OBSERVATION XVII
J, H. BENSON (British med, Journal, 15 avril 1893).
En été 1892 une dame H. B... d'âge moyen m’a consulté pour une maladie ayant commencé huit ans auparavant.
Elle offrait les symptômes suivants :
Œdème généralisé plus marqué à la face que sur le reste du corps, la peau sèche et dure, les cheveux,rares; les traits épais ; les lèvres épaisses et retombantes, les ailes du nez également. Les paupières inférieures étaient enflées et pales, la peau du visage généralement douce pâle et cireuse.
Les lévres étaient bien colorées ainsi que les pommettes. Les mains étaient épaissies mais non « spade like ». Les paroles étaient lentes la voix monotone l'expression apathique. Les mouvements musculaires et l'expression des idées étaient remarquablement lents et mesurés. Elle s’ex-
primait d’une façon logique et avec une parfaite absence de confusion mais avec un effort visible.
Le 17 janvier 1893 ayant consulté le docteur W. Beatty de Dublin et le docteur Murray par lettre, je conseillai à la malade l’extrait thyroïdien préparé pour être administré par la bouche suivant la méthode du docteur Murray. Elle en prit deux doses par jour entre les repas. Comme cela ne produisait ni maux de tête ni accélération du pouls et comme l’amélioration était encore douteuse à la fin de la troisième semaine, j’élevai la dose (toujours deux fois par jour). Depuis ce temps l’amélioration devient bien marquée et de plus en plus évidente. Elle est maintenant une nouvelle créature. Son aspect, sa manière, ses sensations ont tout à fait changé. La plupart des symptômes physiques et mentaux sont de beaucoup meilleurs. Je suis maintenant les derniers conseils du docteur Murray et Je lui donne une simple dose quotidienne de six minimes
pour la maintenir dans son état actuel.