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la prenuère fois donna une amélioration passagère.
Un cas relaté par Kocher, de Berne, ne produisit pas de meilleurs résultats.
Plus heureux furent MM. Bettencour et Serrano, qui obtinrent une amélioration de plusieurs mois, mais ne purent arriver à une guérison.
Le docteur Merklen publia ie 19 novembre 1890 un cas de myxæœdème traité également par la grefe.
Le résultat de ce traitement pratiqué par le docteur Walther fut la cessation d’hémorrhagies qui affaiblissaient beaucoup la malade et l’augmentation de la richesse globulaire du sang.
Thomas Harris et Macpherson grefférent également du corps thyroïde avec plein succès pour quelque temps. Mais comme pour tous les malades auxquels la greffe fut pratiquée, l’état satisfaisant ne persista pas longtemps et la maladié reparut avec tous ses symptômes.
Il semblait donc acquis après ces opérations que l’amélioration persistait tant que la glande thyroïde greftée conservait une certaine vitalité mais qu’il était illusoire d’espérer que la glande se vascularise assez pour former un nouvel organisme au point où elle était déposée et pouvoir de ce fait continuer son rôle physiologique.
Dès lors on tenta de substituer à la greffe les produits de la glande en en extrayant le suc et en l’injectant dans les tissus, puis la glande elle-même en la faisant consommer nature ou dans diverses préparations. Ce sont ces deux
modes de traitement qui paraissent avoir donné les meil-
leurs résultats. Nous nous attacherons surtout à la consommation de la glande en nature telle que nous Pavons vue administrer à la malade qui fait l’objet de ce tra-
vaill.