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thryroïde et les glandes parathryroïdes doivent entrainer une varialion de leur sécrétion susceptible d'améliorer les symptômes en faisant cesser: le trouble dans les fonctions de ces glandes. Voici, je crois, comment il faut considérer cette action favorable du courant galvanique.
M. le professeur agrégé Guilloz se sert d’une électrode imbibée d'iodure de potassium ; il a été amené à celte modification par ce fait que les recherches des auteurs (Gley, Bourcet, Gautier) ont noté un abais- - sement du taux de l’iode dans le corps thyroïde dans le cas de goitre exophtalmique. En effet, si l’on imbibe l’électrode négative d'iodure de potassium sous linfluence du courant l'anion iode quittera le pôle négatif pour aller rejoindre le pôle positif et, ce faisant, pénètrera dans l'organisme. Mais la quantité d’iode qui pénètre ainsi dans le corps du basedowien est bien faible.
Aussiilestpermis de se demander si les bons effets du traitement ne doivent pas être attribués, si non totalement, du moins en grande partie, au courant lui-même. C'est d’ailleurs l'avis de M. le professeur agrégé (Guilloz et on peut parfaitement faire connaître ses résultats comme effets du courant gal vanique dans la maladie de Basedow.
Résultats. — Voyons donc maintenant de plus près les bons effets du traitement. Analÿsons ün peu les résultats obtenus.
Tout d'abord nous ferons remarquer que dans un cas traité il y a5 ans par M. Bordier (voir obs. ID),
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la guérison s’est maintenue sans aucune rechute. Voilà un fait très important car on ne peut mettre sur le compte d’une rémission une si longue disparition des symptômes. Il est permis devant ce succès d'espérer que les autres cas traités récemment se comporteront de même. |
Au point de vue de l’état général nous voyons une amélioration très grande des malades. Ceux-ci qui avaient de la fatigue au moindre effort, un caractere très bizarre, voient dès le début du traitement ces phénomènes disparaître.
Au point de vue des symptômes particuliers, même succès, Le goîitre est un des signes qui s’améliorent le plus rapidement et sa diminution de volume amène progressivement une décompression de là trachée très utile dans certains cas. De plus les malades étant ordinairement des femmes éprouvent une grande satisfaction en voyant diminuer cette tumeur qui n’a rien d’élégant.
L’exophtalmie est assez durable et résiste plus longtemps que les autres symptômes. Le tremblement et les sueurs profuses disparaissent rapidement. De même la diarrhée, les troubles vaso-moteurs, les troubles de la menstruation. Du reste la lecture des observations renseigne mieux que tout commentaire.
Le point le plus important est l'effet rapide sur la tachycardie. Dans la premiere observation de M. Guilloz nous la voyons presque complètement disparue à la huitième séance puisqu'elle est tombée de 130 à 82 pulsations par minute. La deuxième malade de M. Bordier, quoique présentant une amélioration
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moins rapide à ce point de vue nous montre cependant un abaissement de 120 pulsations à 90 au bout de deux mois. La deuxième malade de M. Guilloz voit au bout d'un mois et demi ses pulsations tomber de 120 ou 130 par minute à 75. Dans l'obs. ITT nous voyons les pulsations tomber de 152 à 102, après un mois de traitement.
C'est un point très important du traitement que cette diminution des battements cardiaques. M. Bordier pense en effet el avec raison que la fatigue du cœur entraine celle de l’organisme en général et probable-
-ment aussi le tremblement el la transpiration. Pour cette derniereon peut presque vérifier le fait en faisant voir que la résistance augmente parallèlement à Pabaissement du nombre des battements, ce qui entraîne évidemmen£ une diminution de la moiteur dela peau.
La fatigue du cœur est en effet extrêmement accusée si lon songe au nombre parfois très considérable, en tous les cas toujours très élevé, des pulsations.
En admettant que la quantité du sang chassée dans Paorte soit de 180 grammes à chaque systole, le ventricule gauche produit un travail de 0,3 kilogrammetre par systole(1), ce qui fournit pour un mois 55.987.000 kilogrammètres. Or les basedowiens ont une moyenne de 130 pulsations à la minute ce qui porte le travail fourni pendant un mois à 101.088.000 Kilogrammetres.
L’excès de travail de ce cœur est donc d'environ 45.000.000 de kilogrammiètres par mois et de 540.000.000 par an. Il est certain que le traitement galvanique à un gros avantage en faisant diminuer rapidement ce surmenage cardiaque.
(1) BORDIER. — Physique biologique.
Comparaison avec la faradisation. — H est bon de rapprocher ces résullalts des résultats du traitement faradique de Vigouroux. En effet, d'après l’auteur même de cette méthode, on voit disparaitre d’abord l'état d'inquiétude des malades, puis successivement le goilre, le tremblement, l’exophtalmie et enfin la tachyeardie. La tachyeardie dans ce mode de traitement est le symptôme qui résiste le plus longtemps. Or il est incontestable que cette tachycardie est le trouble le plus pénible en tous les cas le plus fatigant pour l'organisme atteint de maladie de Basedow et puisque le traitement galvanique agit en supprimant à brève échéance ce symptôme, nous avons là une raison de préférer le courant continu au courant faradique. Une autre raison nous est donnée par la durée du traitement. Dans les observations relatées à la fin de notre thèse on peut observer que la durée du traitement de MM. Bordier et Guilloz ne dépasse pas quatre mois dans le cas où le traitement a duré le plus longtemps. M. Guilloz à même un cas où le traitement a duré en tout 15 jours. Or Vigouroux indique comme durée de son traitement de six mois à un an. Nous voyons done que les malades ont tout avantage à se faire trailer par la galvanisation.
Ce n'est pas à dire pour cela que la faradisation ne sera pas ulile dans certains cas. Certes son emploi n'est pas à rejeter et il est incontestable qu'elle à de bons effets sur le syndrome basedowien, On peut notamment Fuliliser contre lexophtalmie lorsqu'elle est très prononcée. On pourrait aussi Putiliser dans le cas où le traitement galvanique aurait échoué.
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Mais à l’heure actuelle il est rationnel de préférer la galvanisation dont les résultats sont meilleurs et plus rapidement atteints et qui est en accord parfait avec les théories glandulaires, actuellement en cours sur la pathogénie du goitre exophtalmique et, à ce propos, nous ferons remarquer que là faradisation qui était emplovée contre l'excitation du sympathique, pouvait agir aussi sur la sécrétion glandulaire, quoique moins efficacement que la galvanisation. Au point où lon appliquait les électrodes dans le procédé Vigouroux, on ne se trouvait pas bien loin de la glande thyroïde surtout lorsqu'elle est hypertrophiée; de même on pourrait penser, si l’on adopte les idées de Moussu, que les lignes de flux atlteignaient aussi les glandules parathvroïdes dautant plus facilement qu’on recommandait au malade de fléchir la tête du côté de lélectrode qui se trouvait ainsi en rapport presque inmmédiat avec la face postérieure du corps thyroïde où se trouvent placées les glandules.
Mesure de la résistance. — TK est un point que nous avons laissé jusqu'ici dans l'ombre et qui pourtant a une grande importance. Nous voulons parler de l’augmentation de la résistance survenant au cours du traitement. Nous savons que là résistance d’un sujet normal entre deux électrodes de 100 €.q. est d'environ 4,000 ohms. Nous savons aussi que dans la maladie de Basedow, la résistance est diminuée au point de tomber à 1.000 ohms et quelquefois au-dessous. Or cette résistance augmente progressivement sous l'influence du traitement et il est utile de la connaitre pour
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pouvoir formuler un pronostic précis et dans des cas douteux de maladie de Basedow pour pouvoir établir le diagnostic. Nous allons indiquer quelques moyens pratiques pour mesurer cette résistance.
Tout d'abord nous ferons remarquer que la loi d'Obm (la résistance est égale au rapport entre la force électro-motrice du courant et l'intensité de ce même COUTANRLR = n’est pas applicable au corps humain. Pourquoi? Dans les électrolytes ordinaires, comme par exemple les solutions salines, le passage du courant détermine une force électro-motrice de polarisation dont l'effet s'ajoute à la résistance de l'électrolyte. Ce qui fait que cette dernière est augmentée el que la loi d'Ohm est inexacte dans le cas présent.
Dans le corps humain qui doit être considérécomme un conducteur électrolytique le même phénomène se passe. Mais il existe de plus pour les tissus des phénomènes surajoutés dûs au défaut d'homogénéité des tissus ; il se forme une force électro-motrice de polarisalion dans les tissus situés entreles électrodes outre celle qui se forme au niveau des électrodes. Ces deux forces électro-motrices de polarisation ajoutent leurs effets à ceux dela résistance pour s'opposer au passage du courant. Dans ces conditions il est impossible d'appliquer la loi d'Ohm au corps humain sans avoir d'erreurs très importantes dans la mesure de sa résistance. Mais en pratique on peut la considérer comme applicable car il importe peu de savoir quelle est la résistance réelle du corps de l'homme ; ce qu'il y à d'important c’est de connaitre en ohms l’ensemble des causes qui s'opposent au passage du courant.
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Ceci étant dit, voyons quels sont les principaux procédés employés jusqu'ici en clinique. Nous verrons, chemin faisant, quels sont les plus recommandables.
Procédé de Weiss. — La méthode employée le plus généralement est la méthode du Pont de Wheastone, suivant le procédé de Weiss.
Le dispositif imaginé par Weiss estle suivant : les issus ou les parties du corps dont on veut mesurer la
Figure 1
résistance sont plongés dans deux vases V et V’ contenant de l’eau salée. Onintercale dans la même branche du pont une résistance X de 500 ohms. Dans les branches BC et CD on place deux résistances Z et VY de 50 ohms chacune. Enfin dans la branche DA on place un rhéostat à manette sur lequel on agit pour ramener l'aiguille du galvanomètre G& au zéro. Sur le trajet du courant on place un milliamperemètre A qui mesure l'intensité que l’on doit noter avec soin dans le
cas de tissus vivants.
Du»
= (Res
Le tissu T étant placé sur les deux vases V et V’ on aura quand l'équilibre sera rétabli dans le pont (T étant la résistance à mesurer) :
Donc T=R — X
La valeur de la résistance s’oblient donc en retranchant du rhéostat gradué R le nombre constant 500.
Au niveau des électrodes la force électro-motrice de polarisation n'intervient pas comme a pu s'en assurer Weiss.
Quant à la force électro-motrice de polarisation interpolaire il faut en faire la correction après l'avoir déterminée au préalable pour plusieurs intensités dans le cas où on voudrait avoir la valeur de la résistance réelle.
Si on veut mesurer la résistance comparative de deux régions par exemple de la jambe gauche et de la jambe droite on applique un tampon sur la région sacrée pendant que les deux pieds plongent dans les vases V et V’.
Le courant arrive au pont de Wheastone par l’électrode en sorte qu'on peut écrire, en désignant par let Iles résistances des jambes gauche et droite
RÉeIar re RE Tnt DE
D'où F+X=I+R Donc l=—I=R=X PETSR 500
ET en
La différence des résistances à donc pour valeut l'excès de R sur 500 ohms qui est la valeur de X. Dans ce casil n’est pas utile de faireintervenir la force électro-molrice de polarisation puisque les organes traversés sont symétriques.
La méthode du pont de Wheastone présente le maximum d’exactitude puisqu'on fait la correction des forces électro-motrices de polarisation. Mais elle est un peu compliquée ce qui est mal commode en pratique. Voyons donc si des méthodes. plus rapides peuvent satisfaire.
Méthode de Vigouroux. — Un procédé souvent employé est celui de Vigouroux, basé sur la loi d’'Ohm et dont voici le principe résumé :
On place dans une première détermination en tension dans un circuit un galvanomètre et le corps dont on veut mesurer la résistance. Faisant passer le courant on a la mesure de l'intensité par le galvanomètre.
Pour la deuxième détermination on place en dérivation le galvanometre accompagné d’un rhéostal très résistant. Les fils reliant le galvanomètre au circuit principal aboutissent aux électrodes appliquées sur le malade. Dans ces conditions le galvanomètre va mesurer la force électro-motrice E. On pure donc
d'aprèslaloi d'OhmlI ee d'oontireru= ia
Vigouroux recommande pour plus d’exactitude de faire une deuxième détermination de l'intensité semblable à la première. On prend la moyenne des nombres formés dans ces deux déberminations pour avoir I.
Nous avons appliqué cette méthode pour mesurer
pores
la résistance d’un de nos camarades. D’après ce procédé cette résistance était de 900 ohms, tandis qu'avec le pont de Wheastone nous avions trouvé 5.000 ohms!
Nous considérons donc les résultats fournis par cette méthode comme douteux et nous ne conseillons pas son emploi.
Procédé Bergonié. — Le professeur Bergonié à récemment préconisé un moyen rapide de mesurer la résistance du corps humain (résistance apparente bien entendu).
« Voici comment les circuits sont arrangés dans ce dispositif : Sur le courant continu de ville à 110 volts on place en tension: 1° un rhéostat très régulièrement enroulé (potentiomètre) semblable aux réducteurs de potentiel de Gaiffe mesurant 50 ohms de résistance et pouvant porter 1 ampère ; 2 des lampes absorbant à peu près tout le reste du vollage ; 3° un ampèremetre trèssensible portantnettement visible le trait 1 ampère ; 4unrhéostat de quelquesohmsservant àlagraduation.
C'est sur ce circuit principal qu'est placé en dérivalion le malade dont on veut mesurer la résistance. Pour cela, l’une des électrodes est reliée à une prise de courant fixe placée à une des extrémités du fil du potentiometre. L'autre électrode est reliée à une prise de courant mobile se déplacant sur le potentiomètre lui-même ; dans le circuit du malade est placé en tension le milliampèremètre donnant 1 miiliampère. Le potentiomètre porte un cercle gradué qui se meut avec là prise de contact mobile; cettegraduation porte à chaque varialion de résistance d'un ohm les chiffres 1000, 2000, 3000, ete., 50,000 ohms.
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On comprend comment on fait rapidement la mesure d'une résistance. On équilibre une fois pour toutes le cireuil principal à l'intensité de 1 ampère au moyen du rhéostal de réglage. À ce moment la résistance est égale à la différence de potentiel puisque 1 = ou R —=E. Le potentiomètre indique donc la résistance en même temps que la force électromotrice.
On met le malade en dérivation sur le potentiomètre et on déplace au moyen d’un volant l’électrode mobile jusqu'à ce que l'aiguille du milliampèremètre coïncide avec la division 1 mA. À ce moment on a d’après la loi d'Ohm 0,001 = — æ est la résistance à chercher, e nous est donné par le potentiometre.
0,001 æ —=e, c’est-à-dire
se ÈS
d'ou 2 —= 100076:
Donc il faut multiplier par 1000 le nombre marqué par le potentiometre pour avoir la résistance du corps interposé. Avec le dispositif de M. Bergonié, cette multiplication par 1000 est supprimée puisque le potentiomètre a ses divisions multipliées à l'avance par 1000.
De la sorte on n’a qu’une lecture à faire pour avoir la résistance du malade. C’est un dispositif très commode qui à déjà rendu beaucoup de services au professeur Bergonié. Mais il a le tort de n'être pas très sensible puisque, suivant l’auteur, on ne peut apprécier larésistance qu'à 100 ohms près, ce qui dans la plupart des cas suffit bien.
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M. Bordier propose une modification permettant de mesurer plus exactement la résistance. Au lieu de la spirale de M. Bergonié, M. Bordier utilise un fil de ferro-nickel de 12 m. 50 et de résistance 50 ohms. On dispose 1 mètre de ce fil (c’està-dire une longueur correspondant à 4 ohms de résistance) le long d’une graduation de même longueur — puis le fil se coude en P pour revenir en B, et pour
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Figure II
aller de là s’enrouler jusqu'en A’. Un curseur mobile se trouve sur le fil le long de la graduation, et au moyen duquel on place en dérivalion le malade avec un milliampèremètre.
Le reste du dispositif est comme dans le procédé Bergonié. On opère comme précédemment et pour la mesure de la résistance du malade, si l'on à eu soin de mulliplier par 1000 les valeurs des résistances correspondant aux millimètres de la graduation (1 milli-
metre équivaut en réalité à une résistance de 4/1000° d’ohms, ce qui fait donc 4 ohms sur la gradualtion), on n'a qu'une lecture à faire au niveau du curseur pour avoir la résistance du malade à 4 ohms pres, ce qui est bien plus précis que le chiffre oblenu dans la précédente méthode.
Dans ces méthodes il est bon de faire 2 mesures sur chaque sujet, en plaçant une électrode sur le milieu de l'abdomen et Fautre d’abord sur une des régions lombaires, puis sur l’autre. De la sorte, on a la comparaison entre les résistances des deux côtés.
Nous préconisons donc l'emploi du dispositif de M. Bordier, qui offre plus desensibilité que celui indiqué par M. Bergonié.
Comparaison du trailement électrique avec les autres traitements du goitre exophtalrnique. — Y nous reste, comme complément à notre travail, à indiquer sommairement si le traitement électrique de la maladie de Basedow est supérieur aux traitements non électriques de cette affection.
Considérons d’abord les méthodes opothérapiques. On a préconisé l'emploi de lamédication {hyroïdienne. Des auteurs ont eu des succes avec ce procédé; mais beaucoup d'autres ont non seulement échoué complètement, mais provoqué des accidents graves, comme des vomissements, de la glycosurie, de l’albuminurie, etsurtout de Parythmie cardiaque, bref, tous les symptomes d'une intoxicalion profonde. Donc, c'est une méthode tres souvent dangereuse, qui ne convient pas a tous les cas et qui demande beaucoup de précautions,
Examinons maintenant les méthodes s’adressantau goître.
On a fait des injections interstitielles de solutions iodées (Duguet, etc.), d'éther iodoformé (Pitres) : ces méthodes ont le grave inconvénient d’amenerl'atrophie de la glande et, par conséquent, le myxœædème.
La thyroïdectomie ne se fait plus complète maintenant dans la maladie de Basedow ; on a fait souvent la thyroïdectomie partielle, Fexothyropexie (7 succès dans 12 cas). Cette dernière ne se pratique plus aujourd'hui.
Ces interventions sont dangereuses, entrainent quelquefois des accidents très dangereux. Du reste, Wriesinger signale que la thyroïdectomie partiellene donne que des améliorations et qu’elle à une mortalité de 10 p. 100.
Enfin, voyons le traitement chirurgical sur le sympathique (sympathicotomie et sympathitectomie). Cette méthode a donné des succès assez nombreux entre les mains de Jaboulay, Jonnesco, Quénu, Abadie, etc. Sa mortalité est faible relativement; quelquefois on observe la guérison complète, souvent une amélioration, mais aussi il est bien des cas qui ne bénéficient pas du tout de l'opération. De plus, cetté opération entraine souvent à sa suite des troubles trophiques nombreux atteignant l'œil, lencéphale, le tissu osseux, les téguments ainsi que la établi dans sa thèse inaugurale notre camarade, le docteur Beyne.
De vcetle étude comparative des (traitements ordinaires mis en œuvre pour lutter contre le syndrome basedowien, nous voyons qu'aucun ne présente une
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efficacité bien grande. De plus, ils sont dangereux, bien plus dangereux que l'application simple du courant électrique qui, manié avec les précautions indiquées dans l'exposé de la technique ne présente aucun danger. Assurément nous ne voulons pas dire que le traitement électrique guérit ou guérira tous les cas ; mais il a le grand mérite d’être inoffensif pour le malade, en même temps qu'agissant rapidement sur les symptômes les plus pénibles.
Pour nous, le traitement de choix est le traitement galvanique. S'il ne réussit pas, on appliquera le traitement faradique de Vigouroux, avant de recourir à une intervention qui, quoique pas très dangereuse en des mains expérimentées, expose cependant les jours du malade et ne donne pas un résultat meilleur que le traitement par l'électricité.