OBSERVATION X
R. WicHMann (Deut, med, woch. 1893. Mars)
Une femme de 3$ ans, nerveuse dès son enfance présente tous les symptômes du myxœdème diagnostiqué en 1889. Elle prend du fer et s’en trouve bien.
Le 23 septembre 1892 elle est d’une forte corpulence et dit qu’elle était encore plus forte il y a deux ans ; elle se sentait un peu mieux, mais son visage était couleur de cire sans être très gorflé ; les paupières sont épaissies ; l'intelligence est faible.
Cette malade fut traitée par des injections sous-cutanées de suc de glande thyroïde de mouton préparée comme je l'ai
décrit dans ma première observation et toujours par demiseringue de Pravaz.
Des injections furent faites les 4, 7 et 11 octobre 1892.
Dés le 11 octobre à malade se sentait mieux. à
29 octobre. — Elle peut se mouvoir plus facilement ; l’œdème a disparu ; elle est devenue plus maigre et elle ne souffre plus. Son intelligence et sa parole sont meilleures ; la respiration est silencieuse. Les injections deviennent plus rares les 1, 8, 22 novembre et 1; décembre.
A cette époque, l’état généra! est très bon ; le teint jaune du visage à disparu ; cependant, quoique moindre, la sensation de froid existe encore et la peau reste sèche.
A partir de ce moment (13 décembre) on utilisa les injections d’eau distillée afin de connaître l’effet moral des injections.
L'état général est resté bon jusqu’au 31 janvier 1893, bien que le visage soit redevenu jaune cireux.