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la théorie de la dysthyroïdation. Les partisans de cette dernière théorie disent, en effet, qu’il n’est pas possible d'expliquer par l'hyperthyroïdation seule les insuceces souvent constatés de J'exothyropexie et les succès enregistrés d’autres fois à la suite du traitement thyroïdien. De plus, l'étude histologique de la thyroïde des basedowiens montre qu'il n'y à pas simple hyperplasie épithéliale, mais une cirrhose hypertrophique, suivant l'expression de Brissaud. Le professeur Renaut à décrit magistralement les lésions qu'on rencontre au niveau du corps thyroïde.
A l’état normal, la sécrétion”"de la glande thyroïde passe en entier dans les Iymphatiques où, suivant le professeur Renaut, elle est modifiée par destruction d'un poison. Mais, dans la maladie de Basedow, il se fait une sclérose intra-lobulaire, effacant les Iymphatiques, sauf dans les intervalles des lobules. Il n’y à plus qu'une minime partie dela sécrétion qui se déverse par les Iymphatiques, le reste se déverse dans les veines, où rien ne modifie la sécrétion. De plus, là où les Iymphatiques ont disparu, il se forme au centre du lobule un tissu nouveau semblable au tissu thyroïdien du fœtus. Ge tissu nouveau sécrète un produit différent de la thyrocolloïne normale, la thyromucoïne qui va dans l'organisme intoxiquer le système nerveux. Voici, du reste, comment le professeur Renaut concoit la pathogénie du goitre exophtalmique : « Réservant ma conviction en ce qui concerne le primum movens de la maladie de Basedow, je suis d'avis que la cause qui lengendre suscite plus ou moins rapidement, dans le corps thyroïde, une déviation fonctionnelle. Je
suis convaincu que celle-ci crée la lésion spéciale de la thyroïde. Du chef de cette lésion, l'organisme est voué, pour un temps plus ou moins long, à un régime d'intoxicalion auquel fait suite celui de la tolérance, ou bien la mort. »
Pour Joffroy, la lésion primitive est aussi dans le corps thyroïde. Il y à intoxication par la sécrétion altérée de la glande thyroïde; puis, par le grand sympathique, s'établit une série d'actes réflexes dont la maladie de Basedow est la manifestation centrifuge. En effet, on lrouve toujours le corps thyroïde lésé dans la maladie de Basedow, certains goîtres peuvent donner naissance au syndrome basedowien, la grossesse agit quelquefois dans ce sens sur certains goîtres: enfin, on peut observer souvent l’hérédité goitreuse de cette maladie, et, quelquefois, sa transformation en myxœdème.
Gauthier de Charolles est aussi un dysthyroïdien, mais pour lui, c’est à une anomalie de l’iodothyrine qu’il faut attribuer le syndrome. Pour faire cette iodothyrine, qui est un composé albumino-odé, « le corps thyroïde se sert nalurellement des molécules d’albumine que lui fournit l'organisme. Or, on sait combien sont nombreuses les variétés d'albumine el combien elles se modifient, suivant les perturbations de la cr'ase SANngUINne ».
Le composé différera donc, suivant la variété d’albumine. « En résumé, dit Gauthier de Charolles, on peut admettre que le corps thyroïde fabrique une iodothyrine normale et une iodothyrine anormale, toutes deux identiques, peut-être, aux regards de lPanalyse