‹ Contribution à l'étude du traitement du tétanosChapitre 8 sur 45 · SR CRE · texte numérisé non relu

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qui fait un total de 15 cas dont 12 guérisons et 3 morts. Si nous additionnons tous ces chiffres, nous arrivons à un total de 69 cas dont 5 morts, soit une mortalité de 7,3 pour 100. Nous n'avons pas tenu compte dans cette statistique des cas où le traitement de Baccelli a été associé à la sérothérapie (cas de Hayes, de Kocher).

Si la majorité des cas traités par cette méthode ne rentre pas dans la catégorie des tétanos aigus, 1l n'en est pas moins vrai qu'il y a quelques cas graves où le traitement de Baccelli parut sauver le malade : tels sont les cas de Perriconeet Sapuppo (incubalion de 6 jours), dont nous reproduisons plus loin l’observation (Obs. III) et de S. de Rossi (incubalion de 8 jours). Dans les trois observations de Montebelli, les malades guérirent sans autre traitement que celui de Baccelli.

Mais puisque cette méthode donne de si beaux résultats, incontestablement supérieurs aux résultats obtenus par les autres méthodes, pourquoi son usage ne s'est-il pas répandu en dehors de l'Italie et pourquoi, même en Italie, de nombreux médecins lui préfèrent-ls le traitement sérothérapique ? ;

A notre avis, la faute en est aux promoteurs de la méthode. Ascohi, dans son travail que nous avons déjà cité plusieurs fois, dit qu'il est nécessaire de publier tous les cas heureux où la méthode de Baccelli aura été employée.

Loglio (1) demande avec plus de raison qu'on recherche avec soin lous les cas négatifs, afin de pouvoir établir une

statistique exacte; c'est aussi l'avis de Perricone et

(1) Locrio. Loco citato.

os Sapuppo (1). Ce qui a empêché la méthode de faire plus d'adeptes, c'est qu'en Italie on n’a pas toujours publié avec autant d'éxactitude les cas de mort que les cas de guérison ; les partisans de cette méthode sont ainsi arrivés à donner des statistiques trop belles : Ascoli donne en 1898, comme nous l'avons vu, 3,03 pour 100 de mortahté, et de notre côté nous ne trouvons encore qu'une mortalité de 7,3 pour 100. Ces statistiques évidemment trop belles ont mis en garde contre cette méthode un grand nombre de médecins italiens et la presque totalité des médecins des autres pays, c'est pourquoi l’on ne se sert pas en dehors de l'Italie de ce traitement ; les trop fervents adeptes de cette méthode l'ont ainsi desservie, croyant la servir, et une fois de plus le vieux proverbe qui dit : € Qui veut trop prouver ne prouve rien » avait raison. Cependant, nous croyons que cette méthode présente des avantages réels ; nous ne croyons pas qu'elle puisse guérir les tétaniques profondément intoxiqués, mais nous sommes d'avis qu'elle peut dans des cas graves concourir à la guérison et dans les cas moins graves abréger la durée de la maladie. :

Nous ne croyons pas, et c’est d'ailleurs l'avis de plusieurs médecins italiens, que l'acide phénique puisse enrayer la marche de la maladie dans les cas très graves, dans les cas où l’incubation aura été courte et la marche de l'affection rapide ; nous ne le croyons pas, parce qu'alors

les doses d'acide phénique à injecter devraient être telles

(1) Perricons et Sapurpo. Loco citato.

AÉNOESES

que l’on risquerait de faire mourir le malade en l'intoxi- | y x [A / «|

Mais en dehors de ces cas, où d’ ailleurs tout traite-

qua nt.

ment quelqu'il soit est le plus souvent impuissant, nous ï ne pensons que la méthode de Baccelli devrait être associée à la Je afin d’ augmenter les chances de guérison. rà En tout cas, c'est un traitement qui, s'il ne repose pas sur des bee aussi scientifiques que la sérothérapie, mérite

ET malgré cela d'être pris sérieusement en considération.

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