‹ Contribution à l'étude du traitement opératoire de l'arthrite chronique déformante de la hancheChapitre 7 sur 19 · AO TES · texte numérisé non relu

AO TES

cas de rhumatisme chronique avec douleur ou difformité

(une observation concerne une jeune femme de 21 ans marchant avec des béquilles depuis 7 ans) serait une opérätion presque idéale puisqu'elle laisse à l'articulation tous ses mouvements, en supprimant la douleur.

Malheureusement, Handley et Ball avouent qu'elle est souvent difficile, toujours longue, et expose au shock.

De plus, la technique proposée par ces opérateurs est indiquée dans leur article d’une façon très incomplète.

Puisqu'il s'agit d’une intervention délicate, on s’attendrait

à trouver, minutieusement décrites, toutes les manœtivres.

qu'elle comporte : voie d’abord, temps successifs, positions à donner au membre, etc. Tout ceci n’est qu’ébauché et rend très malaisée toute tentative dans cette toile.

Enfin, les observations rapportées s'appliquaient à des cas encore récemment opérés (l’un quatre mois, l’autre dix jours auparavant). Les ostéophytes enlevés ne se sont-ils pas reproduits ? Il semble qu'il s'agisse là de l'ablation d’un obstacle mécanique tel que l’indiquait Forgue, sans que l'intervention se soit attaquée à la cause même du mal : l’arthrite.

La mobilité de la hanche, soigneusement recherchée et reproduite après l'opération, paraît devoir favoriser l'évolution offensive de l’arthrite dans une jointure non maïintenue au repos.

C'est donc un principe tout différent, qui a servi de

guide aux deux opérations suivantes : arrêter les progrès.

de l’arthrite en ankylosant la hanche,

D'autre part, on sait déjà que certaines articulations.

lésées par une cause toute différente restent quelquefois

douloureuses tant qu’elles conservent des mouvements et

Ce

parce qu'elles conservent ces mouvements. Nous avons vu MM. Nové-Josserand et Tavernier pratiquer l’arthrodèse de Ia hanche dans certains cas de coxalgies résiduelles non complètement ankylosées et restant douloureuses, pour fixer l'articulation et faire cesser les douleurs.

C'est ainsi qu'on a souvent pratiqué l’arthrodèse dans les cas d’articulations incomplètement enraidies, et douloureuses. Certaines arthrites aiguës du genou laissant une jointure partiellement ankylosée, avec de petits mouvements douloureux, sont guéries par l'arthrodèse du genou.

On pouvait donc espérer arrêter par ce moyen l’évolution de l’arthrite localisée et faire cesser des douleurs qui devenaient intolérables.

Et c'est toute la question des inconvénients de l'arthrodèse de la hanche, ce sont toutes ses difficultés techniques

qu'il nous faut maintenant envisager.

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