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La même année, Ridel Saillard y consacre sa thèse inaugurale,
Fournier, en 1882; Blaise « Archives de neurologie » ; Hamilton, dans le « Médical record », fournissent de nouveaux éléments de diagnostic, mais ne nous éclairent pas sur le traitement. Ce n’est qu’en 1883 que Reverdin communiqua à la Société médicale de Genève des observations d’opérés de goître qui présentaient des symptômes en tout semblables à ceux observés chez les myxœdémateux. Dès lors, la véritable voie étiologique semblait ouverte et les auteurs qui publièrent ensuite des observations de myxœdème examinérent pour la plupart l’état de la glande thyroïde. C’est dans ce sens que Julliard, de Genève ; Kocher, de Berne; Baumgartner ; Gussenbauéer ; Bruns; Poncet; Kœænig; Tassi et Mickuliecz, publièrent des observations.
En 1884, certains expérimentateurs tentèrent l’ablation de la glande thyroïde sur divers animaux, principalement sur des chiens. Les animaux opérés présentèrent tous des accidents analogues à ceux que Reverdin avait signalés à Genève, c’est-à-dire de la dyspnée de la maladresse dans leurs mouvements, une sorte de torpeur générale et parfois même des convulsions tétaniques auxquelles presque tous succombèrent dans l'intervalle d’un mois.
Chez tous, l’abaissement de température fut également constaté. Les travaux de Schiff qui portent sur une série de soixante cas, donnèrent les mêmes résultats et tous ces
animaux périrent de la même manière, sauf un seul. Rogo-
wicht, Tizzoni, Canalis et Sanquirico-Fuhr, expérimentèrent dans le même sens et avec le même résultat: Enfin en 1885, Horsley pratiquant l’extirpation du corps thyroïde sur le singe arrive à cette conclusion que les accidents observés ne sont pas toujours aigus et suivis de mort et qu'on peut observer des accidents chroniques semblables en tous points aux accidents qu’ofirent les myxædémateux.
Les expériences de Gley en 1801 et en 1892, celles de Hofmeister, pratiquées sur le lapin; de Eiselsberg, sur le mouton et de Moussu sur le porc, confirment pleinement cette manière de voir.
Eiselsberg, pratiquant là thyroidectomie sur des chats, chez lesquels il avait au préalable greffé du corps thyroïde montra qu’avec cette précaution on pouvait éviter les accidents qui s'étaient toujours produits jusqu’alors.Cette opinion avait d’ailleurs été soutenue par Schiff quelques années auparavant, mais sans en donner de preuves matérielles. Dès lors, le traitement du myxœdème par le corps thyroïde s’imposait et des expériences dans ce sens allaient commencer.
Ce fut à la greffe que l’on s’adressa tout d’abord.
La grefte fut expérimentée par plusieurs auteurs anglais, notamment par Bircher, qui transplanta dans la cavité abdominale d’une femme, des fragments de tissu thyroïdien provenant d’un goître, ce traitement parut donner une amélioration sensible, mais qui ne dura pas, Il fallut
quelque temps après renouveler l’opération qui, comm