‹ Contribution à l'étude du Traitement Électrique de la Maladie de BasedowChapitre 11 sur 22 · PERMET · texte numérisé non relu

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chimique el de la médecine expérimentale, mais différentes par leurs réactions biologiques : lune physiologique, agissant comme régulatrice des échanges nutritifs; l'autre anormale, perturbatrice de cesmèêmes échanges et aboutissant à la cachexie basedowienne ».

La théorie de la dysthyroïdation est très séduisante el parait d'accord avec les données de l'anatomie pathologique. Cependant, elle est passible d’une objec- Lion fort importante : si la thyroïde intoxique lorganisme par un produit vicié qu’elle sécrète, comment se fait-il que le liquide thyroïdien des basedowiens soil moins toxique que celui des sujets normaux? Car les injections de ce liquide ont montré à Hutchinson, à Soupault, qu'il était moins toxique que celui des sujets Sains.

Théories mixtes. — Comme on le voit, la théorie thyroïdienne laisse encore quelques points dans lobscurité, qu'elle admette une exagération ou une viciation de sécrétion. Elle parait expliquer, cependant, bien des symptômes. D'autre part, il semble difficile de nier la participation du système nerveux. C'est pour cela que des auteurs, comme Marie et Brissaud, ont proposé des théories mixtes. D’après Marie, sous linfluence d’un trouble nerveux, il y aurait fonctionnement exagéré de la glande thyroïde, qui aurait pour résultat Phyperthryroïdation. Il base son opinion sur les faits suivants : Sous l'influence du traitement thyroïdien, même exagéré dans le myxædème, on n'a jamais vu survenir l'exophlalmie: cette dernière n'a jamais diminué sous l'influence de lextirpalion du corps

thyroïde; dans certains cas, l'exophtalmie est unilatérale, et enfin, on a vu survenir brusquement le goitre exophtalmique après une émotion, parexemple.Cependant, Marie conclut qu'au point de vue pratique, il faut considérer qu'un grand nombre des symptômes de la maladie de Basedow sont dù à l’hyperthyroïdation de lorganisme, el il conseille comme traitement l'exothyropexie.

Brissaud propose aussi une théorie mixte : « Je ne suis pas partisan d’une théorie univoque. La maladie de Basedow est un syndrome dont la localisation fonctionnelle immédiate est bulbaire ; mais, si ce syndrome a souvent une provocation thyroïdienne, il peut avoir aussi une provocation corticale, grande émotion ou violente terreur. En d'autres termes, que lirritation vienne d'en bas, d’un corps thyroïde primiltivement malade, ou qu’elle parte d'en haut, d'une excitation trop vive de l'écorce, c'est toujours au bulbe qu'elle aboutit. Le syndrome de Basedow n’est que l’expression de la réaction bulbaire. » (Lecons sur les maladies nerveuses. Salpêtrière, 1893-1894.)

Dupuy s’est proposé, dans sa thèse inaugurale, d'expliquer la continuité de la maladie, dans lhypothèse d’une théorie mixte : « L'excitation du sympathique, qu'irrigue à l'excès les éléments glandulaires de la thyroïde eb en provoque l'hypergénèse, entraine l’hypersécrétion thyroïdienne qui excite le système nerveux, en général, e& particulièrement le sympathique ». C’est la théorie du cercle basedowien. Dupuy explique encore les symptômes de la facon suivante . « L’excitation sympathique provoque des dilatations

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bulbaires et médullaires, et celles-ci ne peuvent qu'irriter les centres sympathiques là situés. L'excitation sympathique provoque des dilatations des vaisseaux du cou et celles-ci dans les ganglions sympathiques ou au niveau de l'anneau de DrobnicK, excitent les filets cardiaques et les filets oculaires.

« L'excitation sympathique provoque la tachycardie et celle-ci, qui prend une large part à la production de ces diverses dilatations, produit par elles une excitation sympathique ».

Cette théorie de Dupuy cherche à concilier tout ce que les autres ont de bon; elleest très ingénieuse, mais correspond-elle bien pour cela à la réalité des faits?

Théorie parathyroidienne. — I nous reste à étudier une théorie toute récente qui n'est encore que très peu connue et qui pourtant mérite d'attirer l'attention. Nous voulons parler de la théorie parathyroïdienne. Si nous avons insisté dans le précédent chapitre sur les expériences de Moussu et sur la fonction parathyroïdienne, c’est justement pour pouvoir examiner en toute connaissance de cause, le rôle que pouvaient jouer les glandules dans la maladie de Basedow. Nous avons vu que jusqu'à une époque très récente, on n'avait fait aucune distinction entre la fonction parathyroïdienne et la fonction thyroïdienne, puisque jusqu'en 1891, on ne soupeonnait même pas qu'il yaitune fonction parathyroïdienne. A l'heure actuelle la question a pris une grande importance et il est permis de se demander si on ne doit pas chercher du côté des glandules parathyroïdes l'explication du syndrome

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