‹ Contribution à l'étude du traitement médical des septicémies à streptocoque d'origine auriculaireChapitre 12 sur 47 · TRAITEMENT LOCAL · texte numérisé non relu

TRAITEMENT LOCAL

Le traitement local a une importance capitale, c’est lui qui tient le premier plan. Le traitement médical ne sera jamais qu’un adjuvant de l’acte opératoire. De même que dans toutes les septicémies dont le point de départ est connu et abordable, il faut avant tout désinfecter le foyer causal. Voici la technique que préconise Georges LAURENS :

S'il y a une otite aiguë, on fera la paracentèse . du tympan (la ponction tympanique en drainant et évacuant un foyer oto-mastoïdien particulièrement virulent, suffit très souvent dans les cas d’otite moyenne aiguë suppurée infectieuse à faire disparaître les accidents septicémiques ». On pratiquera la trépanation de la mastoïde dans les cas où, malgré le drainage, les accidents persistent. On adjoindra à l’ouverture de l’apophyse celle de la caisse s'il y a une otorrhée chronique.

Il n’entre pas dans notre sujet d’étudier les différentes méthodes opératoïres ni les nombreuses interventions qui ont été proposées, lorsqu'il existe une atteinte sinusale. Nous ne rapporterons pas les arguments des partisans ni des adversaires de

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la ligature de la jugulaire. Mais tous les auteurs

s’accordent sur la nécessité d’explorer le sinus. Voici d’ailleurs la conduite que depuis plusieurs

années nous avons vue appliquer par le Docteur . Huserr et le Docteur Giraro à l’Hôpital Saint- | Joseph.

Dans tous les cas de trépanation mastoïdienne, ils font toujours une mastoïdectomie aussi complète que possible. Lorsque les symptômes font craindre une affection sinusienne, ils inspectent naturellement encore plus minutieusement la région du sinus et 1ls ouvrent la coque osseuse là où ils ont trouvé

-le maximum de lésions osseuses! périsinusiennes. Si le sinus leur paraît sain, ils ne font pas une grosse dénudation, surtout si la trépanation est faite dans les dix premiers Jours de l’otite. Cette dénudation peut n'être pas imoffensive. Il peut se produire une véritable nécrose de la paroi avec ouverture du sinus non thrombosé et des accidents septicémiques consécutifs. Si le sinus ne semble pas normal, ils étendent, évidemment leur dénudation à toute la partie de la paroi qui semble altérée. Ils trouvent ainsi assez souvent, chez les enfants surtout, de véritables collections comprises entre la coque osseuse et le plus souvent dans la région du golfe.

La plupart du temps, ils ne font pas le jour même de ponction et ils font pratiquer immédiatement l’hémoculture. Si la température ne tombe pas dans les 48 heures, si l’hémoculture est positive, si l’inspection du sinus dénudé fait craindre une lésion

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endosinusienne, ils font la ponction. Si elle dénote un caillot non suppuré, ils dénudent si besoin, plus largement mais n’ouvrent pas la veine. Ils incisent le sinus seulement s'ils trouvent du pus, et dans ce cas ils résèquent les parois pour que la veine soit largement béante. Bien qu'ayant observé assez souvent, surtout chez l'enfant, des thromboses du golfe, ils n’ont Jamais pratiqué d’opération sur le golfe lui-même, ce qui n’a pas empêché un grand nombre: de leurs malades de guérir. D’autre part, ils n’ont jamais lié la jugulaire depuis dix ans. Pour lutter contre la septicémie sanguine, ils s’adressent aux méthodes médicales.

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