OBSERVATION XVI
J. D. SHapLanD (British med. Jour., 8 avril 1893.)
Madame E. P.,., 52 ans, est malade depuis environ 10 ans, et présente des symptômes progressifs de myxœædème depuis ce temps jusqu'au 12 novembre 1892. Les cheveux tombaient, la peau devenait froide, sans transpiration. Le nez était tellement enflé qu’elle avait peine à respirer. Elle parlait avec une grande difficulté et était si sourde qu’elle n’entendait pas le timbre de l'horloge. Elle éprouvait des douleurs aux épaules, aux clavicules et autour du cou et ne pouvait lever sa tête sans difficulté. Rien d’anormal du côté du cœur, de la poitrine, des reins et du foie. Les poignets étaient tellement enflés qu’on ne pouvait sentir le pouls.
12 novembre. — Début du traitement par la bouche. L'action bienfaisante de ce traitement était visible en lui donnant un sommeil paisible et une transpiration ordinaire. Le 19 novembre, elle se trouvait mieux que depuis des années.
22 novembre. — L'enflure du visage était de beaucoup diminuée et la malade entendait le timbre de l’horloge. Le 3 décembre, le pouls radial pouvait être senti. Le 17 décembre, elle disait se sentir tout à fait bien et elle pouvait respirer par le nez.
28 décembre. — L’enflure des jambes avait disparue.
Je lui donnais depuis le 12 novembre jusqu’au 12 janvier, une glande thyroïde à peine cuite tous les matins avec sa nourriture ordinaire.
Aucun symptôme fâcheux ne fut remarqué pendant le traitement, à l'exception de la dernière semaine où elle éprouva une sensation de lassitude autour du cou et des épaules.
s février. — Elle est maintenant délivrée de tout malaise.et se sent tout à fait bien.