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les souffrances du malade, c'est tout ce que nous pouvons faire. » Ce soulagement étant apporté soit par l’extension continue, soit par les calmants médicaux. |
Mauclaire parle d’immobilisation prolongée et, parfois, de résection de la hanche, mais toujours dans des cas exceptionnels. |
Forgue, quoique plus interventionniste, fait des réserves pour la hanche. « Actuellement, dit-il, la question du traitement opératoire est à envisager; l’arthrotomie est indiquée pour enlever des corps étrangers ou pour supprimer dans un cas monoarticulaire un ostéophyte bornant le jeu de l’article. Dans certaines arthrites sèches uniarticulaires, chez un sujet jeune et robuste la résection peut donner — au coude et au genou — d'avantageux résultats. Mais ces indications demeurent rares. »
En Allemagne, Natzler, en 1912, tenta dans un cas d'arthrite déformante sévère des deux hanches, la résection des deux têtes fémorales avec arthroplastie (résection typique suivie de l'interposition d’un lambeau aponévrotique et musculaire) et mobilisation consécutive de l’articulation. Six semaines après, le malade, qui avait dû abandonner son métier d’agriculteur, puis de cocher, marchaït sans trop de douleur avec deux bâtons. Il pouvait à ce moment fléchir activement ses deux hanches jusqu'à l'angle droit.
Nous n'avons pas la prétention de pousser outre mesure à l'intervention chirurgicale. Nous avons indiqué, au début de ce chapitre, les conditions nécessaires pour opérer — conditions voisines de celles que Forgue indique. — Nous voudrions simplement montrer par nos deux exemples
que ces conditions se trouvent réunies peut-être plus fré-
quemment qu'on ne le croit (nos deux cas ont été observés dans la même année 1920-21) et réhabiliter un peu une opération qui jouit de la plus mauvaise réputation, peutêtre parce qu'elle n’a pas été assez souvent pratiquée dans des cas où elle peut donner des succès : c’est l’arthrodèse de la hanche.
Auparavant, nous devons indiquer que les Anglais appliquent depuis plusieurs années, dans des cas semblables, un traitement opératoire.
. Ely, en 1920, dit que, dans plusieurs cas, la résection de l'articulation intéressée, avec production de l’ankylose, est indiquée.
Depuis 1913, ils appliquent un traitement opératoire spécial, dont la technique nous est donnée dans le British Medical Journal, par un article de MM. Sampson Handley et Preston Ball. L'opération a été baptisée par eux : Cheilotomy. Elle consiste dans l'ouverture de l’articulation de la hanche et l'enlèvement — avec le ciseau et le maillet — des proliférations ostéophytiques, poussé aussi loin que possible; ceci dans le but de supprimer les douleurs et de restaurer les mouvements.
En effet, l'articulation n’est ensuite pas immobilisée; au contraire, les mouvements sont produits d’abord passivement, puis activement.
Les deux cas d’arthrite chronique de la hanche traités par ce procédé concernaient : l’un, un sportsman de 56 ans qui ne pouvait presque plus marcher; l'autre, un major de 62 ans encore très robuste, très actif, et irrité de son impotence presque absolue.
Cette opération pratiquée, nous dit un autre auteur anglais : Wheeler, plusieurs fois par lui-même dans des