‹ Contribution à l'Étude du Traitement des Urétrites par le Protargol et l'Acide PicriqueChapitre 5 sur 31 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

A. — Mèdicaments employés dans l’urétrite aigué.

Le nombre des médicaments employés en injections, dans le traitement de l’urétrite blennorragique aiguë, est tel, qu'on à pu dire avec juste raison qu'il n'y avait pas de liquide que lon n’eût tenté d'introduire dans l'urètre.

Les premières injections consistaient le plus souvent en substances émollientes, mucilagineuses, surtout végétales, Puis on arriva aux sels métalliques et autres matières anorganiques. Il n'entre pas dans le cadre de notre travail de passer en revue toutes ces diverses substances : nous nous en liendrons aux moyens préconisés ou encore en usage aujourd'hui.

Certes, de tous ces topiques, aucun ne fut aussi souvent employé, aussi souvent prôné el délaissé, appliqué de façons aussi diverses et dans des buts aussi différents que le plus puissant d’entre eux, le nifrale d'argent. Proposé en Amérique par Johnston et Barklet contre la

blennorragie, il fut employé pour la première fois en Europe par Carmichaël (1818) et Serre. Bientôt, il ne

fut pas seulement utilisé pour traiter méthodiquement la

de PELLE

blennorragie, mais aussi pour la juguler, pour servir au soi-disant traitement abortif. eo | Selon que l'on a en vue le traitement abortif ou le traitement méthodique, les doses varient entre 1 gramme pour 30 et of,10 pour 200 grammes d’eau. Un médicamenl usité déjà anciennement et conseillé de nouveau à cause de son action antiseptique est le sublimé. Recommandé déjà par Musitanus, Malon, Gardane, il fut surtout le remède favori de Hunter qui l'employait à la dose de of,15 pour 250 d’eau. Tombé dans l’oubli pendant un certain temps, il reconquit les faveurs médicales avec Müller von Bernecks (1846): mais c'est depuis Fantini (1861), Bruck (1876), et surtout depuis les connaissances nouvelles en microbiologie qu'il fut mis à contribution. Comme on apprit que les solulions de sublimé de 1 pour 3 ou 4000 étaient encore antiseptiques, c'est à cés deux faibles doses que l’on eut recours.

Mais bientôt des voix autorisées, celles de Barduzzi (1884), Keyes (1884), Auspitz (1879) entre autres, s’élevèrent contre ce traitement, en raison des violents phénomènes d'irritation qu'il provoquait. Les nouveaux partisans du sublimé, tels que Chameron (1884), Vander- Poel (1886) se contentent des solutions de ï pour 20,000. Brewer (1887) dans l'urétrite aiguë récente faisait des irrigalions rétrogrades avec des solutions chaudes de sublimé de 1 pour 60,000 à 1 pour 20,000.

Les préparations de zine, le sulfate et l'acétate, mises en avant, d'abord f'par B. Bell, Lisfrane, Blancard, Lange, ensuite par Henry, restent de bonnes acquisitions

thérapeutiques et sont encore employées aujourd'hui # k \

ga avec succès en solution de 0%,20 à 1 gramme pour 100. Friedheim (1889) leur dénie cependant toute action antiseptique. Schwimmer (1890) dit avoir obtenu de bons résultats du sozoyodolate de zinc en solution de 1 à 2 pour 100.

Le permanganale de polasse, préconisé par Rich en 1864 aux doses colossales de 05,42 pour 35 d'eau, puis oublié, célébra sa renaissance, quand Bresgen (1867) le recom-

.manda de nouveau : les solutions de 0,02 à 1 pour 100 sont encore anliseptiques d'après Friedheim (1889). Janet (1892) et Reverdin (1892) ont fait d’abondantes irrigatons de l’urètre avec des solutions de 1 gramme pour 4000 à 1 gramme pour 1000 de permanganate de potasse, irriga-

{ions répétées plusieurs fois par jour. Les résultats obtenus font de cet agent, sans nul conteste, le médicament de choix dans le traitement de l’urétrite blennorragique aiguë.

L'acétale de plomb, appliqué déjà par Bertrand (1790) fut prescrit volontiers par Ricord qui l'associait au sulfate de zinc: cette recette, dite injection de Ricord, compte

encore cdi des partisans. La voici :

Sulfate de zinc. .- . PE AO AR HS EE 2 grammes. ÿ Acétate de plomb tbe PR SE C) Le Eau distillée de roses. : . sr O0 —

F. S. A. Agitez la bouteille avant de s’en servir. |

Sigmund injectail très volontiers |’ acétate de plomb à raison de 2 grammes pour 100.

Le chlorure de zinc était le nel de Gaudriot (18/40), Hancke (1841), Debeney (1851) et Bumstead (1867). Ce

derniér faisait dissoudre 10 grammes de chlorure de zinc

dans 195 grammes d'eau. IL faisait injecter 3 fois par

MAG jour 8 à 10 goultes de ce mélange pour une cuillerée d'eau.

Parmi les alcalins, citons la potasse caustique (Fordyce, 1708) et les solutions d'ammoniaque (Peyrilhe, 1786).

Le sous-nitrale de bismulh (Gaby, 1804) est souvent

prescrit à raison de 2,0 pour 100 (on doit agiter la bou-

teille). Dans ces derniers temps, beaucoup. d'auteurs, notamment Eraud (1886), se sont récriés à Juste tre contre l'emploi de ce médicament insoluble dans l'eau, qui précipite dans l’urètre, bouche les lacunes de Morgagni et peut. former des calculs urétraux.

Le chloroforme (Venot, 1850) a été employé en injecüon spécialement par Parona (1870) (1 pour 100 ou 200). Mais il irrile fortement, de même que l'hydrate de chloral que prescrivaient Pirovano (1874), Lecchim

(1874) en solutions de 1 pour 100, Pasqua (1880) en so- .

lution de 2 pour 100.

Le sulfale de cadmium a été injecté en solution de 1 pour 1000 ou I pour 2000 par Gazeau (1874). Iudd (1839), Barudel (1858) ont préconisé le perchlorure de fer en solution de 1 pour 100: Castellar, le bicarbonate de soude à 1 pour 100 (1886). Sée (1873) le silicate de soude en solution de 1 à 3 pour 100.

Citons encore comme remèdes nouveaux qui se seraient montrés efficaces, le salicylate de mercure à 1 pour 270 el le chloroborale de soude de 5 à 7 pour 100.

Ricord, Lange (1852) se sont servis de {annin seul ou dissous dans du vin rouge ou enfin d’un glycérolé. Masurel

(1878) et Paquet (1878) donnaient la préférence à la

s ; EME y ne Er

leinture d'iode. Ce dernier faisait injecter un mélange de o grammes de teinture d'iode et de 20 grammes d’eau de laurier-cerise.

Zeller prescrivait (1865) :

Léinturemioudess ee Lean 1 à 2 grammes.

CnNCÉTIRE ee Mec Lu EUR 30 ——

. * a! ni - Teinture de cachou.” "1180 à" 50 =

Pau de-rosesttois ss eo ne 200 —

On peut encore prescrire :

Lemture d'icdes: MED Etre k 3 grammes.

Todure. de potassium. + © : I Eau distillée.. . 300 =

F. S. A. Pour 3 injections, 1 par jour (Mallez).

L'action locale du baume de copahu conduisit Oates (1845), Engelhart (18571) et d’autres à l'injecter directe- : ment dans l’urètre, à l'aide de différentes mixtures. L'eau dislillée de copahu en injection visait le même but (Langlebert, 1857). Citons encore l'huile d'eucalyplus (Bedoin, 1873), l'iodoforme, en suspension dans une mixture gommeuse ou sous forme de bougies recommandées par James (1880); Campana (1883).

Ce dernier prescrivait :

Lodotorme PME AT ENTREE NS A0 erdmnies.

Aerdencarbolique. NA MR ere O8", I (ivre Li ET MN ET SD" CAE 60 Sramines Paoidistillée 0e Mr) renal e ns

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