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main droite et pansé avec des compresses boriquées le jour de l'accident et les deux jours suivants.
Le 11, il est reçu à l'hôpital; on constate l’insensibilité des doigts blessés, un peu de fièvre, de la suppuration à partir du 1/4 février.
Le rte on ampute les quatre doigts au niveau des articulations mé étacarpo-phalangiennes, les têtes des métacarpiens ayant été réséquées ; drainage. ‘
Le 19 février, main gonflée et rouge, fièvre, insomnie.
Le 20, enlèvement des sutures, suppuration abondante.
Le 22 février, aspect érysipélateux du dos de la main remontant jusqu'au milieu dupoignet. Douleurs empéchant le sommeil.
Le 25 février, dix-septième jour après l'accident, vives douleurs dans la main S'irradiant jusqu'à l'épaule. La nuit précé-
dente le malade s'est levé plusieurs fois, se rejetant ensuite en
arrière sur son lit. Le matin, raideur marquée de la mâchoire, impossibilité d'écarter les dents de plus d'un demi-pouce. Pas de dysphagie. Légère rétraction de la tête avec opisthotonos disparaissant dans le sommeil. Rigidité du membre supérieur droit avec avant-bras fléchi, persistant dans le sommeil et ayant duré longtemps après les autres symptômes. Respiration et pouls rapides. L'enfant se nourrissait bien. On donne 6o centigrammes de chloral toutes les quatre heures.
Le 26 février, pas d'amélioration ; à deux heures de l'aprèsmidi, on injecte 10 centimètres cubes de sérum de l'Institut Pasteur sous la peau du ventre. À six heures, sous le chloroforme, 8 centimètres cubes sont injectés dans chaque lobe frontal (4 près de la ligne médiane, 4 au-dessus de l'orbite) ; durée de chaque injection: 10 minutes. On injecte sous la peau 14 centimètres cubes en même temps et 10 centimètres cubes à dix heures trente.
Le 27 février, l'enfant a passé une mauvaise nuit. Respiration pénible (44), on injecte 10 centimètres cubes sous la peau.
Le 8, les dents ne peuvent pas s’écarter de plus d'un quart de pouce, pouls 112, respiration 48.
Le 1% mars, 52 à 6o respirations, 112 pulsations ; à neuf
heures trente, on injecte dans chaque lobe frontal 10 centimètres cubes de sérum.
Ltée 2 mars, 20 centimètres cubes sous la peau, fièvre très forte (ao°) qui persiste le lendemain, avec 120 pulsations et 68 respirations; 20 centimètres cubes de sérum sous la peau.
Le 8 mars, 1 16 pulsations, 68 respirations, 20 centimètres
cubes sous la peau.
KLe 5 mars, on injecte dans le cerveau 15 centimètres cubes de sérum. On interrompt le chloral.
at mars, on reprend le chloral.
Le 8 mars, nouvelle injection intracérébrale. : Le 19 mars, tous les phénomènes tétaniques ont disparu. te 2 avril, l'enfant est convalescent, mais pâle, maigre, faible. Ce cas est remarquable par la quantité de sérum introduit dans le cerveau (71 centimètres cubes), sans compter 104 centimètres cubes injectés Sous la peau. Sauf une éruption scarlati- niforme ayant duré trois jours, le sérum fut sans effet nuisible.
Dans le numéro du 1°" juillet 1899 du British medical Journal,
on trouve la suite de l'observation, qui fut également reproduite par « Indian medical Record Calcutta », 1900, XVIII, page 369. Voici la suite de l'observation précédente.
Quelque temps après la disparition des derniers symptômes tétaniques, l'enfant fut repris d'accidents graves qui se termi- nèrent par la mort. A l’autopsie, il y avait au niveau des piqûres quelques granulations. Les lobes frontaux étaient saillants, et à la coupe on voyait des abcès profondément situés au centre. de chaque lobe. Le cervelet baignait dans le pus qui avait filtré dans les fosses cérébelleuses. Une zone de tissu très congestionné entourait l'abcès. L'examen bactériologique du pus montra beaucoup de cocci, mais pas de streptocoques ; les cultures montrèrent du staphylocoque pyogène doré