‹ Contribution à l'étude du traitement opératoire de l'arthrite chronique déformante de la hancheChapitre 14 sur 19 · OBSERVATION II · texte numérisé non relu

OBSERVATION II

Mme R... (Jura), 57 ans.

Rien à signaler dans les antécédents héréditaires ou personnels, en particulier pas de tuberculose.

La malade souffre depuis sept ans de douleurs très vives dans la hanche droite. Début de ces douleurs après un érysipèle de la face.

Les douleurs et la boiterie sont progressives et ont fini par devenir intolérables. Impotence presque complète : la malade bouge à peine du lit. Elle souffre aussi quelquefois un peu de la hanche gauche. À

L'exploration objective ne montre rien d’anormal, autre que de la limitation légère des mouvements dans tous les sens, et de la douleur dans la recherche de ces mouvements.

Intervention le 6 septembre 1920.

Grande tabatière d'Ollier. La tête apparaît un peu irrégulière avec des endroits à cartilage érodé, mais peu de proliférations ostéophytiques ‘sur les bords. La cavité cotyloïde, autant qu’on peut s'en rendre compte, est moins malade.

On essaye une taille des surfaces osseuses en cube suivant la technique de Delanglade. On réussit sans trop de peine la taille de la tête, mais celle du cotyle est très difficile. Seul, le premier coup sur le toit du cotyle est correct et efficace ; les autres faces ne sont taillées qu'approximativement et on finit par obtenir un cotyle beaucoup trop grand.

L'adaptation de la tête en haut et en avant du néocotyle est bonne.

Suture sans drainage malgré un grand espace mort dans Île cotyle au-dessous et en arrière de la tête.

Suture périostique assurant le maintien du trochanter.

Grande attelle plâtrée pelvi-dorso-pédieuse en abduction et flexion légère.

Suites simples.

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