LOST
-proposa d’injecter par voie veineuse le jaune d’acridine des teinturiers où du moins un corps extrêmement voisin. Ce corps était déjà employé en thérapeutique depuis quelques années. On lui a attribué des noms variés : c’est l’acriflavine des auteurs anglosaxons, la gonacrine des auteurs français. La trypaflavine possède in vitro une action béctéricide énergique. Fait capital, cette action n’est pas modifiée en présence d’un sérum.
Mode d'emploi : on utilise en général une solution à 2% que l’on injecte par voie veineuse. On emploie de 0,10 à 0,60 gr et même 0,80 gr. Le plus souvent, on fait une première injection de 0,30 à 0,40 gr. deux ou trois jours après on fait une nouvelle injection de 40 à 60 centigrammes. La trypaflavine est éliminée par les urines qui sont colorées en jaune.
Inconvénients : on a signalé des accidents légers qui sont fréquents, des accidents graves qui semblent heureusement très rares.
Les accidents légers : consistent en rougeur du visage, battement des temporales, sensation de chaleur pendant l'injection ; parfois nausées ou vonussements bilieux. On a même décrit un état gastrique avec douleurs à l’épigastre, anorexie complète, constipation. Il faut signaler en outre la possibilité d’érythème.
Les accidents graves : on a cité un cas avec frissons, vomissements, élévatioàän thermique à 40, éruption urticarienne généralisée, urines foncées avec À or: d’albumine, état général très mauvais