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Le 12 février 1925, Eczéma papulo-vésiculeux des poignets, face antérieure.
Eléments cutanés turgescents d’allure urticarienne. Prurit intense, Très nerveuse.
Insuffisance hépatique et rénale.
Traitement de désintoxication par autosérothérapie.
En octobre 1925. Les éléments cutanés ont disparu. Crises prurigineuses, intéressant des régions symétriques : paumes des mains, face antérieure des poignets droit et gauche. Ce prurit est déclanché par le moindre frôlement et par de mauvaises conditions atmosphériques.
22 avril 1926. Des crises de prurit très: intenses persistent aux mêmes régions, La radiothérapie est entreprise.
En avril, mai et juin : Huit séances de R. X. hebdomadaires. A chaque séance, deux applications cervicale et dorsale. 500 R. par champ sous 5 mill, d'aluminium, Le prurit n'est pas modifié d’une façon appréciable. |
6 juillet. Système nerveux très excitable. Crises de prurit aux points indiqués, plus violentes.
Deux plaques de lichénifications apparaissent symétriquement à la partie moyenne de la face interne de l'avant-bras, Prurit des paupières droite et gauche qui s’œdématient sous l'influence
du grattage.
OBSERVATION 9 (Bisson et Desaux)
M. D. — Depuis trois semaines, eczéma des avant-bras, des mains, avec prurit amélioré sous l’action du traitement local calmant, :
Traité par la radiothérapie en avril et mai 1926.
Quatre séances hebdomadaires comportant une application cervico-dorsale de 500 R. sous 5 mill. d'aluminium.
Guérison complète à la fin du traitement.
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OBSERVATION 10, (Bisson et Desaux)
M. A., 40 ans, — Plaques de lichénifications disséminées. die dos des mains ; disposition symétrique. Début en « novembre 1925 » et ayant résisté à tous: traitements. Prurit léger.
Traité par la radiothérapie en mai et juin 1925. Sept séances de HR, X comportant eux applications cerviale et dorsale supérieur, 400 R. par champ, sous 5-mm, AL.
Aucun changement à la fin du traitement.
OBSERVATION (Bizard et Meyer)
Homme 30 ans, oriental déjà gras, présente Sur la face interne des cuisses et sur le périnée, des plaques d'eczéma lichénifié, 8x trémement prurigineux, les plaques les plus anciennes remontant à 7 ans. En février 1921, il fut déjà traité par des applications (7) de radiothérapie directe suivant le procédé classique. Les plaques les plus récentes cèdent aisément, mais au niveau des lésions les plus anciennes, le prurit persiste atténué ; après la cessation du traitement, il augmente progressivement d'ailleurs, pour être trois mois plus tard, aussi intense qu'avant les irradiations. Le malade vient en octobre dire l'insuccès de son traitement. On pratique la radiothérapie radiculaire et on aphplique le jour même 5 H. Puis deux nouvelles séances de 5 H. séparées par un repos de huit jours, Le malade accusa une amélioration nette 5 à 6 jours après le début du traitement et 15 jours plus tard, toute sensation prurigineuse avait disparue.
OBSERVATION 1 (Inédite)
Mme Le C., 38 ans — Vient consulter en février 1926 pour des lésions dishydrosiques des mains d'ordre externe et de l'eczéma, à type squameux de la vulve, des plis inguinaux et de la face interne des cuisses,
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gère acétonurie, hyperglycémie et dénulution azotée. Sous l'in-
fluence du traitement diébétique et local, les lésions des mains
disparaissent, l'urine devient à peu près normale, mais l'eczéma ingüinäl persiste, prurigieux et compliqué de folliculite.
Reçoit, du 23 avril au 15 juin 1926, neuf séañces hebdomadaires de R. X, comportant chacune ume application lombo-sacrée de 500 R. sous 5 mim. d'Al, (Dr Bisson). Le 24 juin 1996, il ñé persiate plus qu'une légère rougeur ; le prurit a presque entièrement disparu et semble être en rapport avec des troubles d'ordre anaphylactique.
OBSERVATION 2 (Inédite)
Mme D. — En septembre 1926, présente sur tout le corps des plaques d'érythème urticarien lichénifié et queues papules urticariennes disséminées,
Les ésions sont très améliorées par une ne d'injections d'autosérum, puis récidivent.
Reçoit du 16 octobre au 13 novembre 1926, 5 séances hebdomadaires de R X comprenant chacune trois applications, cervicale, dorsale et 1ombaire, de 500 R. sous 5 mm. d'aluminium (Dr Bisson).
En décembre 1926, la peau était guérie.
En janvier 1927, nouvelle poussée cutanée, moins vive que la précédente, et qui semble devoir être mise sur le compte de la ménopause et de l'anaphylaxie
OBSERVATION 3 (Inédite)
Mme B., 39 ans. — En novembre 1927, eczéma papulo-vésiculeux de la base dorsale des mains, des doigts, des avant-bras, à tendance urticarienne, très prurigineuse.
Nervosisme, déminéralisation intense, chimie du sérum sanguin normale,
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Sous l'influence du traitement général et du goudron de “houille, les éléments papulo-vésiculeux disparaissent, mais on -distingue bientôt des lésions de lichénification diffuse.
Les 22, 29 novembre et 6 décembre 1927, séance de R. X (Dr°
Bisson) comprenant deux applications, cervicale et dorsale su- -périeure, de 500 R. par champ sous 5 MM d'aluminium.
La lendemain de chaque séance, on note au niveau des lésions une exagération très nette du prurit et de la cuisson.
Les lésions sont très améliorées, mais pour amener la guérison, il est nécessaire par la suite d'utiliser la neige carbonique et lr adiothérapie locale.
Dans la suite, les poussées prurigineuses, légères d’ailleurs,
surviennent presque uniquement à l'approche des règles (méta- ‘bolisme manal augmenté de 18 %).
Si nous comparons ces différentes observations, nous voyons qu'il s’agit de nevrodermites diffuses généralement secondaires (prurigo, érythème, eczéma), pour la plupart
-anciennes et ayant résisté aux traitements classiques généraux : désintoxication, désensibilisation, et locaux : radiothérapie locale, cryothérapie. La proportion des résultats ‘favorables est très suffisante pour nous faire admettre que, dans le cas de névrodermite rebelle, la radiothérapie rachidienne peut être mise en œuvre. Il s’agit là d'une thérapeutique inoffensive, mais qui y doit être employée concuremment avec les autres modes de traitement. Les résultats favorables obtenus dans les névrodermites diffuses permettent d'envisager que les indications de la radiothérapie rachidienne peuvent être élargies et peuvent s'appliquer à des lésions différentes comme le psoriaris, l’urticaire, l’acue, etc.
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