‹ Contribution à l'étude du Traitement Électrique de la Maladie de BasedowChapitre 12 sur 22 · PR, LUE · texte numérisé non relu

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basedowien. Si on examine le résultat des expériences de Moussu (parathyroïdectomies), on rencontre chez les opérés bon nombre des symptômes de la maladie de Basedow ; tremblements constatés 5 fois; polypnée, acces de dyspnée, rencontrés 7 fois ; tachycardie, 4 fois ; diarrhée, appétit capricieux, rencontrés très souvent, « De même la symptomatologie des parathyroïdectomies incompletes se caractérise de la facon suivante : appétit capricieux, élévation légère et per-manente de la température, augmentation du nombre «des battements cardiaques, dyspnée ou polypnée des que les opérés sont soumis à un exercice un peu actif, secousses fibrillaires ou crampes musculaires momentanées, albuminurie légère et inconstante, etc. »

« À quoi se rattache cet ensemble symptomatique qui n'est qu'un degré atlénué de celui qu'on observe dans les parathyroïdectomies mortelles ? Evidemment a l'insuffisance parathyroïdienne réalisée expérimentalement ; et on ne peut s'empêcher aussitôt d'établir un rapprochement entre cette symptomatologie et celle de la maladie de Basedow ! »

Ainsi donc pour Moussu, la maladie de Basedow est due à une insuffisance parathyroïdienne. Il est juste de dire que dans ses expériences il n’a pas retrouvé tout le tableau symptomatique du goitre exophtalmique, mais enfin il se pourrait cependant que l'insuffisance parathyroïdienne ne füt pas étrangère à l'apparition du syndrome. Cette opinion recoit une confirmation dans le fait suivant observé par Moussu. En 1898, Moussu soigna une femme atteinte de maladie de Basedow à l’aide d'extrait parathyroïdien, à la

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dose de 8 parathyroïdes de cheval par jour. Pendant un mois el demi la malade suivit le traitement. On observa alors la diminution de lFexophtalmie, du nombre des pulsations et la disparition des tremblements. Pendant six semaines le traitement fut interrompu et les symptômes du basedowisme reprirenl à peu près leur intensilé première. Pendant 15 jours on recommença la médication parathyroïdienne et la rétrocession des phénomènes fut observée comme la la première fois. L'état général seul s'aggrava, car Ja malade était tuberculeuse en même temps que basedowienne.

« En somme conclut Moussu, l'observation n’est pas des plus favorables, parce qu'elle est recueillie sur un organisme atteint de tuberculose, mais elle n'en montre pas moins que sous l'influence de la médication parathyroïdienne, le syndrôme basedowien s’est alténué en partie et qu'avec la cessation de cette médication, il est réapparu progressivement ; il y a eu en quelque sorte la preuve par deux fois et de plus une contre-épreuve. »

Cette observation est importante, car elle vérifie pleinement les idées de Moussu sur la pathogénie de la maladie de Basedow. Mais elle aurait besoin d'être confirmée par d'autres cas semblables.

A côté de la théorie de Moussu, nous devons citer la théorie de Gley. Nous savons que cel auteur prétend que les glandules parathyroïdes ont pour fonction de préparer le produit de sécrélion el en particulier liode qui se déposera dans là glande thyroïde. Or, les recherches de Waller Edmunds ont montré que

chezle chien parathyroïdectonnisé la thyroïde s’hyperirophie par suite du développement du tissu conjonctif et que la substance colloïde disparait du sein de son tissu. D'un autre côté Gley etOswald onttrouvé que l'iode était sécrétée en moindre quantité dans la maladie de Basedow qu'à état normal. C'est ce qui à amené Gley à penser que la maladie de Basedow était düe à Pinsuffisance parathyroïdienne et conséquemment à une insuffisance thyroïdienne, puisqu'il admet une association fonctionnelle entre les deux glandes. La glande thyroïde devient dès lors inapte à neutraliser « certains poisons qui ont une action élective sur le sympathique comme la montré Haskovec, et sur toute cette région de la moelle d’où proviennent les nerfs accélérateurs du cœur, vasodilatateurs de la tête et du cou et irido-dilatateurs. » |

Gley admet donc aussi comme Moussu une origine paralthvroïdienne du syndrome basedowien. Malgré leurs divergences d'idées au point de vue des fonctions thyroïdienne et parathyroïdienne, ils arrivent cependant au même but.

Certes, cette théorie de l'insuffisance paralthvroïdienne à pour elle quelques faits bien précis ; mais p’avons nous pas constaté la même chose en examinant les autres théories ? Aussi, éprouvons-nous quelque difficulté à nous prononcer dans tel ou tel sens. Dans l’état actuel de la question il n’est pas bien facile de voir qui à raison. On peut retenir cependant au point de vue pratique, et cela nous servira pour l'application du traitement que la majorité des auteurs se range acluellement à cet avis, qu'il y à dans

la maladie de Basedow une fonction glandulaire profondément troublée, que cette fonction soit celle de la glande thyroïde, où celle des glandes parathyroïdes.

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