Il y a trois mois, la maladie actuelle a débuté par des envies fréquentes d'uriner. Ces mictions élaient très douloureuses et s'accompagnaient d'émission de sang à la fin.

La vessie ne présente pas de rétention, mais elle est très intolérante et peut à peine supporter 25 grammes.

Le testicule droit est dur, gros et fusiforme,

1e avril. — Après avoir vidé la vessie on fait une instillation d'acide picrique.

Tomas, ü

a: RU

Après une série de 10 instillations d'acide picrique, les urines sont moins troubles ; les mictions sont moins fréquentes et moins douloureuses, il y a peu de sang.

25 avril. — L'amélioration est sensible. Nouvel instillation

d'acide picrique. Le malade n'est point revenu.

OgservarTiIoN XXXV

Marj..., 34 ans, maçon. : x

Phnire blennorragie il y a quatre ans, avec orchi-épididymite double mal guérie. Un écoulement persiste et des hématuries font leur apparition. La dernière hématurie remonte à trois mois.

Actuellement, 14 septembre 1898. — Le malade se plaint de douleurs vésicales qui l'empêchent de travailler. Les urines sont troubles avec de nombreux filaments. Les deux épididymes sont le siège de bosselures nombreuses. Le canal est libre. La vessie présente une rétention de 200 grammes.

Par ie toucher rectal on sent une prostate petite, mais avec des lésions de péri-prostatite. L'examen cystoscopique nous montre l'orifice de l’uretère droit très petit, sa recherche est assez difficile: l’uretère gauche est plus grand. Dans le fond et en arrière de la vessie on perçoit des lésions de cystite avec vascularisations très-rouges. Après avoir vidé la vessie, on fait une instillation de protargol.

14 septembre. — Rétention vésicale, 20 grammes. Nouvelle instillation de protargol. Ë |

Du 15 septembre au 26 décembre, on fait une série d'instillations au protargol. À cette époque, on abandonne ce médicament et on emploie l'acide picrique en instillation.

1° février. — Amélioration sensible.

OgsEervarTion XXXVI

Bon..., 27 ans, manœuvre.

On ne relève pas chez ce malade d'antécédents vénériens,

: — 83 ais en 1889 il éprouva des difficultés à la miction et eut des hématuries qui durèrent un mois. |

En mars 1899, brusquement, il eut une nouvelle hématurie abondante. Les mictions étaient douloureuses et persistaient après l'émission.

Actuellement, 27 avril 1899. — Les urines sont très troubles et présentent de gros filaments lourds. Elles forment un dépôt abondant.

La vessie ne présente pas de rétention, elle est très intolérante et supporte à peine 25 grammes de liquide. Le testicule droit est augmenté de volume, dur, piriforme.

L'épididyme est bosselé.

Par le toucher rectal, on sent le bas-fond de la vessie épaissi: les vésicules séminales, la prostate, sont prises et forment une masse nettement indurée.

Après lavage de la vessie, on fait une instillation d'acide picrique.

1°" mai. — Acide picrique.

3 mat. — Acide picrique. Amélioration.

OgservaATION XXX VII

God..., 47 ans, 1 mécanicien.

Nous relevons dans les antécédents personnels d ce malade une bronchite en 1891. En avril 1898, il entre dans le service de M. Quénu, pour un abcès de l’épididyme qui fut incisé et gratté.

Depuis un mois, il a des envies -fréquentes d’uriner, qui se répètent toutes les demi-heures. Les mictions sont douloureuses.

6 janvier 1899. — Les urines sont troubles et forment un dépôt en masse: elles sont purulentes. Les testicules et les épididymes sont indurés. L'exploration du canal le montre libre, mais la traversée membraneuse est douloureuse. :

La vessie ne présente point de rétention, mais seulement un

NES ; peu de sang. Le toucher rectal nous montre la prostate sainé, mais les vésicules séminales sont indurées. | Après avoir vidé la vessie, on fait une instillation d'acide picrique.

18 janvier. — Nouvelle instillation d'acide picrique. Le malade n’est point revenu à la Clinique.

, OgsEervarTion XXX VIII

F..., 24 ans, ajusteur.

Il y à un an, a eu une première blennorragie qui a duré deux mois.

Depuis deux mois, a une nouvelle urétrite et une cystite ; envies fréquentes d'uriner : fin des mictions sanguinolentes.

Cette cystite est apparue consécutivement à une injection Vincent. Il a constaté une amélioration, le jour où il a cessé ces injections. ÿ

Actuellement, on trouve quelques petits filaments dans les urines.

8 décembre 1897. — Instillation au nitrate d'argent : une insüllation antérieure n'avait pas produit de réaction.

17 décembre 1897. — Quelques filaments dans l'urine. Dilatation avec les bougies n° 18, 20, 23, suivie d'instillation au nitrate. Réaction très vive.

Du 22 décembre au 21 Janvier 1898, séances de dilatation suivies d'instillation au nitrate.

2 février. — Reprise des instillations au nitrate d'argent. 4 février. — Urines claires. Instillations.

21 février. — Rien dans les urines. Guérison.

Ce malade revient le 15 juillet 1898 avec une récidive. On. commence les instillations au protargol.

Sondage de la vessie.

Instillation unique au protargol.

Guérison définitive.

SE ar on

| OgBsEervaTion XXXIX

F..., 24 ans, gardien de la paix.

Premièré blennorragie en mai 1898, traitée par des injections au permanganate de potasse.

29 juillet 1898. — Envies fréquentes d'uriner très douloureuses ; les dernières gouttes sont teintées de sang.

Urines troubles, renfermant de nombreux filaments.

29 Juillet. — Instillation de protargol à 5 pour 100.

1 août. — Instillation de protargol à 5 pour 100. Douleurs beaucoup moindres.

27 seplembre. — Lavage au permanganate de potasse et protargol.

Le malade sort guéri.

18 avril 1899. — Il revient. Les urines contiennent quelques filaments. L'urètre antérieur est très sensible. Léger rétrécissement bulbaire.

28 avril. — Dilatation n° 4o.

Instillation au protargol.

5 mai. — Bougie 43.

8 mat. — Bougie 45.

10 mat. — Bougie 45.

20 mat. — Instillation de protargol.

Le malade n’est pas revenu à la clinique.

OgservaTion XL

Page 1