‹ Contribution à l'étude du traitement opératoire de l'arthrite chronique déformante de la hancheChapitre 10 sur 19 · ARS TARA · texte numérisé non relu

ARS TARA

Les voies, d’abord, sont celles que l'on utilise pour la résection de la hanche ; on peut employer une des trois voies classiques :

1° Voie postérieure. — Elle comprend toute une série d’incisions. Celles-ci ont une partie inférieure fémorale commune et divergent à partir du trochanter dans leur portion fessière, pour se porter, soit entre les deux épines iliaques antérieures (procédé d'Ollier), soit vers l’épine iliaque postéro-supérieure (procédé de Langenbeck). Entre ces deux lignes extrêmes, se trouve une zone en éventail qui permet à l’opérateur de choisir le tracé qui lui paraît le meilleur. |

2° Voie antérieure (Schede, Lücke). — L'incision passe soit entre le couturier et le tenseur du fascia lata, soit

entre le couturier et le psoas.

3° Voie latérale. — C’est le procédé « en tabatière » d'Ollier ; c’est celui qui nous paraît préférable parce qu'il permet d'aborder la capsule avec un jour large, d'explorer le mieux possible et de ruginer le cotyle.

L'incision isemi-lunaire à convexité inférieure passedans sa partie la plus déclive, à 45 */” au-dessous du bord supérieur du trochanter; son extrémité antérieure est à 5 cm. en avant de la saillie antérieure du grand trochanter; l'extrémité postérieure à 4 ou 5 cm. en arrière de sa saillie postérieure.

On sectionne le grand trochanter à la scie, de dehors en dedans et de bas en haut, et on le récline avec les muscles pelvi-trochantériens qui s’y insèrent. C’est alors

qu'on aborde la capsule articulaire largement découverte.

La tête fémorale est fixée avec un davier de Lambotte qui pince le col; il est facile de la peler entièrement de son cartilage en la luxant en dehors. Le cotyle est beaucoup moins abordable ; l'enlèvement de son cartilage, qu'on doit faire à la rugine, est toujours moins’ satisfaisant. Peut-être l'emploi d'une grosse fraise des dimensions du cotyle, semblable à la fraise de Murphy, faciliterait-il cette manœuvre.

Les deux surfaces dénudées sont replacées en contact, en réduisant la tête.

La plaie est fermée partiellement, de façon à laisser en arrière une voie de drainage, et l'articulation est immobilisée dans un grand plâtre remontant jusqu'aux aisselles, qui maintient le membre en extension et en abduction forte pour assurer la plus grande surface de contact possible entre la tête du fémur et la cavité cotyloide et pour prévenir aussi les attitudes vicieuses. ù

Cette immobilisation doit être longue, elle doit se compter par mois.

Cette méthode, bien que couronnée de succès dans notre cas [, est généralement rejetée parce qu'elle n’aboutit pas, dit-on, à l’ankylose. Voici en quels termes Dollinger précise l'empêchement à la consolidation correcte : «& Après ablation du cartilage articulaire, la tête fémorale est devenue beaucoup plus petite, le cotyle beaucoup plus grand. » Dans ces conditions, il y a disproportion accusée entre les deux surfaces articulaires, les points de contact sont insuffisants; il n'y a pas cet emboîtement de la tête fémorale par l’acetabulum nécessaire à la formation d’une ankylose solide comme elle doit l'être au membre inférieur. Au

contraire, le moindre mouvement fait perdre le contact

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