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rente négative de positive qu'elle était), on applique l'électrode active de 5 centimètres de côté sur le troisième espace intercostal gauche du sternum pendant 2à 3 minutes.
La durée totale de la faradisation est donc d'environ 12 minutes pour chaque séance. Les séances doivent être faites tous les deux jours et le traitement dure en général de six mois à un an. Pendant toute la durée de ce traitement il faut suspendre tous les autres remedes, même les moyens thérapeutiques comme l’hydrothérapie.
Sous l'influence de ce traitement, on voit samender tous les symptômes d’une façon progressive. On voit d'abord disparaître l'inquiétude en général si prononcée des malades, puis successivement le goitre, le tremblement, l’exophtalmie et enfin là tachycardie.
Un signe qui disparait aussi et qui est très impor- Lant c’est celui de Vigouroux à savoir la diminution de résistance de là peau. Ce signe est si fréquent que Charcot l'avait déclaré pathognomonique au même titre que la triade classique. Sous l'influence du traitemént on voit la résistance qui chez les basedowiens tombe souvent au-dessous 1500 ohms remonter progressivement pour se rapprocher de la normale qui est d'environ 4000 ohms.
Cette méthode de Vigouroux, qui entre les mains de l'auteur à eu beaucoup de succès, remplaca bientôt toutes les autres méthodes; d'autres médecins électriciens relatérent les mêmes succes.
Charcot ladopta complètement et dans ses lecons de la Salpétrière il enseigna que c'était le meilleur mode de traitement.
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Auguste Vigouroux relate en 1891 des observations de maladie'de Basedow traitée par la faradisation. Tous les symptômes sont améliorés, le goitre disparait.
Les quatorze cas relatés montraient chez tous les malades une amélioration très sensible à tel point qu’on peut considérer quelques-uns d’entre eux comme complètement guéris.
Rockwell en 1893 relate des succès dûs à la faradisation mais employée d’une facon différente. Il applique l’électrode positive au niveau du centre cilio-spinal à la région de la nuque et l’électrode négative au niveau du plexus solaire. Il fait aussi une faradisation générale qui agit comme tonique du système nerveux. Rockwell emploie une intensité de 60 mA; sur 45 malades traités par lui 14 auraient été guéris.
En 1894, M. le professeur agrégé Bordier emploie chez deux malades le procédé de Vigouroux sans autre modification que celle portant sur la forme de l’électrode appliquée sur le corps thyroïde fcette électrode est demi-cylindrique, recouverte de gaze mouillée). L'amélioration est très marquée.
La même année Giovanelli après des essais satisfaisants se déclare aussi partisan du procédé de Vigouroux. é
D'autres auteurs ont publié des cas semblables depuis, comme Veslin et Leroy (d’Evreux) (amélioration au bout de trois mois (1899). M. Mally tout récemment encore se déclare partisan du traitement faradique. (Congrès de Montauban).
Traitement galvanique. — Nous voyons donc que Du 4
le traitement par la faradisation à à son actif des sutcès très notables et très bien constatés.
Mais depuis quelques années il a perdu beaucoup de la faveur qu'ilavait il ya environ dix ans. Aumoment où on l’a préconisé, lapathogénie dela maladie deBasedow était surtout attribuée à une excitation du sympathique. I n’y avait doncpasde raison pour luipréférer la galvanisation. Mais depuis cette époque nous avons vu que Genouvelles idées avaient été émises sur la nature du goître exophtalmique ; nous avons vu notamment que les troubles glandulaires (hyperthyroïdation, dysthyroïdation, insuffisance parathyroïdienne) étaient regardés comme point de départ de la maladie ou du moins comme cause d’une grande partie des symptômes. Or le courant faradique qui calme tres rapidement par épuisement l'excitation des nerfs moteurs n’a pas une action aussi efficace que le courant galvanique quand on veut agir sur la sécrétion glandulaire. L’excitant spécifique des glandes est le courant galvanique qu'on le fasse agir sur les glandes salivaires ou sur les glandes gastriques par exemple. Son emploi semble donc indiqué dans la maladie de Basedow d’après les théories nouvelles sur la pathogénie de cette maladie. C’est pour cela que depuis quelque temps on est revenu à la galvanisaltion.
Déja en 1892, Deléage publie un cas de goitre exophtalmique traité de cette facon. Il applique le pôle positif sur la région précordiale. Le pôle négalif est placé au-devant du cou, à la nuque et aussi sur le pheumogastrique gauche. L'intensité est de Sm À en moyenne. Il fail une séance par jour.
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Le traitement réussit parfaitement. Au bout de trois mois les règles étaient rélablies, ÉROPRIE diminuée, les palpitations disparues.
Joffroy, en 1894 déclare qu’on obtient d'aussi bons effets avec la galvanisation qu'avec le procédé Vigouroux.
Paul Sollier préconise le traitement galvanique et place le pôle positif à la nuque et à la région précordiale en même temps qu’il applique le pôle négatif audevant du goitre et sur le paquet vasculo-nerveux du cou. L’intensité du courant est de 6 à 7 m A.
Le malade ainsi trailé eut ses symptomes rapidement äméliorés ; à chaque séance on pouvait constater que le goitre devenait plus mou. Les pulsations tomberent de 90 à 64 par minute. L’exophtalmie disparut complètement,
La résistance remonta de 1200 à 2000 ohms. Le cou qui avait 46 centimètres de circonférence revint à 37 centimètres. Le traitement avait duré environ 2 mois.
En 1895, À. Régnier au Congrès de Bordeaux se déclare partisan de la même méthode et déclare qu'il a obtenu un succès très marqué avec le courant continu.
En 1897, Bertran de Barcelone emploie le courant galvanique en applications bulbo-spinales avec un plein succes,
Au Congrès de Boulogne tenu en 1899, L. R. Régnier reprend cette question et indique la méthode qu'il à suivie.
Le pôle négatif est une plaque de 20 centimètres carrés qu'on applique dans le dos du malade. Le pôle
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positif est une électrode de 80 centimètres carrés qu'on place sur la tumeur du cou. L’intensité varie de 5 à 16 m A. Sous l'influence de ce traitement qui « agit « en modérant le cœur, en provoquant des phéno- « mènes électrolytiques dans la tumeur, en excitant la « sécrétion de la glande el en régularisant le sympa- « thique » (Régnier), les malades sont vite améliorés. Malheureusement sur cinq cas de Régnier, une des malades abandonne le traitement au bout de quinze jours. Mais sur les quatre qui ont continué on note une guérison complète au bout d'environ quatre à cinq mois et trois améliorations très notables au point que les malades se considèrent comme guéries et ne sont pas revenues demander les secours de l’électrothérapie. Dans tous ces cas la résistance est remontée, dans un cas de 1200 à 2000 ohms, dans un autre de 1011 à 1600, dans un autre enfin, de 850 à 1200 ohms, la circonférence du cou à diminué de 32 cm. à 28 1/2 la tachycardie est tombée de 190 à 90 dans un cas, de 120 à 70 pulsations dans un autre.
Crocq a obtenu les mêmes résultats, mais en employant une intensité de 25 m A.
Leduc recommande de larges électrodes et place le pôle positif au cou.
Libotte a obtenu des effets excellents après deux à trois mois de traitement par le courant continu à haute intensité 30m A. L'application dure cinq minutes, le pôle positif à la nuque le pôle négatif sur la portion antérolatérale du goilre.
Lamari a obtenu sur une jeune fille de 25 ans, une guérison éomplèle en employant le courant continu
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appliqué sur le vagueet le sympathique au cou avec quelquefois légere faradisation de Ja thyroïde. I à fait deux séances par jour et le traitement à duré vingt jours en tout.
Enfin, au Congrès de Montauban tenu cette année même, M. le professeur agrégé Bordier, est venu une fois de plus montrer les bons effets de la galvanisation dans la maladie de Basedow. Dans trois cas traités ainsi il à obtenu une guérison complète maintenue depuis quelques années et deux améliorations si mar-
quées qu'on peut les considérer comme des guérisons.
Nous donnons plus loin les trois observations de M. le professeur agrégé Bordier accompagnées de deux autres que M. le professeur agrégé Guilloz, de Nancy, a eu l’amabilité de nous communiquer. (Ces deux dernières paraitront prochainement dans les Archives d'électricité médicale). Pour le moment nous allons indiquer la technique employée par ces deux électrothérapeutes; nous étudierons ensuite les résultats obtenus.
T'echniquede M. Bordier.— Voicicomment procede M. le professeur agrégé Bordier :
Comme source d'électricité on peut prendre soit une batterie de piles médicales et de préférence la pile Bergonié avec un nombre d'éléments égal à 35 ou 40, soit une batterie d'accumulateurs en nombre aussi de 39 à 40.
On applique sur le corps thyroïde une électrode spongieuse et tres plastique formée par une lame de cuivre nickelée ou une lame de plomb ou détain sur
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laquelle est cousue une masse de feutre épais qui dépasse d'environ un centimètre les bords de la lame métallique. On donne à l’électrode une forme telle en recourbant convenablement la plaque de métal qu’elle s'applique aussi exactement que possible sur la région thyroïdienne en en épousant bien toutesles saillies. La surface de cette électrode doit être de 80 à 120 centimètres carrés. Elle doit être bien humectée avec de l'eau chaude et exprimée ensuite entre les doigts de facon qu'il n’y ait pas un excès d’eau qui en venant s’accumuler dans les parties inférieures de l’électrode offrirait au courant un passage moins résistant et déterminerait par suite de la plus grande densité électrique en ces points déclives la production d’eschares, ce qu'il faut toujours éviter dans les applications médicales de l'électricité. Cette électrode est reliée au pôle négatif de la source de courant galvanique.
L’électrode positive est une plaque métallique de cuivre nicKelé d'élain ou de plomb ou mieux d’aluminium (dans le cas de pôle positif) recouverte aussi d'une masse de feutre épais dépassant les bords de la plaque. On place cette électrode un peu au-dessous de la nuque dans la portion toute supérieure de la colonne dorsale. La surface de celle électrode doit être de 150 à 200 centimètres carrés pour diminuer autant que possible à son niveau les effets sensilifs du courant.
L’intensité doit être graduée à laide d'un rhéostat à liquide et non pas avec un collecteur d'éléments qui produil toujours des variations brusques dans l'inlensilé au moment où la manette passe d'un plot au
suivant; ces variations brusques sont très désagréables et provoquent l'excitation du cerveau et du nerf optique pouvant, quand l'intensité est forte, amener du vertige, des nausées très pénibles qu'il faut éviter de produire. Le rhéostat à liquide doit être manœuvré lentement de facon à arriver progressivement à l'intensité voulue c'est-à-dire 40 à 60 m A. En plus du rhéostat il faut placer dans le circuit un milliamperemètre apériodique.
Les séances auront lieu tous les jours, tout au moins dans la première partie du traitement. La durée de chaque séance est une demi-heure. Après la séance on constate que là peau à rougi; il est bon d’ordonner aux malades d’enduire de vaseline, le soir en se couchant, la région recouverte par les électrodes,
Quand le courant passele malade ne manque jamais d'accuser deux phénomènes : 1° un gout métallique que tous les malades qualifient de goût de fer; 2° une salivation abondante. Ces deux phénomènes ont été étudiés il y a quelques années par M. le professeur agrégé Bordier. Les expériences de M. le professeur agrégé Bordier sur ce goûtmétalliqueetcettesalivation Pont amené en 1899 à poser les conclusions suivantes :
« 4 C’est le pôle négatif qui provoque le goût styptique particulier avant le pôle positif.
« 2 C’est au contraire le pôle positif qui provoque la salivation la plus abondante.
«3° La proportion de sulfocyanucre renfermé dans les salives sécrétées sous l'influence des deux pôles est la même.
« 4 Le pouvoir saccharifiant des deux salives,posi-
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tive et négative, est identique; il y a donc la même proportion de ferment ptyaline dans les deux salives.
« 5° La réaction de la salive est alcaline quel que soit le signe du pôle actif,
« 6° Le goût styptique particulier (gout électrique) est le résulat del’excitalion des filets nerveux gustatifs parleslignesde flux ducourantgalvanique; cette excitation n’exige pour se manifester qu'un très faible courant ou qu'une variation extrêmement faible de potentiel.
« Ce n’estpas par conséquent dansle goùtde lasalive sécrétée par l’action du courantcommeon esttenté dele croire a priori, que réside la cause du gout électrique.»
Technique de M. Guilloz. — La technique de M. le professeur agrégé Guilloz est à peine différente. M. Guilloz emploie le courant continu avec transport électrolytique d'iode. On applique au corps thyroïde une électrode de feutre de 7 centimètres sur 9 centimètres imbibée d’une solution d'iodure de potassium reliée au pôle négatif. L’électrode est constituée par une plaque d’élain recouverte d'un feutre épais. On place l’électrode positive à la nuque comme dans le procédé de M. Bordier. Lecourantdoit être aussiintense que le malade peut le supporter suivant sa susceptibilité et suivant l'état de sa peau, qui se modifie plus ou moins, sans pour cela aller à l’escharification. Le courant dans les diverses séances a été de 90 à 80 mA et même de 90 mA. Bien entendu on devra cesser toute autre médication, qu'on applique la méthode de M. Bordier ou de M. Guilloz.
Mode d'action du courant. -— Il est permis de se
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demander comment agit le courant appliqué comme le font M. Bordier etM. Guilloz. On sait que tout conducteur électrolytique traversé par un courant est le siège de modifications chimiques consistant dans le transport d'ions d'un pôle à un autre.
Sion prend, par exemple, trois capsules renfermant : la premiere de la potasse, la seconde de l’eau, la troisième Au sulfate de soude, eb qu'on relie par des mèches de coton mouillé la 1reet la 2e, puis la 2e avec la 3° capsule, on verra sous l'influence du courant électrique, le pôle positif étant dans la potasse, que la 1re capsule renferme, en plus de la potasse, de Pacide sulfurique, et la troisième, outre son sulfate de soude, contient de la potasse. Cette expérience dûe à Davy, montre bien qu'il y a eu transport de l'ion posilif SO‘ vers l’anode et de l’ion négatif K à la cathode. De même dans une solution de chlorure de sodium, le sodium Na va se déposer à la cathode, le chlore Cl se dégage à l’anode. De plus, le sodium Na arrivé à la cathode réagit sur l’eau en donnant de la soude et en dégageant de l'hydrogène H° (effet secondaire de Pélectrolyse).
Le conducteur vivant doit être considéré comme un électrolyte recouvert par un revêtement très résistant, la peau, qui laisse passer les lignes de flux quand l'intensité atteint un certain degré.
Les effets du courant vont donc être les mêmes que dans l'expérience de tout à l'heure, car les tissus humains sont imprégnés de solutions salines.
Les masses électriques liées aux ions se déplacent entrainant ces derniers, d’où déplacement de matiere.
Examinons ce qui se passe au niveau des électrodes.
« À l'électrode positive il y a un double mouvement électrique; des masses positives se dirigent de l'électrode humide vers les tissus à travers la peau pendant que d’autres négatives vont de l'organisme vers l’électrode. Au double mouvement correspond un double transport d'ions des cathions liés aux masses positives sont empruntés au liquide qui humecte l’électrode et passent dans les tissus tandis que des anions liés aux masses négatives sortent de l'organisme et pénètrent dans le liquide de l’électrode ».
« C'est l'inverse pour l’électrode négative. Des cathions sortent des issus de l'organisme et passent dans le liquide de l’électrode. Des anions passent de l’électrode dans les tissus sous-jacents (Bordier, Précis de Physique biologique), ».
A travers les tissus nous aurons les phénomènes constatés dans les électrolytes ordinaires. Dans un nième {issu là composition chimique ne sera pas modifiée, car chaque point cèdera au suivant ce qu'il aura recu du précédent. Mais au niveau des limites des tissus différents la composition de chacun d'eux peut varier, car chacun recoit des éléments étrangers venant du voisin.
Ces effets électrolytiques sont proportionnels à l’intensité du courant el c’est à eux vraisemblablement qu'on doit attribuer l'action du courant dans la la maladie de Basedow. Les phénomènes d'électrolyse qui se passent au niveau des tissus el les modifica- Lions que ces Lissus subissent à leurs limites respeclives dans leur composition, en particulier la glande