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thermiques peuvent ne pas avoir cette régularité,
la température est alors à type rémittent ou intermittant, pseudo-palustre. Le pouls est en général en accord avec la température.
Plus rarement, la fièvre reste constamment élevée. C’est la forme à température continue, pseudotyphique. Le tableau clinique peut d’autant plus simuler une fièvre typhoïde qu’il existe parfois une légère bradycardie par réaction méningée.
Dans tous les cas, il y a une atteinte marquée de l’état général, le malade est abattu, son facies est terreux, cependant on peut notrer une amélioration passagère au moment des rémissions thermiques et l’appétit est le plus souvent assez bien conservé.
Un examen complet du malade s'impose.
Cliniquement on recherchera les signes locaux qui seraient liés à une atteinte sinusienne. On palpera la mastoïde et l’on provoquera souvent par la pression une douleur au bord postérieur de lPapophvse,
c’est « le cri de la pyémie » de Georges LAURENS.
On recherchera s’il n’existe pas une zône empâtée et douloureuse au bord antérieur du sterno-mastoïdien, sur le trajet des gros vaisseaux du cou.
On fera une ponction lombaire qui pourra révéler un certain degré de réaction méningée et permettra la recherche du signe de QueckENSTED ; un examen de sang qui montrera une anémie plus ou moins marquée, une leucocytose abondante avec polynucléose élevée.
Mais il importe surtout de pratiquer une hémo-
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culture, car c’est elle seulement qui permet d’affirmer
Ja septicémie. Elle doit être faite au moment d’un
accès thermique. On doit prélever dans les condi: tions d’asepsie les plus rigoureuses environ 10 centimètres cubes de sang que l’on'énsemence immédiatement, L’isolement du germe peut demander plusieurs jours et il faut savoir qu’une hémoculture négative n’a pas une. valeur absolue et qu'il est parfois nécessaire de:la recommencer à plusieurs reprises avant d’ obtenir un résultat positif. Certains auteurs recommandent de pratiquer un examen bactériologique des urines. Cette manœuvre permettrait souvent de déceler un germe alors que l’hémoculture est encore négative.
L'évolution de l’affection est des plus variables. Les formes bénigues guérissent rapidement après l'intervention et presque sans traitement médical, les formes graves aboutissent à la mort après un temps plus ou moins long. Certaines formes enfin, ont une évolution entrecoupée de complications.
Les complications peuvent être locales ou générales. Locales, elles sont liées à l’extension du processus infectieux, (en cas de thrombose de Ia jugulaire) ; métastatiques, ce sont les embolies de la petite ou de la grande circulation, embolies septiques. |
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